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11/02/2010

LA GRANDE AVENTURE DU "THE"

le thé dans le monde.doc


JUSQU'EN OCCIDENT

Bien que mentionné dans certains écrits de voyageurs arabes et persans, puis par Marco Polo au 12ème  siècle, le thé ne suscita guère d'intérêt en Europe avant le 17ème siècle. Tout d'abord importé dans les grandes capitales à Londres, Paris et Amsterdam grâce à la Compagnie des Indes orientales hollandaises, le thé était fort cher et consommé uniquement dans les milieux aristocrates et bourgeois. En France, il était vendu chez les apothicaires pour ses vertus médicinales après avoir rencontré quelques réticences, puisqu'on l'accusa de provoquer la faiblesse chez l'homme et d'enlaidir les femmes!!!!

Le succès du thé prit rapidement de l'ampleur en Angleterre où les maisons de thé se multiplièrent dès le début du 18ème siècle. L'East India Company s'empara du commerce du thé, alors réservé aux Hollandais et la Chine devint le principal exportateur du thé pour l'Angleterre; lui imposant par ailleurs d'importantes restrictions. Et pour ne rien arranger aux affaires anglaises, la Chine était peu intéressée par les produits que souhaitait lui vendre la Grande-Bretagne. Celle-ci décida alors de vendre à la Chine del'opium, provenant de  sa colonie des Indes Ainsi l'argent dépensé pour acheter le thé aux Chinois était au final remboursé par la vente d'opium! La Chine tenta de réagir en interdisant l'importation de la drogue, et l'Angleterre riposta par les deux guerres de l'opium. La Chine défaite du ouvrir ses frontières et ses ports aux étrangers. L'opium quant à lui intoxiqua des millions de personnes jusqu'aux Anglais eux-mêmes qui finirent par en interdire le commerce. Parallèlement, les tentatives d'acclimatation du thé en Inde se virent enfin couronnées de succès, et la production et l'exportation indiennes de thé pouvaient désormais remplacer celle de la Chine. Au 19ème siècle le thé fut également acclimaté à Ceylan, aujourd'hui appelé Sri Lanka où il remplaça la culture du café gravement touchée par un parasite.

Les plantations de thé anglaises firent le succès de grandes compagnies qui détiennent encore aujourd'hui le monopole du commerce en Occident telles que LIpton et Twinning. (qui ne sont pas meilleurs marchés ni qualité)... Mais la culture du thé était réalisée dans des conditions effroyables, proche de l'esclavage et un taux de mortalité élevé sévissait durement parmi les travailleurs indiens et sri lankais......

 


AU JAPON

Au Japon, le thé fut apporté par des moines bouddhistes dès le 7ème siècle. Sa culture ne fut réellement développée qu'à partir du 12 ème siècle, époque à laquelle le moine Ensaï  revint de Chine avec la méthode de préparation du thé en poudre fouetté, pratiqué à la cour des Song. Des graines de théiers furent plantées à travers tout le royaume donnant ainsi naissance à de nombreux jardins de thé janponnais encore bien connus aujourd'hui? Ensaï écrivit lui aussi son propre  traité du thé,prélude à un art de vivre japonnais qui allait prendre toute son importance aux époques suivantes. A l'origine confiné au sein des monastères, où le précieux breuvage était apprécié pour maintenir l'éveil durant la méditation , le thé  se répandit à travers toutes les couches de la société. Les samourais prenaient plaisir à organiser des concours de thé où chacun tentait de briller par son érudition et sa richesse.

Le 16ème siècle marque l'âge d'or du thé au Japon, grâce à Sen No Rikyu, maître du thé au service du seigneur Hydeyoshi, contre lequel il oposa son désaccord face à sa pratique du thé , par trop ostentatoire.Hydeyoshi, renvoya Sen No Rikyu, lui demandant selon la tradition japonaise de se donner la mort pour trahison. Heureusement, Sen No Rikyu avait eu le temps de laisser derrière lui "les sept secrets de la voie du thé" qui inspira largement la "voie du thé". A travers une pratique rigoureuse et codifiée, la voie du thé est une religion de l'esthétisme qui recherche le beau, la pureté et l'harmonie dans une conception globale de l'homme et de la nature. Son enseignement donna naissance à trois écoles de thé qui existent encore aujourd'hui, l'une d'entre elles ayant à sa tête un descendant direct de Sen No Rikyu.

DE L  ASIE A L EUROPE

 

Le thé originaire de Chine, plus précisément de la région du Yunnan à la frontière du Laos et du Vietnam. Il a sans doute été consommé très tôt par les populations locales qui mâchaient les feuilles fraîches et les utilisaient bouillies à des fins médicinales.

C'est à partir de la dynastie Tang que le thé devient à la mode parmi le cercle des érudits et à la cour impériale. Des maisons de thé voient le jour, les lettrès s'y réunissent et y puisent leur inspiration. Peu à peu, la consommation du thé se répand dans toutes les  classes de la société jusqu'aux frontières de la Chine : Mongols, Tartares et Tibétains troquaient leurs chevaux, peaux de yack et autres marchandises pour s'approvisionner en thé. Le thé était  compacté sous forme de briques ou galettes pour faciliter son transport. Cette boisson permettait d'équilibrer leur régime uniquement composé de viande et de lait. C'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui au Tibet et en Mongolie où le thé bouillli est complété par du beurre de yack et du sel.

Lu Yu, surnommé le 'dieu du thé' fut le premier à écrire sur la plante, dans son fameux Cha lu, ou Classique du thé qui ressemble des descriptions de la plante et des recommandations sur son mode de préparation et de consommation. Il établit également une classification du thé et inventa la 'lune de thé' sorte de galette de thé compressée.

Ensuite la consommation du thé devient de plus en plus raffinée notamment sous la dynastie des Song où la céramique se développe et donne naissance à de véritables chefs d'oeuvre. Le mode de préparation change, le thé est désormais réduit en fine poudre que l'on bat à l'aide d'un fouet dans de l'eau frémissante. Cette technique de préparation est encore utilisée aujourd'hui lors de la cérémonie Japonaises du Chanoyu.

Ce n'est qu'à partir des Ming que la préparation du thé se pratique sous forme d'infusion à partir du thé en feuilles, donnant naissance à de nouveaux accessoires comme les théières et les bouilloires. Le thé jouait alors un rôle vital dans l'économie chinoise, une taxe importante lui était d'ailleurs allouée. Cet impôt fut aboli sous la dynastie suivante des Qing, le thé étant désormais considéré comme un produit de premières nécessité comme le riz, le sel ou le bois de chauffage.

 

16:36 Écrit par NATY dans L'HISTOIRE DU THE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thé, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/04/2009

VILLEQUIER

VILLEQUIER (voir aussi l'album de photos)

Antiquités : Les fouilles effectuées à Villequier n'ont pas livré de résultats significatifs: quelques objets d'époque romaine et du Haut Moyen Âge. Près du château de Villequier, sur la côte qui domine la Seine, existe un éperon barré de quelques hectares de superficie, appelé les Câtels (les « châteaux » en normand) ou les Cateliers, qui pourrait être d'époque protohistorique[.Le bois de Bellemare recèle aussi trois tertres élevés.

Le lieu est mentionné pour la première fois au XIIe siècle sous les formes Villechier et Villequier, le deuxième élément est analogue à celui d'Orcher (jadis Aurichier XIIe siècle) et s'explique par le vieux danois kjarr "marais", toujours associé à un nom d'arbre d'après Smith. Le premier élément est sans doute le vieil anglais *wilig (variante de weliġ) "saule" trouvé dans le nom de lieu anglais Willitoft, Yorkshire. En Normandie, le /w/ est passé à /v/ au XIIe siècle.

200px-Robert_magnificent_statue_in_falaise.jpg

Le seigneur de Villequier fut entre autres personnes, un des chevaliers qui accompagnièrent Robert le Magnifique, Duc de Normandie, en Terre Sainte. La Terre de Villequier fut donc un fief seigneurial où résidaient de nombreux chevaliers. Par la suite elle sera possédée par de nombreuses familles, dont la famille Cavelier jusqu'au début du XVIIIe siècle. La commune que nous connaissons aujourd'hui fut formée en 1823 par la réunion des deux anciennes paroisses de Villequier et de Bébec (Buiébec au XIIe siècle).

L'une des filles de Victor Hugo, Léopoldine, et son mari Charles Vacquerie se sont noyés dans le fleuve en 1843. Mariés le 15 février de la même année, ils disparaissent le 4 septembre suivant et sont inhumés dans le même cercueil et la même tombe(voir l'album).
Les Contemplations, recueil publié par le poète en 1856, constituent une œuvre de deuil dans laquelle la disparition du jeune couple occupe une place centrale, de même qu'elle est une césure dans la vie de l'auteur. Cette commune y est évoquée et comporte aujourd'hui un musée dédié à Victor Hugo dans la maison Vacquerie des beaux-parents de Léopoldine.

Région

Haute-Normandie

Département

Seine-Maritime

Arrondissement

Arrondissement de Rouen

Canton

Canton de Caudebec-en-Caux

Code Insee

76742

Code postal

76490

Maire
Mandat en cours

Jacques Bardel

Intercommunalité

Caux-Vallée de Seine

Latitude
Longitude

49° 30′ 49″ Nord
         0° 40′ 29″ Est
/ 49.5136111111, 0.674722222222

Altitude

0 m (mini) – 147 m (maxi)

Superficie

11,1 km²

Population sans
doubles comptes

808 hab.
(1999)

Densité

72 hab./km²

En ville

Musée Victor Hugo  : Maison de la famille Vacquerie 1re moitié XIXe siècle ; Victor Hugo y séjourna à plusieurs reprises très ami de la famille avant même le mariage de Léopoldine. Achetée par le département en 1951.

  • Cimetière de l'église : tombes des familles Hugo-Vacquerie : Léopoldine Hugo (1824-1843) et Adèle Hugo (1830-1915), filles de Victor Hugo, Charles Vacquerie (1817-1843), époux de Léopoldine, mort noyé avec elle le 4 septembre 1843. Se trouve également inhumés près d'eux Adèle Hugo, née Foucher (1803-1868), femme de Victor Hugo, et Auguste Vacquerie (1819-1895), poète, journaliste, compagnon d'exil de la famille Hugo à Jersey. Un poème bien connu de Victor Hugo rappelle la douloureuse visite du père à la tombe de sa fille Léopoldine : « Demain, dès l'aube... » (Les Contemplations, livre quatrième, pièce XIV, 3 septembre 1847).
  • Quais sur les bords de Seine, dont le sens des eaux dépend des marées.
  • Chapelle de Barre-y-Va : L'ensemble comprend la Grande Chapelle, dédiée à Notre-Dame, en calcaire et brique, à vaisseau unique, du XVIe siècle et modifiée postérieurement, l'ancienne maison du chapelain, en brique est calcaire, sans doute début du XVIIe siècle, et l'oratoire ou Chapelle Bleue, du XVIIIe siècle. Son intérêt repose sur sa situation géographique et son caractère de lieu de pélerinage et lieu de dévotion populaire, pour les marins. Un calvaire, peut-être du XVIIIe siècle, permet l'accès à la Chapelle Bleue. L'église est décorée de vitraux du début du XVIIe siècle.
  • Manoir des Rocques, la Maison Blanche, classé monument historique, XVe siècle : Manoir construit au pied de la falaise au XVe siècle. Après la destruction du château des Roques pendant la guerre de Cent Ans, réaménagement au XVIe siècle pour les Busquet (famille d'armateurs de Rouen).

 

08:34 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, villequier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/03/2009

LE COMMERCE DE LA PORCELAINE

LE FASTE DES THEIERES

Née pour satisfaire le désir de luxe de la noblesse chinoise, la porcelaine est devenue le matériel priviligié pour les services à thé.

Riches de talent et d'expérience, les Chinois ont amené la céramique émaillée à des niveaux d'extrême raffinement. La demande de vaisselle précieuse, de la part de l'aristocratie, avait poussé les artisans à expérimenter de nouvelles pâtes et de nouvelles méthodes de fabrication. Aux progrès techniques s'ajoutaient des avancées esthétiques, fruits d'une recherche constante de formes et de décorations élégantes. Le thé stimulait le progrès. C'était une occasion de plaisirs conviviaux et il permettait aux familles nobles de faire étalage de leurs théières coûteuses et exclusives.

UN ARTICLE DE LUXE

Certains se faisaient faire un service à thé en jade. Cette pierre semi-précieuse à un rôle important dans l'histoire de l'art chinois. Autrefois, on l'utilisait pour produire des petits objets manufacturés, des amulettes, des boucles et des ornements divers. Il fallait cependant un gros bloc de cette pierre semi-précieuse et toute l'habileté d'un sculpteur graveur pour fabriquer une théière. Peu de personnes pouvaient se le permettre. La céramique Céladon a été un bon succédané. Revêtue d'un émail contenant des oxydes métalliques, elle imitait le vert lumineux du jade, ans pour autant avoir la qualité plastique des matières sculptées.

LA PORCELAINE

Les chinois étaient à la recherhe d'un matériel peu coûteux, facilement malléable, qui aurait permis de créer des formes élaborées mais qui ne devait pas perdre en définition au cours de la cuisson. Un mélange de quartz, d'argile, de feldspath et de kaolin a résolu leurs problèmes, il s'agit de la pâte de porcelaine. Au début du deuxième millénaire après J-C, la Chine produisait de la vaisselle d'une qualité que l'Europe n'aurait égalée qu'au XVIIIe siècle.

C'est Marco Polo (1254-1324) qui témoigna des progrès de l'artisanat oriental en revenant de son célèbre voyage chargé d'objets manufacturés en céramique.

COMMERCE ET RELIGION

Les merveilles de la porcelaine chinoise sont connues en Occident depuis le XVIe siècle et le XVIIe siècle, période à laquelle les marchands européens ont commencé à faire l'aller-retour entre le vieux continent et l'Asie orientale. Les Japonais les ont précédés pour absorber la culture céramique du gand Empire Continental.

 

LA PATRIE DE LA THEIERE

La culture du thé est inséparable de l'histoire de ses récipients nées en Chine, les théières sont encore aujourd'hui le symbole par excellence du thé.

Les légendes sur le thé font remonter sa naissance à la nuit des temps. Mythes à part, le premier à avoir lancer la tradition millénaire de la boisson doit s'ête servi d'un récipient quelconque. L'analyse de très anciennes terres cuites chinoises a permis d'établir qu'on utilisait des vanses ordinaires employés pour contenir des aliments ou des liquides. On y versait l'eau bouillante avec des feuilles de thé et, lorsque l'infusion était prête, on la servait dans des bois ordinaires.

Des objets Exclusifs

Des monastères, où il était initialement utilisé comme herbe curative, le thé s'est répandu au patriciat Chinois, la seule classe sociale qui pouvait se permettre de l'acheter. Les nobles de l'époque aimaient vivre dans le luxe et montrer leur précieuse vaisselle. Il s'agissait d'objets manufacturés qui, contrairement aux objets grossiers et pratiques utilisés par le peuple, étaient très soignés dans la forme et ornés de dessins ou de figures en relief. Les aristocrates ne se contentaient donc pas de boire du thé dans de simples bols ni de le préparer dans des vases ordinaires. Ils voulaient que les céramistes modèlent des récipients spéciaux, réservés à ce type de boisson.

Une belle invention

Ce besoin aristocratique de distinction est à l'origine des services à thé. Crée à l'époque de la dynastie impériale Tang (618-907 après J-C), la porcelaine a donné une impulsion à cet art. Sa pâte permet d'obtenir des effets plastiques impossibles à égaler avec de la céramique ordinaire. De plus, elle a une candeur et une luminosité qui n'a pas d'égal. Elle donne de la lumière aux décorations et elle confère une apparence raffinée à des objets d'usage quotidien. Les théières fabriquées dans le pays du Soleil Levant à partir du XVIIe sièce sont d'une délicatesse et d'un raffinement extrêmes, contrairement à la vaisselle à usage ordinaire.

 LES THEIERES EN EUROPE

LE RECIPIENT POUR L INFUSION EST ARRIVE EN OCCIDENT AVEC LE THE .L' extraordinaire beauté de la vaisselle chinoise a pousse les artisans européens à fabriquer des porcelaine à leur compte.

Les européens connaissent les merveilles de la poecelaine chinoise depuis le XVIIe siècle, lorsque la Compagnie hollandaise des Indes orientales a commencé à transporter de la vaisselle dans ses bateaux qui faisaient la navette entre l'Asie et le vieux continent. La relative légèreté des caisses qui contenaient les feuilles travaillées donnait des problèmes de stabilité aux embarcations. Il fallait donc les alourdir et la porcelaine a joué ce rôle à merveille.

LE RETARD EUROPEEN

L'infusion et la théière sont arrivées en Occident à la même période. Elles ont été achetées par les mêmes personnes, c'est-à-dire les classes aisées. Le succès de vente de ces produits manufacturés a impresionné les fabricants de vaisselle européens qui, pour la plupart, produisaient des objets d'usage commun, aux formes simples et pauvres d'ornements. Les articles de luxe (les plats d'apparat par exemple) existaient déjà depuis des siècles. Mais ils étaient fait en céramique, un matériel de qualité inférieure à la porcelaine.

DECOUVERTE EN ALLEMAGNE

Un retard de sept siècles séparait les céramistes européens de leurs collègues orientaux. il afallu une infinité de tentatives pour découvrir ce que les Chinois connaissaient depuis la fin du premier millénaire : la formule de la pâte de porcelaine. La découverte a eu lieu en Allemagne au début du XVIIIe siecle naissait de la rencontre entre les goûts raffinés de l'aristocratie et l'excellence des artisans qui modelaient et décoraient les objets.

LES TEMPS CHANGENT

La partie européenne de la théière est sans aucun doute l'Angleterre. Il ne pouvait en être autrement, étant donné l'extraordinaire augmentation des consommations de thé enregistrée dans ce pays. Des fabricants comme Josiah Wedgwood (1730-1795), l'inventeur du Jasperware, ont utilisé des processus de fabrication novateurs pour créer des formes, des tons et des ornements à la grâce singulière. Citons également les services en argent, fastueux mais peu pratiques, qui ont toutefois trouvé des acheteurs disposés à payer un prix très élevé.

L ART DE LA THEIERE

EN PARTANT DES LIEUX SACRES ET EN ARRIVANT DANS LES DEMEURES DE L ARISTOCRATIE LES SERVICES A THE SE SONT TRANSFORMES D OBJETS A USAGE RITUEL EN OBJETS MANUFACTURES PRECIEUX ET ELEGANTS

La bouilloire, la théière e les tasses forment depuis des siècles le trio indispensable pour savourer le thé comme il se doit. Grâce à leur résistance, à leur légèreté et à leur conductibilité thermique, les terres cuites ont été privilégiées par les fabricants de services à thé. Depuis que l'artisanat de la céramique existe, les artisants ont toujours voulu se dépasser en favorisant la recherche afin de s'améliorer e td'innover.

L EVENEMENT DE LA PORCELAINE

La voie du progrès a été parcourue en même temps que celle de la beauté. En effet, l'histoire de la culture chinoise montre que la céramique n'était pas à la traîne derrière la peinture et la sculpture. Au contraire elle était leur compagnon de route et dans certains cas elle les a précédées. L'évènement de la porcelaine a été crucial, car il a permis de réaliser des formes et des décorations à l'impact esthétique considérable. Pendant des siècles, seule l'aristocratie a pu en bénéficier étant donné qu'il s'agissait d'un produit de luxe.

UN SIGNE DE DISTINCTION

 Arrivée au Japon à la fin du XVe siècle, la porcelaine est restée un produit d'élite. On pourrait même affirmer que les sommets de la pyramide sociale nipponne l'ont utilisée pour marquer leur supériorité par rapport aux classes inférieures. Même le chanoyu, le rituel du thé codifié par Sen Rikyu (1521-1591), semble une formule ésotérique destinée à peu d'élus.

 

 

 

DANS LA CALE DES NAVIRES MARCHANDS VOYAGEAIENT NON SEULEMENT LE THE MAIS EGALEMENT LA VAISSELLE ACHETEE EN CHINE. L'IMPORTATION DE CES OBJETS MANUFACTURES A DONNE UNE IMPULSION A LA MANUFACTURE DE CERAMIQUE ANGLAISE.

Bien que les navires marchands étaitent bondés de caisses, le thé en feuilles sèchées reprédentait un chargement trop léger pour la stabilité des embarcations. Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle on a palié à ce problème en alourdissant les cales avec des objets en céramique achetés en Asie et revendus en Europs. Les importations étaient assez considérables pour maintenir abordable le prix au détail de la vaisselle. Voilà pourquoi les porcelaines chinoises étaient très répandues et appréciées par le Vieux continent.

UN GRAND SUCCES COMMERCIAL

Si l'on considère le nombre d'expéditions intercontinentales et le volume des marchandises transportées, on estime qu'au XVIIIe siècle environ 200 millions de pièces de céramique ont été importées de Chine. Il s'agissait, pour la plupart, de services à thé qui allaient orner les tables des familles anglaises aisées. La beauté de ces objets manufactués donnait envie de les exhiber et de les utiliser pour toutes les occasions possibles. Ceci a contribué à enraciner l'habitude de la consommation d ela boissson exotique et a consolidé le rite du thé de l'après-midi.

PROFITS POUR TOUS

Les artisans asiatiques ont été les premiers à tirer profits des développements du marché britannique de porcelaines chinoises. Des retombées économiques positives ont ensuite touché l'Angleterre. En effetn ce nouveau commerce a alimenté un réseau de vente local et, évènement plus important, il a porté l'industrie de la céramique nationale à créer ses processus de production. La beauté et la qualité des objets manufacturés exotiques ont poussé non seulement à améliorer les fabrications mais également à diversifier les produits locaux.

L'INTUITION DE WEDGWOOD

Confrontés à l'incomparable grâce de la porcelaine chinoise qui, par ailleurs, vantait une histoire millénaire, les fabricants anglais ne se sont pas découragés. Certains d'entre eux, comme Josiah Wedgwook (1730-1795), ont eu la sagesse d'éviter la route difficile de l'imitation et ont tracé leur propre route. Conquis par le goût néo-classique, Wedgwook a repris les formes et les décorations de la céramique ancienne pour réaliser des créations modernes. 

10:41 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thieres, porcelaine, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook