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02/04/2013

Cup cakes chez Naty

Des Cup cakes au "Thé Matcha avec mirabelle et crème au citron"

un vrai délice 

dépêchez vous il n'y en aura pas pour tout le monde !

 


cup cakes, aux delices de naty, le havre , salon de thé, boutique, spécialiste du thé

 

Ouvert de 11h00 à 18h30

13/06/2010

RECETTES N°3

Nouvelle rubrique à voir!!! ......des recettes détox pour l'été...

 

Vacherin revisité meringue au thé 'gaithé'

 

Recette pour 4 personnes :

temps de réalisation 1h -

Ingrédient : pour les meringues

4 blancs d'oeufs; 80grs de sucre glace; 5g de thé gaithé; 1 pincée de sel

Ingrédient : pour la crème chantilly

100g de crème liguide; 20g de sucre glace; 1 gousse de vanille coupée en 2 et grattés

1 barquette de fraises garriguettes;0,5l de glace vanille; 1 bouquet de menthe pour la déco

1/ Les meringues

Mixer légèrement le thé. Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer progressivement le sucre semoule. Mélanger le sucre glace et le thé et incorporer le tout aux blancs. Verser l'appareil obtenu dans une poche à patisserie. Sur une plaque à four, poser une feuille de papier sufurisé et, avec la poche à patisserie, créer des grandes lignes de 60cm de long en les espaçant de 10cm. Enfourner 45 mn à 100°C porte du four légèrement entrouverte.

2/ Les fraises et la chantilly

Couper les fraises en morceaux. Monter la crème chantilly avec un batteur, 20g de sucre glace et les morceaux de vanille obtenus après avoir gratté la gousse.

3/ Dressage de l'assiette

Déposer au fond de l'assiette la glace à la vanille, les fraises décorées avec des feuilles de menthe.

Ajouter la chantilly et les batons de meringue. Terminer avec une pincée de sucre glace.


 

Côtes de veau au thé noir de Ceylan

Pour 4 personnes :

500g de petits oignons blanc, 4 carottes, 2 têtes d'ail , 2 grosses noix de beurre salé, 2 cuillères à soupe de sucre enpoudre, 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, 4 côtes de veau, 3 cuillères à café de thé noir de Ceylan, sel et poivre

Eplucher les oignons et les carottes. Couper les carottes en tronçons. Dans une cocotte en fonte, faire revenir les têtes d'ail, les oignons et les carottes dans le beurre salé. Ajouter le sucre et laisser colorer 15mn à feu doux. Badigeonner d'huile les côtes de veau, les saler, les poivrer et les faire revenir 5 mn dans une poêle. Laisser le thé infuser 3 minutes dans 40cl d'eau frémissante. Filtrer. Déposer les côtes de veau sur le mélange de légumes. Ajouter l'infusion de thé et laisser cuire 20 mn à feu doux. Servir les côtes de veau dans la cocotte.

Bon appétit

Naty

 

Tuiles au parmesan et thé vert Matcha

ingrédients : 3 blancs d'oeufs, 100g de beurre fondu, 100g de farine, 25g de sucre glace, 1 pincée de sel, 1 cuillerée à soupe de thé Matcha, 2 grosses pincées de gros sel, 10g de parmesan

Mélanger intimement tous les ingrédients, laisser reposer 1 heure. Sur papier sulfurisé, étaler la pâte en fine couche, en formant des rectangles de 5 cm sur 10 environ.

Enfourner et laisser cuire à 160°c pendant 5 mn



15:54 Écrit par NATY dans LE THE EN CUISINE | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : the, cuisine, recette, ingrédients | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/05/2010

ATELIER DE LECTURE LE 30 AVRIL 2010

Le 30 avril 2010 un groupe de 13 personnes de l'atelier de lecture de l'association de l'AVF de Notre Dame de Gravenchon se sont réunies pour l'atelier de lecture chez Naty de 14h à 16h.

Le thème de leur réunion était sur Henning Mankell "les chaussures italiennes"


 

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Biographie Henning Mankell

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Henning Mankell est un auteur suédois né le 3 février 1948 à Härjedalen, au centre de la Suède. Très vite abandonné par sa mère, il est élevé par son père, juge d'instance. Il est le gendre d'Ingmar Bergman dont il a épousé en secondes noces la fille Eva. Il partage sa vie entre la Suède et le Mozambique où il a monté une troupe de théâtre, le « Teatro Avenida ».

Il est connu internationalement grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander. Ce commissaire désabusé est entouré par une équipe de policiers où chacun possède une personnalité soigneusement décrite. Les meurtres sanglants auxquels Wallander est confronté le plongent au fil des romans dans un état de plus en plus dépressif ; l'aspect psychologique est aussi important pour Mankell que l'intrigue elle-même. Toutes ces aventures se déroulent dans la petite ville d'Ystad, enScanie, dans le sud de la Suède, même si Wallander se déplace une fois en Lettonie (Les Chiens de Riga) et enquête sur un meurtre dont les origines remontent en Afrique du Sud (La Lionne blanche); le sol du proche Danemark est souvent foulé.

Son œuvre policière est généralement considérée comme une continuité de la saga de Martin Beck écrite entre 1965 et 1975par le couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö.

Il a reçu le Prix Nils Holgersson en 1991.

En 2007, il préside le jury du Prix du Livre européen qui sera remis cette année-là à Guy Verhofstadt pour son livre Les États-Unis d'Europe. (extrait de wikipédia)

Henning Mankell a une autre passion, le théâtre. À dix-sept ans, il écrit déjà des pièces de théâtre et travaille comme assistant à la mise en scène, à vingt ans, il obtient la direction d’une scène en Scanie. En outre, depuis 1996, il dirige à Maputo au Mozambique (où il vit « en alternance » depuis 1985) le Teatro Avenida, seule troupe de théâtre professionnelle du pays, pour laquelle il écrit et met en scène - et où il travaille gratuitement. Ce serait d'ailleurs lors d'un de ses retours en Suède qu'il fut frappé par les changements au pays, les pertes de repères, de solidarité qui caractérisaient le pays natal. Plus présente, la violence l'inquiète et l'auteur s'inspire d'un fait réel pour écrire Le Meurtrier sans visage.

 

 

'LES CHAUSSURES ITALIENNES'

Depuis une dizaine d'années, Fredrick Welin, 66 ans, vit reclus dans sa maison en rondins, sur une île de la Baltique. Il a pour seule compagnie une chatte et une chienne, pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Taraudé par le souvenir d'une erreur tragique qui a brisé sa carrière de chirurgien, Fredrick creuse chaque jour un trou dans la glace et s'oblige à un bain quotidien, histoire de se prouver qu'il est toujours en vie. Apparaît soudain une vieille femme mal en point: Fredrick reconnaît aussitôt Harriet, son amour de jeunesse, qu'il a pourtant abandonnée trente-sept ans plus tôt. Atteinte d'un cancer incurable, elle est venue lui demander de tenir sa promesse... C'est un Henning Mankell inattendu que révèle ce roman intimiste et sobre, un livre fort sur la culpabilité et la rédemption, la solitude et l'amour.

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Extrait du livre ci-dessous


 

Je me sens toujours plus seul quand il fait froid.

Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le froid et contre la solitude. C'est pourquoi je creuse un trou dans la glace chaque matin. Si quelqu'un, posté sur les eaux gelées avec des jumelles, me voyait faire, il me prendrait pour un fou. Il croirait que je prépare ma mort. Un homme nu dans le froid glacial, une hache à la main, en train de creuser un trou?!

Au fond je l'espère peut-être, ce quelqu'un, ombre noire dans l'immensité blanche qui me verra un jour et se demandera s'il ne faut pas intervenir avant qu'il ne soit trop tard. Pour ce qui est de me sauver, en tout cas, c'est inutile. Je n'ai pas de projets de suicide.

Dans un autre temps, juste après la catastrophe, il m'est arrivé, oui, de vouloir en finir. Pourtant, je n'ai jamais tenté de passer à l'acte. La lâcheté a toujours été une fidèle compagne de ma vie. Maintenant comme alors, je pense que le seul enjeu, pour un être vivant, est de ne pas lâcher prise. La vie est une branche fragile suspendue au-dessus d'un abîme. Je m'y cramponne tant que j'en ai la force. Puis je tombe, comme les autres, et je ne sais pas ce qui m'attend. Y a-t-il quelqu'un en bas pour me recevoir? Ou n'est-ce qu'une froide et dure nuit qui se précipite à ma rencontre?

La glace se maintient.

L'hiver est rude, en cette année du début du nouveau millénaire. Quand je me suis réveillé ce matin, dans l'obscurité de décembre, j'ai cru entendre la glace chanter. Je ne sais pas d'où me vient cette idée que la glace chante. Peut-être de mon grand-père, qui est né sur cette île; peut-être est-ce quelque chose qu'il me racontait quand j'étais petit.

Le bruit qui m'a réveillé ne venait pas de la chatte, ni de la chienne. J'ai deux animaux qui dorment plus profondément que moi. Ma chatte est vieille et pleine de courbatures; ma chienne est sourde de l'oreille droite et elle entend mal de l'oreille gauche. Je peux passer à côté d'elle sans qu'elle s'en aperçoive.

Mais ce bruit?

J'ai écouté dans le noir. Vu la provenance du son, ce devait être la glace qui bougeait, malgré tout - bien qu'ici, au fond de la baie, elle ait une épaisseur d'au moins dix centimètres. Un jour de la semaine dernière où j'étais plus inquiet que d'habitude, je suis parti à pied vers l'endroit où la glace rencontre la mer. J'ai vu alors que la glace s'étendait sur plus d'un kilomètre au-delà des derniers îlots. Ici, au fond de la baie, elle ne devrait donc pas être en mesure de bouger. Pourtant, ce matin, elle bougeait bel et bien. Elle se soulevait, s'abaissait, craquait et chantait.

Tout en écoutant le bruit, j'ai pensé que la vie avait défilé très vite. Je suis ici maintenant. Un homme de soixante-six ans, solvable, porteur d'un souvenir qui le taraude en permanence. J'ai grandi dans une pauvreté impossible à imaginer aujourd'hui dans ce pays. Mon père était serveur de restaurant - un serveur humilié et obèse -, ma mère s'évertuait à faire durer l'argent du ménage. Je me suis extirpé de ce puits. Enfant, je passais mes étés à jouer ici même, sur l'île de mes grands-parents, sans la moindre idée de ce temps qui rétrécit sans cesse. A cette époque, mes grands-parents étaient des gens actifs, la vieillesse ne les avait pas encore réduits à une attente immobile. Lui sentait le poisson et elle, il lui manquait toutes les dents. Elle était toujours gentille, pourtant c'était effrayant de voir son sourire s'ouvrir comme un trou noir.

Il y a un instant, j'en étais encore au premier acte. Voilà que l'épilogue a déjà commencé.

La glace chantait dehors dans l'obscurité, et moi je me demandais si je n'allais pas avoir un infarctus. Je me suis levé et j'ai pris ma tension. Tout était en ordre: 15/9, pouls normal, soixante-quatre pulsations-minute. Je n'avais mal nulle part, excepté un élancement à la jambe gauche. C'est habituel chez moi, et ça ne m'inquiète pas. Mais la glace, là-bas dans le noir, me remplissait de malaise. On aurait dit un choeur de voix indistinctes. Je suis descendu à la cuisine, me suis assis à la table et j'ai attendu l'aube. Les murs en rondins craquaient. A cause du froid, ou peut-être parce qu'une souris courait dans l'un de ses passages secrets.

Le thermomètre extérieur indique dix-neuf degrés au-dessous de zéro.

Je vais faire aujourd'hui ce que je fais tous les jours en hiver. J'enfile un peignoir de bain et des bottes coupées, je prends la hache et je descends jusqu'au ponton. Il me faut peu de temps pour creuser mon trou, vu que la glace n'a jamais le temps de bien se reformer à cet endroit. Puis je me mets nu et je m'immerge. Ça fait mal, mais à peine suis-je ressorti de là que le froid se transforme en chaleur intense.

Je descends dans mon trou noir pour sentir que je suis encore en vie. Après le bain, c'est comme si la solitude refluait un peu. Un jour, je mourrai peut-être sous le choc du froid. J'ai pied là où je m'immerge; je ne disparaîtrai donc pas sous la glace, je resterai debout dans le trou d'eau, qui regèlera rapidement autour de moi, et c'est Jansson qui me découvrira. Jansson est le type qui distribue le courrier par ici, sur les îles.

Il ne comprendra jamais, jusqu'à la fin de ses jours, ce qui a bien pu se passer.

Ça m'est égal. J'ai organisé ma maison comme une forteresse imprenable, sur cet îlot dont j'ai hérité. Quand je grimpe en haut du rocher qui est derrière la maison, je vois la mer. Il n'y a rien d'autre, de ce côté, à part quelques îlots, des gros cailloux en réalité, dont le dos noir et luisant hérisse à peine la surface de l'eau ou la couverture de glace. Si je me retourne, sur mon rocher, je vois l'archipel intérieur, qui est nettement plus dense. Mais nulle part je n'aperçois d'autre maison que la mienne.

Bien entendu, ce n'est pas ainsi que j'avais imaginé les choses.

Cet endroit était censé devenir ma maison de campagne. Pas cette espèce d'ultime bastion où je vis reclus. Chaque matin, après m'être trempé dans mon trou - ou, l'été, dans la mer -, je m'interroge. Comment ai-je pu en arriver là?

Je sais ce qui est arrivé. J'ai commis une faute. Et j'ai refusé d'en assumer les conséquences. Si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, qu'aurais-je fait? Aucune idée. Mais une chose est sûre: je ne serais pas forcé de rester ici comme un prisonnier du bout du bout de l'archipel.

J'aurais dû suivre le plan établi.

La décision de devenir médecin m'est venue très tôt: ça s'est fait le jour de mes quinze ans, quand mon père m'a invité au restaurant, à ma très grande surprise. Lui qui était serveur et qui livrait, pour préserver sa dignité, un combat opiniâtre pour ne travailler que le midi, jamais le soir - si on prétendait l'obliger à travailler le soir, il refusait, et je me souviens encore des larmes de ma mère les fois où il revenait à la maison en annonçant qu'il avait démissionné de son travail -, voilà qu'il voulait soudain m'emmener dîner dehors. Ils se sont disputés, ma mère et lui, elle ne voulait pas que j'y aille, et pour finir elle s'est enfermée dans leur chambre. C'était son habitude, quand on la contrariait. A certaines périodes particulièrement difficiles, elle y restait presque tout le temps. Il flottait en permanence dans cette chambre une odeur de lavande et de larmes. Moi, dans ces cas-là, je dormais sur la banquette de la cuisine et mon père, avec de grands soupirs, étalait un matelas par terre.

Dans ma vie professionnelle, j'ai eu affaire à beaucoup de gens en pleurs: des gens qui allaient mourir, d'autres qui devaient accepter le fait qu'un proche était atteint d'une maladie incurable. Mais leurs larmes n'ont jamais exhalé un parfum semblable à celles de ma mère. En route vers le restaurant, mon père m'a expliqué qu'elle était trop sensible. Je me demande encore ce que j'ai répondu à cela. Que pouvais-je dire? Mon premier souvenir d'enfant, c'est ma mère en pleurs, et capable de pleurer pendant des heures, à cause de l'argent qui manquait, de cette pauvreté qui grignotait chaque jour de notre vie. Mon père paraissait ne pas l'entendre. S'il la trouvait de bonne humeur quand il rentrait le soir, tout allait bien; si elle pleurait enfermée dans sa chambre qui sentait la lavande, tout allait bien aussi. Mon père consacrait ses soirées à ranger sa collection de soldats de plomb, puis à les aligner de telle ou telle façon pour reconstituer quelque bataille historique. Juste avant que je ne m'endorme, il lui arrivait de venir s'asseoir sur le bord de mon lit; il me caressait la tête et me disait sur un ton de regret que ma mère était si sensible qu'il était malheureusement impossible de me donner un frère ou une petite soeur.

J'ai grandi en terrain inhabité, entre larmes et soldats de plomb. Et avec un père qui s'obstinait à répéter que le point commun entre un serveur et un chanteur d'opéra, c'est qu'il leur faut de bonnes chaussures pour bien travailler.

Sa volonté l'avait donc emporté sur celle de ma mère et nous étions attablés au restaurant. Quand le serveur s'est approché pour prendre notre commande, mon père lui a posé une foule de questions précises au sujet du rôti de veau sur lequel il a finalement arrêté son choix. Moi, j'ai pris le hareng de la Baltique. Les étés sur l'île m'avaient appris à aimer le poisson. Le serveur s'est éloigné.

Pour la première fois de ma vie, j'ai été autorisé à boire un verre de vin. Ivresse immédiate. Le repas fini, mon père m'a souri, et m'a demandé ce que je voulais faire plus tard.

Je n'en avais aucune idée. Mon père s'était saigné aux quatre veines pour me payer le collège, mais ce bâtiment sinistre, avec ses professeurs miteux et ses couloirs qui sentaient la laine mouillée, n'offrait aucun espace pour réfléchir à un avenir. Là-bas, l'enjeu était de survivre un jour après l'autre, de ne pas se faire surprendre à négliger ses devoirs, de ne pas s'attirer d'observations. Le lendemain était toujours très proche; imaginer un horizon au-delà de la fin du trimestre relevait de l'impossible. Aujourd'hui encore, je n'ai aucun souvenir d'avoir jamais parlé d'avenir avec mes camarades.

- Tu as quinze ans, a insisté mon père. Le moment est venu de choisir un métier. Que penses-tu de la restauration? Tu pourrais gagner de l'argent en faisant la plonge et te payer un voyage en Amérique après ton brevet. C'est une bonne chose de voir du pays, à condition d'avoir de bonnes chaussures.

- Je ne veux pas devenir serveur.

Ça avait fusé malgré moi. Je n'ai pas réussi à interpréter la réaction de mon père: était-il déçu ou soulagé? Il a goûté son vin et caressé du bout du doigt l'arête de son nez. Ensuite il m'a demandé si je n'avais réellement aucun projet.
- Non.
- Tu dois bien avoir une idée. Quelle est ta matière préférée?
- La musique.
- Tu sais chanter, toi? Première nouvelle.
- Je ne sais pas chanter.
- Tu as appris un instrument en cachette?
- Non.
- Alors pourquoi la musique?
- Ramberg, le prof de musique, ne s'occupe pas de moi.
- Que veux-tu dire?
- Il ne s'intéresse qu'à ceux qui savent chanter. Les autres, il ne les voit même pas.
- Tu veux me dire que ta matière préférée, c'est celle où tu n'existes pas?
- La chimie, ce n'est pas mal non plus.

Mon père était perplexe. Un moment, il a paru se perdre dans les souvenirs de sa pauvre scolarité à lui, pour tenter de se rappeler s'il existait à l'époque une matière nommée chimie, et moi, pendant ce temps, je le regardais, comme ensorcelé. Je voyais mon père se transformer sous mes yeux. Auparavant, je n'avais jamais noté le moindre changement chez lui à part sa tenue vestimentaire, ses chaussures, et ses cheveux qui devenaient de plus en plus gris. Là, il se produisait sous mes yeux une chose totalement inattendue. Comme si, dans sa soudaine impuissance, je voyais mon père pour la première fois. Malgré tout le temps qu'il avait passé sur le bord de mon lit, ou à nager avec moi quand nous étions dans l'archipel, il m'avait toujours paru très lointain. Voilà que je le découvrais, désarmé et étonnamment proche. J'ai découvert que j'étais plus fort que l'homme qui me faisait face, de l'autre côté de la nappe blanche du restaurant où un orchestre de chambre jouait une musique que personne n'écoutait, pendant que la fumée de cigarette se mêlait aux parfums capiteux et que le niveau du vin, dans son verre, baissait une nouvelle fois.

Tout à coup, j'ai su ce que j'allais lui dire. J'ai aperçu mon avenir, ou plutôt je l'ai créé à cet instant précis. Mon père m'observait, de son regard gris-bleu. Le moment de faiblesse qu'il avait eu semblait passé. Mais je l'avais vu, et je ne l'oublierais jamais.
- Pourquoi aimes-tu la chimie? a-t-il demandé.
- Parce que je veux être médecin et que, pour ça, il faut connaître les substances chimiques. Je veux être un médecin qui opère.
- Quoi, tu veux tailler dans les gens?

Il avait pris un air dégoûté.
- Oui.
- Mais tu ne peux pas devenir médecin avec un brevet d'études...
- Je veux continuer, passer le bac.
- Pour farfouiller avec tes doigts dans les tripes des gens?
- Je veux être chirurgien.

C'est à cet instant que le plan de ma vie m'est apparu. Jusque-là, je n'avais jamais songé une seule seconde à devenir médecin. Je ne m'évanouissais pas à la vue du sang ou quand on me faisait une piqûre, mais je n'avais absolument pas imaginé de passer ma vie dans les hôpitaux. Quand nous avons repris le chemin de la maison en ce soir d'avril, mon père légèrement gris, moi avec mes quinze ans étourdis par le vin, j'ai compris que je n'avais pas seulement répondu à mon père. Je m'étais fait une promesse à moi-même.

Je serais médecin. Je consacrerais ma vie à tailler dans les corps humains.

extrait de l'express (2009)

 

Merci de votre visite à bientôt pour un autre atelier de lecture......

 

Naty


11:41 Écrit par NATY dans ACTIVITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, atelier, associations, thé, café | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/02/2010

LA GRANDE AVENTURE DU "THE"

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JUSQU'EN OCCIDENT

Bien que mentionné dans certains écrits de voyageurs arabes et persans, puis par Marco Polo au 12ème  siècle, le thé ne suscita guère d'intérêt en Europe avant le 17ème siècle. Tout d'abord importé dans les grandes capitales à Londres, Paris et Amsterdam grâce à la Compagnie des Indes orientales hollandaises, le thé était fort cher et consommé uniquement dans les milieux aristocrates et bourgeois. En France, il était vendu chez les apothicaires pour ses vertus médicinales après avoir rencontré quelques réticences, puisqu'on l'accusa de provoquer la faiblesse chez l'homme et d'enlaidir les femmes!!!!

Le succès du thé prit rapidement de l'ampleur en Angleterre où les maisons de thé se multiplièrent dès le début du 18ème siècle. L'East India Company s'empara du commerce du thé, alors réservé aux Hollandais et la Chine devint le principal exportateur du thé pour l'Angleterre; lui imposant par ailleurs d'importantes restrictions. Et pour ne rien arranger aux affaires anglaises, la Chine était peu intéressée par les produits que souhaitait lui vendre la Grande-Bretagne. Celle-ci décida alors de vendre à la Chine del'opium, provenant de  sa colonie des Indes Ainsi l'argent dépensé pour acheter le thé aux Chinois était au final remboursé par la vente d'opium! La Chine tenta de réagir en interdisant l'importation de la drogue, et l'Angleterre riposta par les deux guerres de l'opium. La Chine défaite du ouvrir ses frontières et ses ports aux étrangers. L'opium quant à lui intoxiqua des millions de personnes jusqu'aux Anglais eux-mêmes qui finirent par en interdire le commerce. Parallèlement, les tentatives d'acclimatation du thé en Inde se virent enfin couronnées de succès, et la production et l'exportation indiennes de thé pouvaient désormais remplacer celle de la Chine. Au 19ème siècle le thé fut également acclimaté à Ceylan, aujourd'hui appelé Sri Lanka où il remplaça la culture du café gravement touchée par un parasite.

Les plantations de thé anglaises firent le succès de grandes compagnies qui détiennent encore aujourd'hui le monopole du commerce en Occident telles que LIpton et Twinning. (qui ne sont pas meilleurs marchés ni qualité)... Mais la culture du thé était réalisée dans des conditions effroyables, proche de l'esclavage et un taux de mortalité élevé sévissait durement parmi les travailleurs indiens et sri lankais......

 


AU JAPON

Au Japon, le thé fut apporté par des moines bouddhistes dès le 7ème siècle. Sa culture ne fut réellement développée qu'à partir du 12 ème siècle, époque à laquelle le moine Ensaï  revint de Chine avec la méthode de préparation du thé en poudre fouetté, pratiqué à la cour des Song. Des graines de théiers furent plantées à travers tout le royaume donnant ainsi naissance à de nombreux jardins de thé janponnais encore bien connus aujourd'hui? Ensaï écrivit lui aussi son propre  traité du thé,prélude à un art de vivre japonnais qui allait prendre toute son importance aux époques suivantes. A l'origine confiné au sein des monastères, où le précieux breuvage était apprécié pour maintenir l'éveil durant la méditation , le thé  se répandit à travers toutes les couches de la société. Les samourais prenaient plaisir à organiser des concours de thé où chacun tentait de briller par son érudition et sa richesse.

Le 16ème siècle marque l'âge d'or du thé au Japon, grâce à Sen No Rikyu, maître du thé au service du seigneur Hydeyoshi, contre lequel il oposa son désaccord face à sa pratique du thé , par trop ostentatoire.Hydeyoshi, renvoya Sen No Rikyu, lui demandant selon la tradition japonaise de se donner la mort pour trahison. Heureusement, Sen No Rikyu avait eu le temps de laisser derrière lui "les sept secrets de la voie du thé" qui inspira largement la "voie du thé". A travers une pratique rigoureuse et codifiée, la voie du thé est une religion de l'esthétisme qui recherche le beau, la pureté et l'harmonie dans une conception globale de l'homme et de la nature. Son enseignement donna naissance à trois écoles de thé qui existent encore aujourd'hui, l'une d'entre elles ayant à sa tête un descendant direct de Sen No Rikyu.

DE L  ASIE A L EUROPE

 

Le thé originaire de Chine, plus précisément de la région du Yunnan à la frontière du Laos et du Vietnam. Il a sans doute été consommé très tôt par les populations locales qui mâchaient les feuilles fraîches et les utilisaient bouillies à des fins médicinales.

C'est à partir de la dynastie Tang que le thé devient à la mode parmi le cercle des érudits et à la cour impériale. Des maisons de thé voient le jour, les lettrès s'y réunissent et y puisent leur inspiration. Peu à peu, la consommation du thé se répand dans toutes les  classes de la société jusqu'aux frontières de la Chine : Mongols, Tartares et Tibétains troquaient leurs chevaux, peaux de yack et autres marchandises pour s'approvisionner en thé. Le thé était  compacté sous forme de briques ou galettes pour faciliter son transport. Cette boisson permettait d'équilibrer leur régime uniquement composé de viande et de lait. C'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui au Tibet et en Mongolie où le thé bouillli est complété par du beurre de yack et du sel.

Lu Yu, surnommé le 'dieu du thé' fut le premier à écrire sur la plante, dans son fameux Cha lu, ou Classique du thé qui ressemble des descriptions de la plante et des recommandations sur son mode de préparation et de consommation. Il établit également une classification du thé et inventa la 'lune de thé' sorte de galette de thé compressée.

Ensuite la consommation du thé devient de plus en plus raffinée notamment sous la dynastie des Song où la céramique se développe et donne naissance à de véritables chefs d'oeuvre. Le mode de préparation change, le thé est désormais réduit en fine poudre que l'on bat à l'aide d'un fouet dans de l'eau frémissante. Cette technique de préparation est encore utilisée aujourd'hui lors de la cérémonie Japonaises du Chanoyu.

Ce n'est qu'à partir des Ming que la préparation du thé se pratique sous forme d'infusion à partir du thé en feuilles, donnant naissance à de nouveaux accessoires comme les théières et les bouilloires. Le thé jouait alors un rôle vital dans l'économie chinoise, une taxe importante lui était d'ailleurs allouée. Cet impôt fut aboli sous la dynastie suivante des Qing, le thé étant désormais considéré comme un produit de premières nécessité comme le riz, le sel ou le bois de chauffage.

 

16:36 Écrit par NATY dans L'HISTOIRE DU THE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thé, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/05/2009

PHASE AVANT OUVERTURE DU SALON DE THE A VILLEQUIER

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Bonjour et bienvenue sur mon blog,

Pour l'ouverture du salon de thé et de la boutique ....eh bien....TOUT ARRIVE NOUS SOMMES EN COURS DE TRAVAUX.......

BIENTOT L OUVERTURE

Nouveau sur le blog vous pouvez vous inscrire à "news letter" pour recevoir sur vos mails les nouveautés du blog, activités, produits du salon de thé...... inscrivez-vous (saissisez votre mail dans la case correspondante à la news letter puis taper sur envoyer) A bientôt.....Naty

Je suis désolée pour le retard......Il va falloir attendre encore un peu......

J'aurais aimé ouvrir en avril le salon de thé avec  la boutique à Villequier mais cela ne dépend pas de moi, mon dossier à été accepté par les banques. J'attends  pour commencer les travaux mais malheureusement je n'ai pas les clés du local.......

Il va falloir faire les travaux (la devanture est à refaire complètement etc...) et comme je n'ai pas encore les clés, c'est difficile pour moi de commencer quoi que ce soit .

L'ouverture est repoussée à JUIN (enfin j'espère)!!!!!

NOUS FERONS AU PLUS VITE POUR VOUS ACCUEILLIR ET VOUS PROPOSER DES THES ET PLEINS DE PRODUITS ARTISANAUX ET REGIONAUX DE QUALITES......

A bientôt....Naty

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10:05 Écrit par NATY dans THE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : the, salon de the "aux delices de naty" + boutique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook