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30/01/2009

LES PRINCIPAUX PAYS PRODUCTEURS DE THE

Pour commencer cette histoire prenont d'abord les principaux pays producteurs de thé :

 La Chine

Berceau du thé et premier producteur mondial jusqu'au XIXe siècle, la Chine occupe aujourd'hui la seconde position, derrière l'Inde.

Ce sont essentiellement dans les provinces du sud et du centre que se trouvent les plantations. Longtemps, celles-ci ont été gérées au niveau régional par un bureau centralisateur exclusif, chargé de commercialiser la production de toute la région. Avec l'arrivée de Deng Xiao Ping au pouvoir et la libéralisation commerciale qui l'a accompagnée, de nombreuses sociétés privées sont apparues, mettant souvent directement en contact importateurs et plantations.

Forte de son passé centralisateur, la Chine ne propose pas, comme en Inde ou au Sri Lanka, de jardins spécifiques mais de grandes appellations bien définies pour chaque type de thé, correspondant à des standards de qualité.

Les régions chinoises productrices de thé bénéficient d'un climat moyennement humide mais dont les pluies sont bien réparties sur toute l'année. Par ailleurs de nombreuses plantations sont situées à flanc de colline et sont en permanence recouvertes de brume, ce qui donne à la feuille une bonne humidité, très importante pour la qualité des thés verts. La cueillette principale, à la fois la meilleure et la plus abondante, a lieu de mi-avril à mi-mai.

Japon

Le thé apparaît au Japon sous l'influence de la dynastie chinoise des Tang, au cours du VIIe siècle, mais sa diffusion dans la société japonaise est très lente. Réservé aux moines bouddhistes zen, le thé reste longtemps le privilège des prêtres. Il faut attendre le IXe siècle pour que les premiers théiers soient cultivés, et 1202 pour qu'ils soient plantés dans la province d'Uji, actuellement réputée pour produire les meilleurs thés verts du Japon. Plus tard, le célèbre prêtre zen Sen-no Rikyu (1522-1591) codifie les rapports entre le thé, le bouddhisme et les différentes écoles de thé, donnant ainsi naissance à la forme la plus accomplie du Cha No Yu.

Hormis le Matcha de la cérémonie du thé, le Japon produit aujourd'hui de nombreux thés verts en feuilles entières de très grande qualité, dont la préparation demande des précautions particulières. La délicatesse de la feuille nécessite un bref temps d'infusion et une température de l'eau d'autant plus basse que la qualité du thé est grande.

 A la différence de tous les autres thés verts produits dans le monde, les thés verts japonais ne sont pas préparés selon le processus traditionnel chinois mais subissent une torréfaction très particulière, à l'aide de vapeur d'eau. Les feuilles, au lieu d'être torréfiées dans un récipient brûlant, sont cuites à l'étuvée pendant quelques instants, ce qui leur donne un aspect luisant et un goût légèrement iodé, immédiatement reconnaissables.

Par cet aspect et cette saveur typiques, les thés verts du Japon suscitent souvent l'étonnement des Occidentaux. Ce sont des thés riches en vitamines et légèrement théinés. Ils se boivent impérativement nature.

Gyokuro

Les Gyokuro sont les thés verts les plus prestigieux produits par le Japon et figurent parmi les thés les plus chers au monde. Ils ne sont récoltés qu'une seule fois par an, et uniquement dans certaines plantations. Quelques semaines avant la cueillette, les planteurs prennent soin de recouvrir les théiers de draps ou de rideaux en paille de bambou, filtrant à 90% les rayons du soleil. Privée de lumière, la feuille de thé s'adoucit et se met à produire beaucoup plus de chlorophylle que si elle était restée en plein air, ce qui donnera au thé une saveur d'une fraîcheur et d'une pureté incomparables.

Sencha

Les Sencha sont des thés verts très répandus au Japon. Leur nom signifie « thé infusé » en japonais. Ils sont produits plusieurs fois par an à partir des meilleures feuilles des théiers. La récolte se fait mécaniquement, technique dans laquelle les Japonais sont parvenus à une certaine précision, qui leur permet d'obtenir des thés de grades différents. Après la torréfaction à la vapeur, les feuilles sont pliées jusqu'à ressembler à de petites aiguilles plates. Selon sa qualité, on préparera un Sencha en faisant varier la quantité de thé, le volume et la température de l'eau, ainsi que la durée de l'infusion.

Tamaryokucha

Les Tamaryokucha sont des thés préparés de la même façon que les Sencha. Simplement, les feuilles sont roulées au lieu d'être pliées, ce qui leur donne davantage de couleur.

Bancha

Les Bancha sont des thés produits avec des feuilles plus basses et plus larges que les Sencha. Le pliage de la feuille est également plus grossier. Ils constituent le gros de la production japonaise et sont consommés sous trois formes différentes : naturels, grillés ou agrémentés de céréales.

Inde

est le plus gros producteur de thé, et représente à elle seule près du tiers de la production mondiale.

Les thés d'Inde sont très différents les uns des autres. D'une part, parce que d'une région à l'autre, les conditions climatiques et le relief sont très variables : régions de montagnes, de plateaux ou de plaines ; d'autre part, parce que les plantations ne sont pas toutes constituées des mêmes types de théiers : camelia assamica en Assam, camelias sinensis dans le sud de l'Inde, présence des deux variétés dans les jardins de Darjeeling, hybridation, etc.

 

Darjeeling

 Les Darjeeling sont des thés d'altitude, cultivés dans les plantations situées entre 400 et 2500 mètres d'altitude sur les contreforts de l'Himalaya, aux environs de Darjeeling, une ville relativement importante, réputée pour la fraîcheur et la pureté de son climat.

Le premier jardin fut créé en 1856 par les Anglais : Tukvar devenu depuis Puttabong et North Tukvar. La qualité des thés obtenus et le succès qu'ils remportèrent incitèrent à créer rapidement d'autres jardins : Dooteriah en 1859, Ging, Ambootia, Tukdah, Phoobsering entre 1860 et 1864, Badamtam, Makaibari un peu plus tard.

L'essor de Darjeeling fut extrêmement rapide et il existe aujourd'hui plus de 90 jardins. Longtemps, 61 d'entre eux ont été classés en trois catégories, en fonction notamment de leur altitude. Si ces catégories ont pu avoir une signification en terme de prestige et de notoriété, elles n'ont aujourd'hui plus vraiment de sens, tant la qualité des récoltes s'est améliorée dans tous les jardins, et dépend autant de l'altitude à laquelle se trouve la plantation que des compétences du planteur qui se trouve à sa tête.

Le Darjeeling, à cause de son prix très élevé, est un thé réservé à l'exportation. Il est vendu sous deux formes :

  • en « blend » : mélange de différents jardins, désigné par l'appellation générique « Darjeeling »
  • en caisses d'origine pour les cueillettes plus fines et plus rares, qui sont alors dûment tracées : nom du jardin, grade, numéro de lot sont précisés.

Le Darjeeling est l'un des thés les plus prestigieux au monde. Sa saveur et son parfum peuvent être extrêmement différents d'une récolte à l'autre et d'un jardin à l'autre. Cela dépend :

  • du moment de la récolte (printemps, été, automne, mousson)
  • de la façon dont la cueillette est pratiquée
  • des conditions climatiques
  • de l'altitude et de l'orientation du jardin par rapport au soleil
  • de la répartition des théiers de la plantation : originaires de Chine, d'Assam, clonal, etc.
  • du sol de la plantation, un peu comme les cépages pour le vin.

Récolte de printemps

Première des cinq récoltes de l'année, la récolte de printemps de Darjeeling se déroule habituellement de fin février à fin avril. C'est un événement attendu par les amateurs du monde entier car, produits en quantités très limitées, les Darjeeling de printemps sont des thés rares, d'une très grande richesse aromatique, et dont la finesse leur a valu le surnom de « Champagne du thé ».

Pendant tout l'hiver, le théier a été laissé au repos et ses pousses se sont chargées en huiles essentielles. Les toutes premières cueillettes de l'année contiennent une très grande proportion de ces jeunes pousses, appelées « golden tips », et sont d'un grade souvent très élevé. On reconnaît aisément les Darjeeling de printemps à la teinte verte que prend la feuille à l'infusion. Jeunes et légers, leur bouquet est frais et vif.

Plus que toute autre, la récolte de printemps est déterminée par les conditions climatiques qui précèdent la cueillette : la qualité, la saveur des thés en dépendent étroitement et un même jardin pourra donner des thés très différents d'une année sur l'autre. Chaque année, les experts du Palais des Thés se rendent donc à Darjeeling pour déguster la production de chaque jardin et opérer une sélection parmi les meilleurs, qu'ils expédient ensuite vers la France. Cette sélection est souvent disponible dès le mois de mars pour les thés expédiés par avion, à partir de mai-juin pour ceux arrivant par bateau.

Leur finesse et leur fraîcheur font des Darjeeling de printemps des thés très fragiles, qui vieillissent mal. Pour être dégustés au meilleur de leur qualité, il est donc conseillé de les boire primeurs, c'est-à-dire dans les neuf à douze mois qui suivent la cueillette.

 

Récolte intermédiaire

 

C'est une cueillette assez rare, effectuée début mai dans certains jardins, et qui marie la verdeur des récoltes de printemps à la rondeur des récoltes d'été.

Récolte d'été

Cette cueillette est effectuée entre mai et juin, pendant la saison chaude qui précède la mousson. La feuille est plus sombre que celle des récoltes de printemps ; elle est de couleur brune et de petite taille.

Son infusion est brillante et cuivrée, au bouquet puissant. La liqueur, dorée et ronde, est plus corsée que pour les récoltes de printemps. Egalement très aromatique et relativement astringente, elle est longue en bouche et a souvent un goût de fruit mûr.

Récolte de la mousson

Produit de juillet à septembre, le thé de mousson est de moindre qualité que ceux des autres récoltes. Il souffre, en effet, du manque de soleil.

Récolte d'automne

Cette cueillette donne des thés à larges feuilles. La liqueur est plus sombre que celle d'une deuxième récolte et l'arôme plus puissant.

Darjeeling semi-fermenté

Les thés semi-fermentés sont une spécialité de Taiwan et du Fujian en Chine. Il est très rare que d'autres pays en produisent.

Darjeeling vert

Traditionnel en Chine et au Japon, le thé non-fermenté reste une rareté en Inde du Nord.

 

Assam

La province d'Assam est située au nord-est de l'Inde, à l'est de Darjeeling entre le Bangladesh, le Myanmar (Birmanie) et la Chine. C'est une région de faible altitude, traversée par le Brahmapoutre et ses affluents, qui était, jusqu'au début du XXe siècle, recouverte par la forêt tropicale. Très fertile, elle produit plus de la moitié des thés de l'Inde. Le régime de pluies est analogue à celui subi à Darjeeling (saison sèche de novembre à janvier et pluies d'avril à septembre), bien que plus important. Il existe deux types de récolte, sachant que la récolte de printemps n'a lieu que très rarement. L'essentiel de la production est réalisé d'avril à octobre.

Les thés d'Assam sont des thés vigoureux, épicés, tanniques et astringents, typiques de ce qu'on appelle le « goût britannique ». L'infusion est généreuse et très foncée ; la liqueur, sombre et puissante, supporte parfois un peu de lait.

Ce sont des thés qui entrent dans tous les mélanges corsés du matin et qui, non mélangés, doivent être vendus sous leur appellation d'origine, c'est-à-dire sous le nom du jardin producteur.

 

Nilgiri

Située au sud de l'Inde, la région de Nilgiri est la deuxième région productrice de thé après l'Assam. Cette région de plateaux, de la même altitude que ceux du Sri Lanka, offre des thés dont la feuille, régulière, et la liqueur, ronde et corsée, rappellent les thés du Sri Lanka.

Dooars

Région située à l'ouest de l'Assam, dont les thés sont particulièrement aromatiques et colorés. Ils ne sont pas sans évoquer certains Darjeeling d'été, dont ils allient la rondeur à la force de l'Assam.

Kangra

Située au sud du Kashmir, la vallée de Kangra donne des thés puissants et aromatiques.

Terai

Thés de plaine dont les plantations sont situées au sud de Darjeeling, à une altitude d'environ 300 mètres. L'infusion est bien colorée, la liqueur, puissante et constante.

De la Mer Noire
à la Mer Caspienne


Arrivé dans cette région par différentes routes, le thé fut d'abord un produit de consommation que l'on faisait venir de loin avant de faire l'objet, bien plus tard, d'une mise en culture. C'est surtout grâce aux Mongols et aux marchands de la Route de la soie que le thé parvint chez les Russes, les Turcs, les Perses, mais aussi chez les Kirghiz, les Turkmènes et les Ouzbeks… Vers la fin du XIXe siècle et au début du XXe, on réussit, après de nombreuses tentatives, à pratiquer la culture du thé dans les massifs montagneux situés entre la Mer Noire et la Mer Caspienne.

Spécialistes du thé noir préparé dans un samovar, l'Iran, la Turquie et la CEI produisent en grande partie pour leur propre consommation. L'ex-URSS, avec ses plantations situées en Géorgie a été, par le passé, le cinquième producteur mondial. On se gardera de confondre les thés de ce pays, parfois qualifiés de « thés à la russe » à cause de leur usage en samovar, avec les « Goûts Russes », appellation désignant des mélanges de thés noirs chinois, parfumés ou non, et qui furent mis à la mode par la cour de Russie à la fin du XIXe siècle.

Turquie

 Comme dans de nombreux pays de cette région, la consommation du thé a précédé sa culture, et c'est au XVIe siècle que cette boisson fut introduite à la cour ottomane. La culture, quant à elle, débuta dans les années 1920, à partir de graines provenant de l'Union soviétique. Les plantations occupent la côte sud de la Mer Noire entre Rize et Trabzon et sont souvent de petite taille : on y pratique plutôt une culture de coopérative. La Turquie est le sixième producteur mondial de thé, sa production couvrant sa propre consommation et lui permettant d'exporter un peu. Le thé à la turque, préparé en samovar, est le plus souvent servi nature, mais peut être également agrémenté de pignons ou de graines de cardamome. Il accompagne délicieusement les loukoums, cornes de gazelle et autres pâtisseries orientales.

 

Géorgie

Rare pays, avec le Japon, à avoir mécanisé la récolte du thé, la Géorgie figure parmi les petits pays producteurs. Les théiers, cultivés sur la rive est de la Mer Noire, ont été sélectionnés pour leur robustesse et sont particulièrement résistants au froid : les jardins géorgiens sont parmi les plus au nord de la planète et les hivers y sont plus rudes que dans toute autre plantation. Si les thés produits par ce pays ne peuvent être comparés à de bons crus, ils n'en demeurent pas moins de bons thés noirs pour toute la journée.

Iran

La consommation de thé en Iran remonte à la fin du XVe siècle et doit son développement à la difficulté d'acheminer le café, alors très apprécié dans le pays, mais très difficile à faire venir des pays producteurs. Empruntant la Route de la soie, le thé supplanta peu à peu ce dernier dans les goûts et habitudes mongols.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour qu'une première tentative de culture de théiers soit faite et le début du XXe pour que la première récolte de thé iranienne soit vendue sur le marché local. Les plantations se développent alors rapidement dans la province de Gilan, située entre le sud de la Mer Caspienne et les Monts Elbourz. A partir de 1920, la production prend un réel essor. L'Iran est aujourd'hui le huitième producteur mondial et consomme la quasi-totalité de son thé.

Afrique

L'introduction du thé en Afrique remonte à la fin du XIXe siècle. Elle débuta d'abord en Afrique du Sud, où les Anglais en développèrent la culture pour s'assurer de nouvelles sources d'approvisionnement. A leur suite, des colons allemands expérimentèrent la culture du thé sur les pentes du Mont Cameroun ainsi qu'en Tanzanie. Au cours du XXe siècle, de nombreux pays se sont convertis à la théiculture, et le continent africain représente aujourd'hui un des acteurs essentiels sur le marché mondial du thé. Les thés produits sont à la fois issus du procédé orthodoxe, qui donne les thés en feuilles entières ou brisées, et également du CTC, « crushing-tearing-curling », littéralement broyage-déchiquettage-enroulage, un processus mécanique qui transforme la feuille de thé en toutes petites perles, destinées aux thés en sachets. Aujourd'hui une douzaine de pays africains produit du thé noir, de qualité inégale selon les provenances, et les experts du Palais des Thés ont choisi de ne retenir la production que de certains d'entre eux.

Kenya

Le Kenya est aujourd'hui le quatrième producteur mondial, avec environ 8% de la production. La quasi-totalité des thés originaires de ce pays sont des CTC et le jardin de Marynin, avec sa production de thé orthodoxe, reste une exception.
 

 

Rwanda

La production du Rwanda est tout à fait mineure, rapportée à l'échelle mondiale, mais ce pays propose quelques thés de qualité très intéressante.


Zimbabwe

Cameroun

Ile Maurice

Proche de la Réunion, l'île Maurice produit différents thés dont le plus célèbre est apprécié pour son goût vanillé.
Thé rouge

Originaire d'Afrique du Sud, le Rooibos bush, de son vrai nom Aspalathus linearis, est une plante différente du théier, donnant une boisson agréable, sans aucune théine et quasiment dépourvue de tanin.

Amérique du Sud

Complètement inconnus des consom- mateurs européens, les thés d'Amérique du Sud, qui ne peuvent prétendre rivaliser avec les grands thés d'Inde ou du Sri Lanka, mais dont les caractéristiques sont proches, restent encore à découvrir.

Argentine

Onzième producteur mondial, l'Argentine pratique véritablement la culture du thé depuis une soixantaine d'années. La quasi-totalité des plantations se trouve à la frontière avec le Brésil, dans la région de Misiones.

Maté

Le maté n'est pas issu du théier mais d'une plante originaire d'Amérique du Sud, très riche en caféine. On l'appelle aussi « Thé des Jésuites ».

Brésil

Producteur marginal, le Brésil propose quelques thés brisés

 

 

 

 

 

18:40 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pays producteurs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook