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22/09/2010

PHOTOGRAPHIES AU SALON DE THE - TOURISTES - GROUPES

Photographies prises par PatrickP1150651.JPG

Mireil de Soissons de passage à Villequier

pour la découverte du musée Victor Hugo et un petit brunch chez Naty .....

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Patrick de Mont St Aignan de passage à Villequier à la découverte de Victor Hugo, Léopoldine mais aussi "Les délices de Naty"..."quel bonheur havre de paix et de saveurs"(Patrick).....

 

 

 

Dans cette même journée j'ai eu aussi un groupe du Havre des randonneurs très sympathiques.....(pas de photos, la prochaine fois).P1150654.JPG


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Petit clin d'oeil pour Mireil et Patrick, je les remercient.......à bientôt 

 

Naty

14:06 Écrit par NATY dans ARTICLES, Loisirs, TEMOIGNAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/08/2009

LE THE QU EN PENSEZ VOUS?????

FIN DES INTERVEWS.....

Elona, infirmière

"Je suis très gourmande, et j'ai longtemps trop mangé. Pour limiter les dégâts, je bois désormais une tasse de thé juste avant les repas. Du coup, je n'ai pas l'impression d'arriver le ventre vide à table : mon earl grey de  Naty très parfumé, tempère mon appétit. Je ne sais pas comment ça marche, mais c'est comme si le parfum du thé apaisait mes sens en quête de sensations. Ma frénésie goulue m'a fait prendre 60 kilos. Aujourd'hui, je les ai perdus. Pas seulement grâce au thé mais c'est indiscutablement l'un des points essentiels qui m'ont permis de tenir"

Carine responsable de Gestion

Depuis plusieurs années, j'achète une marque (la plus réputée voir le 60 millions de consommateurs) j'aime le earl grey bergamote, j'ai fait la connaissance de Naty...elle m'a expliqué que dans 60 millions  de consommateurs du mois d'avril 2009 page 18 le prix de la boîte de sachets me revient à 43,00 € le kilo aujourd'hui Naty m'a fait sentir son Earl Greyà 21,00 € le kilo en plus  une odeur agréable  et du thé en feuille et elle m'a expliqué qu'avec 100grs de thé Earl grey en vrac elle  fait 50 tasses de thé de 2 grs.....Je lui ai acheter en plus des filtres car je n'avais ni boule ou autre et maintenant je bois un vrai thé et non de la poudre.....Elle est très agréable dans son salon de thé il y a des théières du bout du monde et une brique à thé (je n'avais  jamais vu cela auparavant!!!!!!, j'ai appris beaucoup de chose en plus elle m'a offert un macaron à la noix de coco et je suis repartie avec une recette du poulet au thé noir super sympa......

Je compte bien revenir la voir ......

Carine

 


MARTINE, fonctionnaire : des économies terribles !!!!!!

 

« Depuis qu’ils ont installé la machine à café « que tout le monde a » (je ne veux pas donner la marque, ça me désole, à chaque fois que j’allais me faire un café, je devais mettre 0,50 € dans la cagnotte (chez nous chacun paye son café). Eh bien, à force ça fait un sacré budget. J’en ai marre. Et comme chez moi je ne bois plus de café mais du thé, j’ai décidé de faire la même chose au boulot. J’achète des sachets chez Naty et un sachet de 100g de thé vert jasmin en vrac. Cela me revient moins chère. Et les sachets c’est très pratique j’en prépare un le matin et j’ai un excellent thé vert pour ma journée. Le café  me coûte150,00€ par an !!!!!

Thé vert au jasmin 100grs Aux Délices de Naty 3,60€; les sachets 6,00€ les 64 sachets ou une boule à 3,66€ . »

Récapitulons : 100grs => pour un mug 2 grammes de thé (cuillère à thé de 2grs en vente chez Naty) + boule ou sachets + eau = 50 mugs de thé au jasmin…Le calcul est vite fait


Jerôme, (Patissier)

"Le thé c'est une infusion. Rien de compliqué : tu mets un filtre avec du thé dans l'eau brûlante et voilà. En fait, ce que j'aime c'est qu'il se fait tout seul, comme un grand, pendant que je suis sous la douche.Je sors, je m'assois devant mon petit déjeuner et voilà c'est prêt. Magique!!!! c'est que du bonheur!!!

Candice (commerçante)

"Je ne sais pas si j'aime le thé ou le tea time, cet instant où on s'engouffre dans un salon de thé alors que dehors il fait horriblement froid, et qu'on s'installe pour déguster une assiette gourmande en buvant  un thé bien chaud"

Jean-Yves (Ingénieur raffinerie)

"J'aime bien boire du thé, j'en avale des thermos entiers dans la journée. Je les prépare le matin, pendant le petit déjeuner et je bois facile mon litre jusqu'au soir. Pas trop infusé pour éviter l'énervement. Je déteste les boissons sucrés comme les sodas, je ne digère pas les jus de fruits, le café pour moi est trop fort pour en boire toute la journée. Donc je bois du thé. Noir? vert? aucune importance, je bois qu'il y a ma femme achète parfois du noir, du vert au ginseng, du blanc aux algues Ca m'est égal!!!!! quand on aime on ne compte pas!!!!".

SORUCHE (Ingénieur)

"Je suis Iranien et, chez nous, le thé est une tradition. Les samovars permettent d'avoir du thé à disposition toute la journée, et on en boit du matin au soir. J'ai d'ailleurs un souvenir assez particulier lié à ce samovar : comme l'eau est constamment sur le feu, le thé en sort brûlant. Mon père le boit du bout des lèvres en faisant un bruit particulier que mon frère et moi imitions quand nous étions petits. Sinon, je préfère nettement le thé en vrac au thé en sachets. Au bureau, j'ai 14 sortes de thé (Oolong, Blanc, du Bengale....)!"

François (Technicien automobile)

"Pendant 20 ans, j'en suis resté au stade où j'extirpais un sachet de thé Earl Grey. Naty m'a démontré avec des arguments le thé en sachet c'est bien mais le thé en vrac c'est mieux la saveur du thé est plus présente que dans un sachet où les feuilles sont brisées et quelque fois en poudre.....et en plus il est cher (voir l'article des 60 millions de consommateurs sur le blog) de plus elle a des recettes comme les oeufs marbrés au thé fumé (lapsang souchong) qui ont épaté mes ami (es). Il y a des moments ou je mettais deux sachets dans mes tasses...maintenant je met une boule avec quelques feuilles de Earl Grey mon thé à une couleur cuivré et une senteur d'un vrai Earl Grey.... Maintenant j'aprécie le thé en vrac.... Au travail je continue quelques sachets mais chez moi ....je prend le temps de me faire un bon thé avec une douceur......(vor les recettes détox)

Technicien de France Télécom chez Naty

L'autre jour, suite  à un problème de ligne à mon domicile, un technicien de France Télécom est venu réparé ma ligne, je lui ai proposé un café ne sachant pas s'il aimait le thé....... En discutant "il a beaucoup voyagé et lors de ces voyages il a goûté divers thés et  à ramené lors d'un voyage une brique de thé noir compressée de Chine . Il m'a demandé comment faire pour déguster ce thé. "Je lui ai répondu en grattant avec un couteau ou lime "  Bon courage.....Lire ci-dessous.

Brique de thé

Les briques de thé (zhūan chá) ou thé compressé sont des blocs de feuilles entières ou moulues de thé, qui ont été pressées sous forme de bloc. Avant la dynastie Ming, c'était l'aspect le plus courant du thé. Aujourd'hui, cela est plus rare, mais il existe encore des thés post-fermentés sous forme de briques, de boules ou autre, comme le thé pu-erh. Les briques de thé peuvent être utilisées comme boissons, comme nourriture, et dans le passé aussi comme monnaie.

LA PRODUCTION

Dans la Chine Ancienne, les thé compressés étaient généralement constitués de feuilles moulues séchées, qu'on pressait en en forme de briques ou autre. On utilisait aussi des feuilles entières et partiellement sèches. Certaines briques de thé étaient mélangées à des agents liants comme la farine, le sang ou le lisier, afin de maintenir leur forme, ainsi elles pouvaient être utilisées pour un usage physique (ex: la monnaie). Une fois les briques formées, on les laissait sécher et vieillir, avant d'être vendues ou échangées. Jusqu' au 19ème siècle, l'utilisation des briques comme monnaie dans le commerce était courante. Leur aspect compact facilitait le trajet et limitait les altérations durant le voyage en caravanes sur l'ancienne route du thé.

Les briques de thé sont toujours fabriquées pour les boissons comme le pu-erh, mais on utilise plus couramment des feuilles entières de nos jours. Le thé compressé peut-être trouvé sous plusieurs formes, la plupart étant toujours existante. Il y la boule de 100g, appelée tuóchá , traduit de plusieurs manières, dont nid d'oiseau ou bol de thé. Il existe aussi une petite boule, disposant juste de la quantité nécessaire juste pour une théière ou une tasse xiǎo tuóchá , qui pèse entre 3g et 5g. La plus grande pièce de 375g s'appelle bǐngchá, littéralement, biscuit à thé. La grosse brique carrée, quant à elle porte le nom de fángchá , le thé carré.

Pour produire une brique de thé, que ce soit du thé moulu ou entier, il doit d'abord passer à la vapeur, puis être compressé dans une forme solide. Certaines presses peuvent laisser des inscriptions artistiques ou autre sur le thé. Les briques de thé moulu sont humidifiées avec de l'eau de riz pendant la compression, pour s'assurer que la poudre soit bien compacte. Puis on laisse les blocs sécher jusqu'à ce qu'une partie de l'humidité s'évapore.

Il existe un thé à Yaan, qui ne pousse que dans cette région. Il est exporté en grande quantité au Tibet, via Kangting sur les routes des caravanes, en passant par Batang et Teko. Mal considéré par les chinois, les tibétains eux l'apprécient grandement, car il s'harmonise parfaitement avec le beurre rance de yak, avec lequel le thé est mixé. On ne trouve pas que des feuilles de thé dans les briques, mais aussi des feuilles de toute sorte (fruits), des brindilles d'arbustes. Cet amalgame est passé à la vapeur, pesé et compressé en briques solides, qui sont ensuite emballées dans des tresses, par quatre. Ces blocs rectangulaires pèsent entre 10 et 12kg - La qualité du thé varie selon le poids – et sont acheminés à Kangting par des coolies.
La brique de thé est emballée (à Kangting) soit dans la cour ou dans la rue. Le processus est assez compliqué. Les briques de thé acheminées par les coolies doivent être reconditionnées différemment, car la marchandise répartie en 4 briques attachées ensemble ne convient pas pour le transport à dos de yak. Donc les briques sont d'abord coupées en deux, puis réparties trois par trois, laissant ce qu'on appelle le gam, qui équivaut à la moitié du chargement. Le thé qui ne tardera pas être consommé est emballé dans des nattes, mais les gams destinés à aller dans des contrées éloignées, sont cousus dans de la peau de yak. Ces peaux ne sont pas teintées, mais sont séchées au soleil. Quand elles servent à l'emballage, on les plonge dans l'eau afin de les rendre malléables, puis elles sont cousues autour de la marchandise. Lorsqu'elle sèche à nouveau, elle devient dure comme le bois, résiste à la pluie, aux coups et aux immersions dans l'eau. Le thé est donc bien à l'abri. Les emballeurs tibétains constituent à eux seuls une vraie confrérie, reconnaissable à cause de leur forte odeur dégagée par la peau de bêtes non teintée.

Il existe un autre cercle important à kangting, celui des femmes coolies qui transportent la marchandise des entrepôts aux auberges (points de départ des caravanes). Elles doivent être dotées d'une grande force physique pour porter des cargaisons réservées aux yaks, sur de courtes distances mais plusieurs fois par jour. La plupart d'entre elles sont de jolies femmes. Elles ont l'air gai malgré leurs lourdes marchandises, maintenues par une ceinture de laine, sanglée autour de leur poitrine.

CONSOMMER LE THE EN BRIQUES

A cause de leur densité et de leur intensité, le thé est habituellement consommé une fois moulu en fine poudre.

BOISSON

Dans la Chine Ancienne, la consommation de thé comprenait trois étapes :

1. Griller : un morceau de la brique était cassé et grillé au dessus du feu. En quelque sorte, on la désinfectait en enlevant les moisissures et les insectes. Ces petits dégâts avaient notamment lieu quand les briques n'étaient pas couvertes dans les entrepôts. Faire griller le thé lui donnait aussi une saveur agréable.
2. Le meulage : les briques de thé grillées était brisées puis moulues en fine poudre.
3. Le mélange : le thé en poudre était mélangé à de l'eau chaude, et remué avec un fouet avant d'être servi. Une fois la mixture absorbée, on pouvait profiter de la couleur et de la forme laissées par la poudre.

Ces procédés sont à présent rares et méconnus.

NOURRITURE

Le thé était très utilisé dans la nourriture en Asie Centrale et au Tibet, aujourd'hui, ce principe est moins répandu mais toujours présent. Au Tibet, on fait bouillir quelques morceaux de briques de thé toute la nuit, quelque fois en ajoutant du sel. Après on mélange le tout avec du beurre, de la crème et du lait, pour en faire du beurre de thé, un classique dans la cuisine tibétaine.
Le thé mélangé avec de la tsampa (farine d'orge grillée) est appelé Pah. On malaxe des portions individuelles dans des bols, on les met en boules, puis on les mange.

Selon certains, le thé mangé apporterait des fibres.

BRIQUES DE THES UTILISEES COMME MONNAIE

Etant donnée la valeur élevée des briques de thés, celles-ci étaient utilisées comme monnaie en Chine, au Tibet, en Mongolie et en Asie Centrale. Tout comme la brique de sel en Afrique. Les nomades de Mongolie et de Sibérie préféraient utiliser les briques comme monnaie. Le thé servait non seulement d'argent, de nourriture en période de faim, mais ils s'en servaient aussi comme remède contre les rhumes et les toux. Jusqu'à la deuxième guerre mondiale, les briques de thés étaient toujours utilisées comme monnaie comestible en Sibérie.

Les briques de thé étaient principalement fabriquées dans la zone de Yaan, dans la province de Sichuan. Il existait 5 qualités et donc 5 valeurs différentes. La troisième qualité était la plus courante (brgyad pa) à la fin du 19ème, début du 20ème. Elle valait 8 tangkas tibétains à l'époque à Lhassa. Le Tibet exportait aussi ces briques à Bhutan et Ladakh.

 

 

Isabelle décoratrice

"Quand i n'y a pas d'Earl grey, il n'y a rien", disait Marguerite Duras....Eh bien, le thé pour moi, c'est un peu ça....Quand il n'y a pas d'earl grey, tout semble soudain se teindre de gris, s'obscurcir un peu. Il n'y a rien de plus puissant que ce thé-là. Suave, raffiné, son parfum de bergamote m'entraîne toujours aux confins du monde...."

MARIE  Journaliste : "le thé me donne faim"

"Alors moi, je ne dois pas être normale, mais le thé me donne faim. Ses arômes, sa couleur, tout me met en appétit. Jen n'ai aucun problème de poids, donc je ne sais pas si ça a un impact sur ma silhouette, mais le fait est là. Si je ne bois pas de thé, je ne pense même pas à manger. Sers-moi une tasse, et là je ferais les fonds de tiroirs à la recherche d'un vieux bout de chocolat ou un biscuit".

Julie Martin : un truc de cuisine

Les glaçons au thé, je m'en sers depuis longtemps, pas tant pour mes boissons que pour tenir fraîches ou même rafraîchir mes salades de fruits ; j'y glisse quelques cubes, qui fondent doucement pendant que chacun papote à table, tout en donnant un petit goût subtil au dessert. En général je les prépare avec du thé blan le Pai Mu tan et de la fleur d'oranger!!!!!

Benoît Martin, artisan : du thé pour me soigner......

"Je fais confiance au thé, c'est la boisson bienfaisante pour moi. Je suis atteint d'hémochromatose et mon medecin m'a conseillé voilà bien longtemps de boire du thé à table. C'est un vrai plaisir. J'ai même appris à consommer tel thé avec tel plat. Par exemple le thé fumé va très bien avec les oeufs. Je préfère un thé léger vert avec du poisson et les légumes. ....

Eva (marchande d'art : moins quinze kilos grâce au thé)

"J'ai perdu 15kg en 1an et demi de 'régime thé'. Par régime thé, je m'explique : je me suis mise à boire 4 tasses de thé par jour, plus du tout de café, et j'ai supprimé la plupart des desserts. En fait j'ai gardé 1 dessert tous les 2 jours seulement, et même, souvent je n'en ai plus envie. Vous me direz que ça suffisait pour maigrir, mais moi je sais que non. J'avais déjà essayé la même chose avant, sans les tasses de thé : fiasco!!! Le thé apporte une touche parfumée, presque sucrée (pourtant je le bois nature!) qui m'a aidée à surmonter mes envies de sucré. C'est grâce au thé que j'ai fondu."

14:30 Écrit par NATY dans TEMOIGNAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : témoignages | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/07/2009

UNE NOUVELLE ANNEE DANS LA CAMPAGNE YUNNANAISE.....(site www.puerh.fr)

(site www.puerh.fr)Extrait du site écrit par Olivier Schneider le lien est sur le côté de mon blog Naty  

Nous venons de passer en Chine dans l'année du Lapin. Comme vous le savez certainement le calendrier chinois n'est pas basé sur le cycle solaire, comme l'est le calendrier grégorien, mais sur le cycle de la Lune. Et c'est donc chaque année, entre le 21 janvier et le 20 février du calendrier grégorien, soit le premier jour du printemps dans le calendrier lunaire, que nous débutons en Chine la nouvelle année. Mais bien plus qu'un simple formalité, ou qu'une nuit de festivités symboliques telle que nous la pratiquons généralement en occident le 31 décembre, le "passage de l'année" aussi appelé Nongli Xinnian (农历新年) est pour une grande majorité de Chinois l'événement le plus important et attendu de l'année et qui d'une certaine manière condense en une semaine ce que nous connaissons en occident à travers les fêtes familiales de Noel, de nouvel an, et les grandes vacances estivales... 

Bien qu'il y ait une racine commune et un certain nombre de similitudes dans les festivités de la nouvelle année, on note de très grandes différences entre les pratiques, rites, coutumes et habitudes, selon les régions chinoises et les ethnies qui y vivent. Plus que cela encore, le nouvel ans se déroule souvent de manière sensiblement différente d'un village à l'autre, et même au sein du Yunnan j'ai passé des nouvel ans radicalement différents selon les villages où je me trouvais pour le jour de l'an.

En vous souhaitant donc la meilleure année qu'il soit, je vous propose de partager ces moments magiques et de vous emmener pour un petit aperçu du nouvel an tel que l'on peut le vivre dans certaines campagnes du Yunnan.

Tout un pays en congé pour une semaine de festivités...

Le nouvel an c'est tout d'abord la seule période de vacance annuelle, généralement entre 5 et 15 jours, pour la grande majorité des Chinois, et c'est donc un moment fortement attendu de tous. Mais c'est aussi souvent, surtout compte tenu de l'étendue de la Chine, le seul moment ou les familles se retrouvent. Au vu de l'immensité de ce pays, et du nombre d'habitants qu'il comporte (plus d'un Milliard trois cents mille) je vous laisse imaginer la complexité et le relatif chaos que représente chaque année, ne serait-ce que l'immense flux humain concentré sur ces quelques jours (regarder durant les congés estivaux la paralysie annuelle des réseaux auto-routiers Français, pays d'une cinquantaine de millions d'habitants seulement, en prenant en compte que ces congés sont généralement étalés sur 2 mois, donne un vague aperçu du problème une fois mis à l'échelle chinoise). Toute l'infrastructure du pays est donc chaque année adaptée pour contenir ce gigantesque mouvement d'ensemble, les trains et avions sont réservés des mois à l'avance et l'achat des billets nécessite souvent des heures de queue, en particulier dans les grandes villes, les réseaux postiers sont totalement débordés, de nombreuses entreprises sont saturées et ne sont plus en mesure de proposer leurs services... posant ainsi annuellement et àMais c'est aussi, dès la veille du nouvel an, la fermeture pour au moins une semaine, d'une grande majorité (la totalité dans certaines régions ou villes) des commerces, magasins, industries, restaurants, etc... On observe ainsi, notamment dans le Yunnan une sorte d'inversion particulièrement intéressante entre villes et campagnes. Tandis que dans les campagnes cette semaine de nouvel an résonne d'une vie et d'une activité hors du commun, les villes telles que Kunming prennent l'apparence de villes fantômes. Les rues désertées ne sont plus qu'une succession de rideaux de fer clos et il est illusoire pendant une grosse semaine d'espérer trouver une épicerie où faire ses courses, un restaurant où manger ou un salon de massage ouvert.

 

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Et plus que de simples vacances, qui viendraient en quelque sorte envelopper le réveillon, c'est ici tout le nouvel an qui s'étale sur une semaine, dont chaque jour est festivité.

Nettoyer le passé et soigner le futur...

Le nouvel an chinois est un passage. On ne fête pas simplement l'arrivée de la nouvelle année, on passe de la précédente à la suivante et bon nombre des pratiques et coutumes de ce nouvel ans sont précisément là pour permettre que ce passage se fasse dans les meilleures conditions. On commence donc pour cela et avant le premier jour du printemps, par effacer les mauvaises influences de l'année qui vient de s'écouler, on nettoie sa maison de fond en comble, on finit de la construire si elle est en construction, on essaye de régler les choses qui auraient du être réglées dans l'année, on rembourse ses dettes, etc. On prépare ensuite la nouvelle année pour qu'elle soit un nouveau départ et se déroule pour le mieux. Dans de nombreux villages le nouvel an est traditionnellement le moment d'acheter de nouveaux habits et les marché sont

pour cela pleins.

(Article sur le site de Pu erh.fr sur le côté de mon blog)

 

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On voit encore ainsi dans certains villages les enfants courir à travers les rues le jour de l'an pour montrer leur nouveaux habits. On allume aussi le jour de l'an dans certains villages, de grands bâtons d'encens, de taille humaine, à droite et à gauche de la porte de la demeure. De même c'est l'occasion de redécorer sa maison, en particulier avec des inscriptions de bon augure pour cette année, que l'on accroche sur les portant et les battants de la porte d'entrée pour le nouvel an après avoir pris soin d'enlever celles de l'an passé, et qui y resteront ensuite toute l'année. Outre ces messages on en profite aussi souvent pour revoir la décoration de sa maison, selon le style et la mode de la région, et là aussi les marché de campagne s'emplissent les jours précédents le réveillon de tableaux, broderies et posters, qui aideront à entrer dans l'année sous un jour nouveau.

Argent, nourriture et pétarades au coeur de la fête...

La nourriture et l'argent sont depuis des temps très anciens deux piliers omniprésents dans la culture et le quotidien chinois. C'est d'autant plus présent durant le nouvel an où tout est fait pour que l'année qui vient apporte prospérité et fortune. Tout doit être gros, imposant, cher ou tout du moins sembler cher et de nombreux produits comme le thé sont proposés dans de très grosses boites richement décorées. La phrase la plus courante que l'on emploie pour souhaiter la nouvelle année est ainsi Gongxi facai (恭喜发财) qui signifie quelque chose comme "félicitations et faites fortune"... à laquelle les enfants rajoutent parfois en rime Hongbao Nalai: "Par ici les hong bao".

Le nouvel an est en effet le moment on l'on offre les Hong bao, ces enveloppes rouges dans lesquelles on glisse quelques billets. Traditionnellement on offre des Hong bao aux enfants, ses propres enfants lorsqu'il sont jeunes ou les enfants des familles que l'on va visiter durant le nouvel an. Ce sont dans ce cas généralement des enveloppes symboliques contenant de petits sommes. Mais, une fois les enfants devenus adultes, et leurs parents vieillissant, il est d'usage de donner des Hong bau plus conséquents à ses parents. En Chine, où la notion de famille est bien plus importante qu'elle ne l'est en général en occident, et où il n'y a pas de système de véritable retraite, c'est traditionnellement les enfants qui entretiennent ou aident leurs parents lorsque ceux-ci ne peuvent plus travailler, rendant d'une certaine façon le soutient qu'ils ont reçu dans leur jeunesse. Afin que l'année ne soit que renouveau, il est d'usage dans de nombreuses régions, de n'offrir dans les Hong bao que des billets neufs, et les distributeurs de banque ne proposent en général durant cette période que des billets flambant neufs.


1.Décoration de nouvel an, l'argent à l'honeur
2.Billets de 100 RMB flambant neufs tels qu'il sortent des distributeurs en cette prériode
3-4.Marché de Meng tuo (Lincang) avant le nouvel an
5-6. La poule, achat vedette et inévitable sur les marchés

La nourriture est bien sûr très présente, et au coeur de l'événement. Plusieurs jours avant le réveillon les marchés de campagne sont bondés et croulent de victuailles en tous genres: poules, coqs, poissons, cochons, et légumes à foison. Il est courant pour une famille, même modeste, d'acheter poule(s), coq et poissons, ainsi que du porc et parfois du boeuf en abondance. On cuisine ensuite pendant une grosse journée, parfois deux, préparant ainsi des dizaines de mets en quantité astronomique, assez pour nourrir un régiment pendant toute la semaine du nouvel an... Encore une fois tout doit être en abondance, et à chaque repas de la semaine devra être présent tous types de viande, poissons et légumes, préparés avec le plus grand soin, finesse et raffinement et en quantité suffisante de manière à ce que les plats ne puissent pas être vidés par les convives. Outre le raffinement gustatif, la composition des plats et aussi largement symbolique. Ainsi par exemple le poisson, aussi très présent dans les décorations de nouvel an, doit être présent à chaque repas, la prononciation de poisson (魚, yu) étant la même que celle du mot surplus (馀, yu), ce qui porte bon présage pour que l'année à venir soit baignée dans le surplus.


1-3.Cuisine en campagne la veille du nouvel an
4.Abondance et diversité, table en fin de déjeuné le jour de l'an

 

Le dîner du réveillon se passe généralement exclusivement en famille restreinte, avec les habitants du foyer. Les invités ne sont souvent pas tolérés, et même les membres de la famille vivant dans deux foyer séparés du même village ne passent pas ce temps ensemble. Il en est généralement de même le jour suivant, voir les deux jours suivants selon les villages. Passée cette première phase, famille et amis commencent à se visiter, et durant plusieurs jours, parfois une semaine, s'inviter dans les maisons des uns et des autres lors de déjeuners et dîners où la nourriture et d'alcool fort abondent et qui peuvent durer des heures...


Galettes de riz gluant préparés traditionnellement à Wan Yao (Lincang) pour la nouvelle année

 

La Chine n'ayant pas inventé les feux d'artifice pour rien, le tout est baigné de pétarades, presque continuelles, et le ciel des nuits de gerbes colorées. Traditionnellement on allume des feux d'artifice la nuit de la nouvelle année, et un grand ruban de pétards, que l'on pend devant la porte, le jour de l'an. Mais on ne se contente pas de cela et feux d'artifice et pétards, qui sont vendus absolument partout, explosent gaiement dans tous les coins pendant tout le nouvel an, enfumant les rues et créant un ronronnement incessant. Faits à la main, ces feux d'artifice et pétards sont d'une variété mais surtout d'une puissance sans commune mesure avec ce qui est en vente libre en occident, hors du réseau des professionnels de la pyrotechnie.


1.Ruban de pétards traditionnellement que l'on allume traditionnellement devant sa porte pour le nouvel an
2.Rue après l'explosion des précédents pétards
3.Stand de feu d'artifices dans un marché de Jiang chuan 
4.Mini feu d'artifices
5.Charge de feu d'artifice de la taille d'un poing

C'est d'autant plus remarquable dans la campagne avoisinant Jiang chuan où la totalité des feux d'artifice et pétards du Yunnan sont fabriqués, et on on trouve des explosifs capables d'enfumer en quelques instants une rue complète, ou des feux d'artifice de la taille d'un poing, dont les gerbes atteignent des hauteurs et des dimensions incroyables. Comme pour tout ce qui accompagne le nouvel an, on achète au plus gros, et beaucoup dépensent des fortunes pour ces quelques moments magiques, qui accompagnent le passage.

Bienvenue dans l'année du Lapin!

L'Astrologie chinoise est quelque chose de très complexe, à quelle de nombreuses croyances et cultures se sont mêlées depuis des siècles qui se basent autant sur l'astronomie, sur la religion ou les croyances populaires. Parmi les différents systèmes qui s'y entremettent 12 signes représentants des animaux réels ou imaginaires ont été introduits durant le XX siècle, probablement issus de l'astrologie Persanne et arrivée en Chine via le Tibet ou l'Inde, chacun de ces signes venant successivement marquer une année donnée. C'est ainsi que nous venons, pour un an, de rentrer dans l'année du Lapin (tu 兔), bien que pour être précis le passage dans le signe du lapin ne se fasse pas le premier jour du printemps mais au jour dit Lichun (立春), qui prend place le 4 ou 5 février. Par ailleurs ,il est bien de rappeler que ,dans certains pays d'Asie, notamment le Viet Nam, cette année n'est pas celle du lapin mais du chat, quatre des 12 signes variant en effet selon les pays...

Le passage d'un signe à l'autre marque dans la croyance Chinoise tous les évènements de l'année, à commencer par le caractère de ceux qui naîtront durant cette année, mais aussi l'ensemble des évènements qui arriveront au cours de l'année. On dit ainsi que l'année du lapin (qui par ailleurs est une année Yin) sera tranquille, tout du moins en apparence, et permettra de prendre des forces avant l'année du dragon, nettement moins paisible. C'est donc l'année du repos et de la tranquillité, qui par ailleurs sera ,selon la culture chinoise, profitable aux diplomates, aux hommes de loi et à la justice.

Les enfants qui naîtront durant l'année du lapin seront tranquilles et heureux. On dit du lapin qu'il est doué, ambitieux, agréable, discret, réservé , raffiné et prudent. Quelqu'un de malin et verbeux, qui aime son entourage et est apprécié de ce dernier. Diplomate ,le lapin sait garder son calme et son sang-froid en toute situation. Le lapin est réputé un bon homme d'affaire, particulièrement habile à saisir les bonnes occasions et en tirer profit. Cependant, on attribue au lapin un caractère superficiel, léger, et conservateur. Ne pouvant être heureux que dans le confort et la stabilité il craint le changement, évitera consciencieusement tout risque de bouleversement.

Une nouvelle année pour puerh.fr

Pour puerh.fr, cette année, longuement attendue sera celle de l'épanouissement après près de 5 années de travail, marquera d'une certaine manière l'aboutissement de mes recherches durant ces années, mais plus qu'un aboutissement sera aussi l'année du renouveau et de l'éclosion de nouveaux horizons. 

Cette année verra ainsi tout d'abord le jour le site www.puerh.fr, sous sa forme véritable. Fruit d'années de travail acharné il reprendra et interconnectera l'ensemble des articles sur le thé que j'ai écrit ces dernières années, dans de nouvelles versions, remaniées, partiellement re-rédigées et largement enrichies de divers contenus.

Mais c'est aussi, notamment grâce à de nouveaux partenariats et de nouveaux moyens, l'année du renouveau dans notre travail de recherche, avec la mise en place dans le Yunnan et à Hong Kong de différents programmes de recherches autour du puerh et de la culture du thé, que vous découvrirez à travers les nouveaux articles de 2011, notamment des recherches sur le vieillissement du puerh et un vaste projet de recherche sur la cartographie du Yunnan et des terroirs du puerh. Renouveau aussi dans ma propre situation, puisque j'ai profité du passage de l'année pour déménager et déménager mon bureau, au beau milieu d'un petit village agricole des montagnes de Lincang, au coeur même des montagnes à thé du Yunnan (qu'elles appartiennent à Lincang, au Xhishangbanna ou à Pu'Er), contexte idéal, duquel je poursuivrai plus profondément encore mes recherches et rédigerai les articles qui ponctueront cette nouvelle année.


Wan yao cun, petit village de Lincang d'où j'écris ces quelques mots

Plus encore cette année, et après les différentes partenariats que nous avons eu les dernières années avec des structures locales, notamment afin de vous proposer les thés que nous avons découvert, verra l'avènement d'une nouvelle structure partenaire, possédant une présence permanente au coeur des montagnes à thé (pour les jeunes thés de terroirs), mais aussi à Hong Kong et Taiwan (pour les thés âgées) dans laquelle nous sommes cette fois fortement investis. Outre de permettre le financement de nos nouveaux projets de recherche, cette nouvelle structure vous permettra plus simplement encore et de manière plus efficace d'accéder aux thés que nous aurons sélectionnés pour vous, avec une totale garantie de la qualité, de l'authenticité, de la provenance précise et des conditions de stockage de ces thés, qu'il s'agisse de jeunes thés ou de thés anciens. Outre de permette, avec éthique et respect, l'approvisionnement en puerh de qualité, il s'agira aussi pour les professionnels qui depuis longtemps suivent nos recherches, de pouvoir proposer nos services de conseil et d'expertise concernant le puerh et les thés du Yunnan.

Je tiens à en profiter pour remercier personnellement tous ceux qui m'ont soutenu et m'ont apporté leur aide durant ces années, et grâce à qui l'année du Lapin se dessine pour puerh.fr comme celle de l'éclosion et de l'épanouissement, et dont j'espère que vous apprécierez les fruits! N'hésitez d'ailleurs pas à vous joindre à nous si vous pensez pouvoir nous apporter une aide quelconque, le printemps s'approche mais la route reste longue...

En vous souhaitant encore une merveilleuse année du Lapin qui je n'en doute pas sera pour nous tous l'année de toutes les réussites!

(extrait de l'article d'Olivier sur le site puerh.fr)

Bonne lecture

Naty

 

 

17:20 Écrit par NATY dans Blog, HISTOIRE DU YUNNAN, Loisirs, MYTHE ET LEGENDE, TEMOIGNAGES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook