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31/12/2016

BON REVEILLON ET UNE BONNE ANNEE 2017

Bon réveillon à tous et à l'année prochaine 2017 Mes Voeux pour tous joie, santé, bonheur et argent......Naty.

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14/12/2016

Noel en Alsace

Les chants de  noël https://www.youtube.com/watch?v=hFIXdOQRYFs

 

http://www.noel-le-film.alsace/dynamic/pdf/brochure_histo...

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Entre mythe, légende et souvenirs d’enfance, le sapin de Noël est pour la plupart d’entre nous le symbole d’un moment de grâce qui permet à tous, petits et grands, jeunes et anciens de se réunir dans la paix de Noël. Le besoin de se raccrocher à l’espoir du renouveau, au coeur même de l’hiver, remonte à la nuit des temps.

et aussi

Etincelant de lumière, scintillant de rubans, avec des petites pommes rouges et tout à son sommet un ange avec des ailes d’or, c’est l’arbre de paradis au Pays de « Noël en Alsace ».

Nous sommes en 1521, le comptable de la ville de Sélestat prend sa plume et note, dans le livre des comptes de la ville, une mention qui restera dans l’Histoire …  Il y fait état des 4 schillings dépensés pour rémunérer les gardes forestiers, chargés de surveiller les sapins de la forêt communale, durant l’hiver. Après s’être réchauffé les mains au coin du feu, il ajoute encore que les habitants de la ville pourront prélever gratuitement un sapin, afin de le décorer « comme cela se pratique depuis des temps immémoriaux »… Conservée jalousement à la Bibliothèque Humaniste de la ville, cette mention – la plus ancienne jamais écrite faisant référence à l’arbre de Noël – fait de l’Alsace le berceau de cette coutume devenue universelle.

L'existence d'arbres décorés en Alsace remonte au Moyen-Age. Le 24 décembre, un sapin était placé dans le chœur des églises où il représentait l'arbre du Paradis.  Suspendu au plafond il était décoré de petites pommes rouges "Christkindel" rappelant le fruit de la tentation.

Dès la fin du XVIè siècle, s'ajoutent des roses et autres fleurs en papier, ou parfois en fines feuilles de métal doré travaillé, rappelant l'arbre de Jessé qui présente la filiation du Christ, mais aussi la Rose de Noël.

Puis viennent à la fin du  XVIIIè et au début du XIXè siècle, les noix dorées et argentées. Les hosties sont remplacées par les Bredele et des confiseries en pâte d'amande et pain d'anis. Vers 1840, une gravure montre le pied du sapin entouré d'une petite palissade de bois qui rappelle l'enclos de l'arbre du Paradis.

Dans la seconde moitié du XIXè siècle, se répand l'usage d'imprimer et de presser des images brillantes découpées et embouties en relief, qu'on colle sur des sujets en sucre et en chocolat. On invente le sucre glace et on en badigeonne les bredele avec des granulés colorés. Les pains d'épices sont alors superbement ornés de sucre et d'images imprimées.sapin-noel-place-kleber-strasbourg__Viverge_8!_800x533!_1!_0x0!_0!_.jpg

Puis apparaissent de la fin du XIXè siècle à nos jours, les figurines en cires, angelots notamment, habillés de fines feuilles de métal doré et argenté, avec lesquelles on confectionne aussi des guirlandes ou des étoiles. On décore aussi de boules, de fuseaux, de clochettes, de noix soufflées et de glaçons artificiels en verre, de cheveux d'anges et de boules en verre soufflé, inspiration des verriers de Meisenthal.Histoire_arbre_de_Noe_el_st_Georges_Se_ulestat_Ville_de_Se_ulestat_5!_800x533!_1!_0x0!_0!_.jpg

12:48 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2016

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A bientôt NatyDSCF5919.JPG239001924_1.jpg84316_63.jpgDSCF7615.JPG

27/10/2016

Dixième et dernière Escale : les Etats-Unis d'Amérique

There is a great deal of poetry and fine sentiment in a chest of tea

Letters and Socail Aims, Ralph Waldo Emerson (1803-1883)

De l'artisanat à l'industrialisation de la consommation du thé

Le thé est arrivé aux Etats Unis via la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales 1602 1799 concurrente de la compagnie anglaise des Indes orientales 1600 1874 (voir cinquième escale au Royaune Uni).

A priori, ce sont des commerçants néerlandais qui les premiers  dès 1650 développèrent le commerce du thé dans les colonies américaines. On doit en particulier l'essor de la consommation du thé à New York à Pieter Stuyvesant (1612-1672), alors gouverneur néerlandais du territoire de Nouvelle Néerlande. Anciennement appelée Nouvelle Amsterdam, la ville est rebaptisée New York par les Anglais en 1664 lorsqu'ils s'en emparent. C'est alors la Compagnie anglaises des  Indes Orientales qui, progressivement va détenir le monopole du négoce du thé pour ses colonies américaines. Le thé devint si populaire à New York que cette petite colonie en consommait dit-on plus que toute l'Angleterre.  Mais la compagnie anglaise des Indes orientales East India Company surtaxait de plus en plus le thé à l'export pour combler notamment une partie de ses déficits suite à la guerre de Sept ans (1756-1763) Cela créa des tensions déjà sous-jacentes entre la couronne britannique et les Patriotes américains qui se soldèrent par ce que l'on nomma la Boston Tea Party . Le 16 décembre 1773, un navire en provenance de Londres, le Dartmouth, chargé de caisses de thé alors qu'il arrivait dans le port de Boston, fut assailli par des Patriotes, déguisés en Amérindiens, qui jetèrent tout la cargaison à la mer. Ceci déclencha des mouvements  de révolte dans d'autres ports américains : ce fut le début  de la guerre d'Indépendance des Etats Unis.

C'est ainsi qu'à la fin du XVIIIè siècle les Patriotes américains se revendiquent buveurs de café denrée produite en quantité dans les colonies sud américaines ce dernier étant considéré comme plus populaire et plus démocratique que le thé symbole de la couronne britannique.

La compagnie continue tout de même à vendre du thé aux Etats Unis en moindre quantité jusque dans es années 1800. Puis on assiste au développement d'un commerce direct entre l'Asie et l'Amérique mettant fin à ces importations européennes ainsi qu'à celui de la théiculture en Argentine et au Brésil, notamment dès le début du XXè siècle pour approvisionner le marché nord-américain.

C'est à partir des années 1830 qu'apparaissent les fameuses courses de voitures légers et ultra rapides, les clippers permettant de rallier Hong Kong à Londres ou New York en moins de trois mois alors qu'auparavant, il fallait plus de six mois aux gros navires marchands. En particulier pour le commerce du thé, les clippers jouent un rôle important de compétition entre les Etats Unis et l'Angleterre. En effet les élites locales new yorkaises exigent du thé de plus en plus frais et sont prêtes à payer le prix. L'une  de ces courses de thé rentre dans l'histoire grâce au xlipper américain Sea Witch qui, chargé de caisses de thé établit un record  historique jamais battu en 1848 en parcourant Hong Kong New York en soixante quatorze jours. Ce sont ces mêmes voiliers qui participeront au développement du commerce entre la côte ouest et la côte des des Etats Unis. L'invention de la machine à vapeur pour les transports terrestres et maritimes ainsi que l'ouverture du canal de Suez et de celui du Panana sonnent le glas pour ces voiliers, qui disparaissent progressivement. Quant au commerce du thé, il ne fait que s'accroître durant cette fin du XIXè siècle, avec également un fort développement de la consommation du thé au Canada, pays où actuellement la culture du thé qualitatif est en plein essor. Dès le début du XXè siècle dans le grand Nord canadien, le thé est populaire, consommé par les travailleurs oeuvrant dehors au froid : il est considéré comme énergétique et réchauffant. A New York dans les années 1880, de plus en plus de palaces, tels que le Plaza servent le thé dans des tea room ou des tea court, dans un esprit d'afternoon tea qui reste très anglais. Durant les années 1910 se développe aussi dans ces hôtes le concept de tea dance, thé dansant d'après midi propice aux rencontres.

Ce début du XXè siècle marque aussi la naissance de deux modes de dégustation du thé révolutionnaires que l'on doit aux Américains et qui vont participer grandement à l'essor de la consommation 'industrielle' du thé : le thé glacé en bouteille plastique et le thé en sachet.tea-bag-1-1258736.jpg

Le thé glacé ou ice tea est aux Etats-Unis en 1904 lors de la Foire internationale de Saint Louis qui avait lieu en été. Il faisait particulièrement chaud cet été là et un revendeur de thé Richard  Blechynden, peinant à attirer les clients sur son stand où il servait du thé brûlant eut l'idée d'y rajouter des glaçons. Ce fut un succès immédiat le thé glacé est né.14717090_1446282452068521_5513562948638032456_n.jpg

Quand au fameux thé en sachet, notre quotidien à tous, on le doit à Thomas Sullivan, importateur new yorkais de thé et de café qui dans les années 1910 à New York pour promouvoir sa gamme de thés  décida de les distribuer par petites quantités. Il les présenta dans de petits sachets en soie qui rempotèrent un vif engouement. La soie trop couteuse fut rapidement remplacée par de la gaze de  coton. Au cours des années 1920 un industriel américain invente une machine pour fabriquer les sachets initialement cousus à la main. C'est alors la naissance du sachet en coton avec une ficelle et une étiquette facilitant son usage. Puis on assiste à une explosion des formes et des matières carré à soufflet, rond avec deux fils pour égoutter, pyramidal, en ballotin, en papier, coton, nylon et depuis peu en amidon de maïs recyclable....

Les accompagnements

Fruits de saison frais, en gelée, tarte, bavarois de citron, cheese cake....

 

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Quatrième ESCALE la Russie

La nuit tombait, et, sur la table,

Brillait, chuintait le samovar,

Nimbé d'une vapeur agréable,

Gardant au chaud le thé du soir.

Dans les tasses, au motif chinois,

Versé par la douche main d'Olga,

Le thé doré se répandait.

Alexandre Pouchkine (XIXè siècle)

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La Russied'un rituel royal à un rite populaire

La Russie découvre le thé au XVIIè siécle à la suite d'un présent offert au tsar Alexis (1645-1676) par l'empereur de Chine.Le thé est alors acheminé depuis l'empire du Milieu par voie terrestre, empruntant les routes des caravanes. Les stars furent conquis par cette herbe vertueuse venue d'Extrême Orient et en 1689, Pierre e Grand (1672-1725) signe un traité avec la Chine reconnaissant aux Russes le droit de commerce, notamment d'échange de fourrures contre du thé, officialisant ainsi ces longues caravanes commerçantes reliant la Chine, via la Mongolie, à Moscou. Elles étaient constituées de quelque 300 chameaux qui sillonnaient ces vieilles pistes de plus de 15000 kilomètres. Il fallait plus d'un an et demi pour aller de Chine en Russie.

Le thé russe devient rapidement indissociable d'un accessoire central pour le rituel russe : le samovar (du russe samo soi même et var  bouillir). Adopté au XVIIè siècle, cet ustensile, inspiré des bouilloires mongoles utilisées depuis le XIIIè siècle, consiste en une chaudière en cuivre ou en laiton munie de quatre pattes, d'un robinet et d'un foyer àcharbon  de bois conduisant la chaleur. Au sommet de l'appareil là où arrive la cheminée on pose une théière  ronde contenant de l'extrait de thé très concentré. L'été, on place le samovar sur une table de jardin; l'hiver à l'intérieur un long tuyau permet d'évacuer la fumée directement dans la cheminée de la maison. De nos jours le samovar est non seulement utilisé par les Russes mais également par les Polonais, Roumains, Arméniens; Turcs, Iranien, Syriens et l'ensemble des populations d'Asie centrale.

Il existe une véritable vie autour du samovar. C'est un accessoire devenu central dans le quotidien des Russes. A la maison comme lors de fêtes populaires ou dans la rue les jours de marchés, le samovar trône fumant. Il est considéré comme un signe ostentatoire de richesse. En effet seules les couches aisées de la paysannerie ruse pouvaient se permettre l'achat de pièces en métal relativement chères, provenant des usines et des ateliers, et donc de samovars. Même dans les années 1870, alors que la production de samovars déjà vieille de plus d'un siècle était largement développée, dans les campagnes seuls les gens aisés possédaient un samovar. Il existe des modèles uniques magnifiquement travaillés qui sont de véritables pièces de collection actuellement. Comme dans les autres pays consommateurs ce fut une boisson en premier lieu réservée à une élite, qui se popularisa ensuite pour devenir dès le XIXè siècle la boisson quotidienne des Russes de la ville à la campagne, dans les milieux ouvriers et paysans. Elle entre même dans le langage courant : pourboire se dit na tchaï ce qui signifie littéralement 'pour le thé'. Le thé est consommé à la maison, dans la rue, dans des établissements à l'instar des maisons de thé chinoises, les tchaï-naya Il fait même partie du "pack transsibérien"à 24 roubles comprenant le nécessaire pour dormir et un thé. Actuellement, la Fédération de Russie est le premier marché mondial pour les importations de thé.Il existe une production de thé près de Krasnodar et sur les bords de la mer Noire à la frontière géorgienne près de Krasnodar et sur les bords de la mer Noire à la frontière géorgienne près de Sotchi et Adler, fournissant un thé d'altitude réputé. Mais cette production représente moins de 1% de la consommation nationale : en 1999, 161  milliers de tonnes étaient importés pour 1,3 millier de tonnes produit. Le thé est bu par plus de 80% de la population au quotidien ; c'est la boisson la moins onéreuse, avant même le lait. Il a été décrété produit de première nécessité dans le "panier de la ménagère" utilisé pour calculer le niveau minimal de subsistance. Le thé fait ainsi partie de la liste de produits alimentaires pour lesquels le ravitaillement des régions isolées est assuré par les autorités fédérales et gouvernementales.

De nos jours, de nombreuses familles ont conservé le samovar transmis de génération en génération, qui continue à fumer, souvent électrisé sur une table dans la salle à manger toujours prêt pour le service d'un bon thé corsé et charpenté.

Le thé est bu tout au long  de la journée pour se réchauffer; il accompagne aussi le repas principal servi en fin d'après midi. Il suffit de verser dans sa tasse ou son verre du concentré de thé contenu dans la petite théière posée sur le samovar et de le diluer avec l'eau bouillante tirée du samovar. Le thé peut  en effet être servi dans une tasse en porcelaine ou dans un verre imbriqué dans un support métallique à anse pour ne pas se brûler les doigts : c'est le podstakannik. Ce dernier est typiquement russe et il existe de nombreux supports qui ont été travaillés telles des oeuvres d'art en étain, en argent ou même en or ciselés.antik-grand-samovar-imperial-russe-antique-1058210507_ML.jpg

Mise en ambiance

Les maîtres mots sont chaleur et convivialité. C'est donc plus une consommation hivernale, agréable à partager au coin du feu entre amis plus ou moins nombreux, de 2 à 10 personnes pour un goûter ou en famille au cours d'un repas de fin de journée.
En outre le samovar accessoire central de la dégustation les couleurs rouge, noir, le doré ou le bleu si réputés des porcelaines impériale de Saint-Pétersbourg

Les thés utilisés sont des thés noirs bien corsés et charpentés comme du Yunnan, un Qimen ou un Assam. Vous pouvez aussi ajouter une pointe de thé fumé.

Les accompagnements

Une soupe telle que le traditionnel bortsch (soupe à la betterave), les pirozhki (petits beignets fourrés à la viande et aux champignons), la vatrouchka (tarte au fromage blanc et aux raisins), la paskha (gâteau  au fromage blanc avec des zestes d'agrumes et des fruits confits ou le koulitch (cake aux raisins). Ces trois derniers mets sont traditionnellement servis à la Pâque Russe.

 

*Le premier samovar en photo est mon samovar dans le salon de thé AUX DELICES DE NATY à Etretat

 

 

 

 

14:49 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook