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08/04/2013

Pour jouer au sommelier un thé comme un vin

La semaine prochaine les petits conseils en "thé-ssert"



Voici quelques astuces pour travailler vos accords :  au fil du repas


- Voici quelques suggestions de mon cru, sachant que les accords, comme pour le vin, sont infinis et font l'objet d'une perpétuelle recherche. 

Avec des légumes,essayer les thés verts, jaunes et certains pu erh, l'association fonctionne bien.

Avec du poisson et des fruits de mer, vous pourrez proposer soit les thés verts du Japon, soit certains thés bleu-vert torréfiés, à adapter suivant le type de cuisson du poisson.

Plus la cuisson induit du grillé, du croustillant, plus on ira vers un thé torréfié(La torréfaction, quand il y en a une bien évidemment, sera toujours la dernière étape de la préparation d'un thé. Elle pourra se faire en une ou en plusieurs fois. On pourra également  retorréfier un thé à plusieurs reprises, au cours des années afin d'assurer un bon vieillissement.La manière traditionnelle consiste à mettre les feuilles dans des paniers en bambou, le tout placé au-dessus de foyers alimentés par du charbon de bois, mais ce n'est pas la seule technique utilisée comme nous le verrons plus tard. Le choix du charbon est très important pour obtenir un thé de qualité, même si maintenant il tend à être remplacé par un serpentin électrique. Le contrôle du temps, pouvant aller de quelques heures à plusieurs semaines, et de la température seront primordiaux).

Avec des viandes blanches, les thés verts, jaunes et certains pu erh suivant le type de cuisson de la viande, mais aussi les thés rouges de Ceylan, dU Darjeeling ou du continent africain.

Avec les viandes rouges, les thés bleu vert fortement oxydés ou fortement torréfiés, les thé rouges Assam.

Pause fromage

La combinaison thé fromage est infinie, peut être parfois plus simple qu'avec du vin, car le thé a un côté très désaltérant. Voici quelques idées

- du fromage frais type yaourt avec un thé vert du Japon.(Bencha)

- du chèvre frais un thé verts de Chine (chun mee)

- Cantal ou le Saint nectaire un Yunnan ou Assam

- Maroille avec un Darjeeling

- Roquefort avec un Lapsang souchong

 

- Vous devez prendre en compte la saveur du thé :soit vous jouez le contraste et la complémentarité des notes aromatiques en associant par exemple un poisson (notes marines)  à un thé aux notesboisées et grillées tel qu'un Oolong torréfié, soit vous jouez la similitude avec, par exemple, toujours accompagner un poisson, un thé aux notes végétales et iodées tel qu'un thé vert du Japon exemple BENCHA

- vous prendrez aussi en compte la texture du thé et du mets : toujours en contraste et similitude par exemple un dessert moelleux comme un cake à l'orange  avec un thé tannique tel qu'un thé rouge du Yunnan ou un dessert puissant, corsé comme un fondant au chocolat noir avec ce même thé charpenté;

- Enfin vous veillerez à l'équilibre des saveurs entre thés et mets, toujours en jouant le contraste ou la similitude.

Dans tous les cas , thés et mets doivent se révéler l'un l'autre et ne pas se concurrencer ni s'étouffer.

En apéritif

Le thé est unebonne boisson de préambule soit travaillé dans une recette de cocktail avec ou sans alcool, soit en accompagnement. Vous pouvez par exemple, comme cela se pratique en Chine, confectionner un thé Oolong au Gong gu cha. Cette préparation donne des thés très puissants à l'image d'une liqueur et par expérience je trouve qu'ils ouvrent l'appétit. Ils seront agréablement accompagnés de quelques graines et fruits secs.( Le 工夫茶 gōngfū chá est simplement une méthode conviviale permettant d'obtenir un bon thé, de même qu'en Occident lesœnologues utilisent certains verres et un vin préparé par une ventilation suffisante, à la température voulue, pour déguster les grands crus. Cette méthode permet également de mettre en avant les parfums du thé, ainsi que le thé lui même par un service raffiné (Théière en terre de Yi Xing)

18/03/2013

NOUVELLE FONCTIONALITE DE LA BOUTIQUE EN LIGNE

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Shampoing douche, thés, chocolats, objet sur le thé, biscuits..... A bientôt Naty

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04/02/2013

AYRUVEDA

Le régime ayurvédique est établi selon le dosha majoritaire de chacun (VataPitta ou Kapha) et tient compte des rythmes naturels (les 6 saisons indiennes, les différentes heures du jour), eux mêmes sous influence des doshas. Les aliments sont classifiés selon leurs caractéristiques (amer, acide, piquant, sucré, salé et astringent) et leur impact positif ou négatif sur le dosha afin d’être combinés au mieux et assurer ainsi le bien-être de chacun. Ainsi le dosha Vata est plus enclin aux goûts salés, acides et sucrés, Pitta préfère les goûts sucrés, amers, astringents et Kapha les goûts piquant, amer et astringent.

L'āyurveda ou ayurvéda ou encore médecine ayurvédique (en écriture devanāgarī : आयुर्वॆद, la « connaissance de la vie », āyurveda est une association des mots : āyur signifiant « vie » et veda qui signifie « connaissance ») est une médecine traditionnelle originaire de l’Inde, également pratiquée dans d'autres parties du monde. L'ayurveda puise ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique. En l'occurrence, il s'agit d'une approche dite holistique de la culture védique, dont l'hindouisme s'est librement inspiré. L'āyurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud.

La littérature la plus ancienne sur l'āyurveda est apparue en Inde au cours de la période védique. Les deux traités les plus anciens et les plus connus sont la Caraka-Saṃhitā et la Sushruta-Saṃhitā qui datent du début de l'ère chrétienne. Avec le Aṣṭāṅga-Hṛdaya, "Coeur de la médecine" et le Aṣṭāṅga-Saṃgraha, "Compendium de la médecine" de Vāgbhaṭa, l'ensemble forme la bṛhattrayī, « les trois majeur » de l'āyurveda4. Trois autres traités plus récents le Mādhava-Nidāna (début du VIII° s.), la Śārṅgadhara-Saṃhitā (fin du XIII° s.) et le Bhāva-Prakāśa (XVI° s.) forment "les trois mineurs"4.

- Sushruta écrit:

Une statue de Charaka, auteur de la Charaka Samhita

« La principale voie de transmission du savoir au cours de cette période a été la tradition orale. La langue utilisée était lesanskrit - le sanskrit védique de cette période (2000-500 avant J.-C.). La plus authentique compilation de ses enseignements et de ses travaux est actuellement disponible dans un traité appelé Sushruta Samhita. Il contient 184 chapitres et la description de 1120 maladies, 700 plantes médicinales, 64 préparations de substances minérales et 57 préparations à base de substances animales. »

Les Doshas

āyurveda croit en l’équilibre de trois "humeurs" ou dosha:

  • Vata (vent/esprit/air),
  • Pitta (feu/bile),
  • Kapha (terre/eau/mucus).

Ces éléments sont présents à des degrés différents chez chaque individu. Cette doctrine des trois dosha, est primordiale. Le(s) dosha(s) dominant chez l'individu détermine(nt) ses tendances, ses faiblesses et conseille un style de vie, notamment un régime qui lui est bénéfique, en l'harmonisant avec l'univers. Dans l'āyurveda, le corps humain présente 20 guṇa (en devanāgarī : गुन : qualités). La chirurgie et les instruments chirurgicaux sont utilisés. La construction d'un métabolisme sain, le bon déroulement de la digestion et de l’excrétion apportent la vitalité. L’āyurveda met également l’accent sur l'exercice, le yoga, la méditation et les massages.

11/02/2010

LA GRANDE AVENTURE DU "THE"

le thé dans le monde.doc


JUSQU'EN OCCIDENT

Bien que mentionné dans certains écrits de voyageurs arabes et persans, puis par Marco Polo au 12ème  siècle, le thé ne suscita guère d'intérêt en Europe avant le 17ème siècle. Tout d'abord importé dans les grandes capitales à Londres, Paris et Amsterdam grâce à la Compagnie des Indes orientales hollandaises, le thé était fort cher et consommé uniquement dans les milieux aristocrates et bourgeois. En France, il était vendu chez les apothicaires pour ses vertus médicinales après avoir rencontré quelques réticences, puisqu'on l'accusa de provoquer la faiblesse chez l'homme et d'enlaidir les femmes!!!!

Le succès du thé prit rapidement de l'ampleur en Angleterre où les maisons de thé se multiplièrent dès le début du 18ème siècle. L'East India Company s'empara du commerce du thé, alors réservé aux Hollandais et la Chine devint le principal exportateur du thé pour l'Angleterre; lui imposant par ailleurs d'importantes restrictions. Et pour ne rien arranger aux affaires anglaises, la Chine était peu intéressée par les produits que souhaitait lui vendre la Grande-Bretagne. Celle-ci décida alors de vendre à la Chine del'opium, provenant de  sa colonie des Indes Ainsi l'argent dépensé pour acheter le thé aux Chinois était au final remboursé par la vente d'opium! La Chine tenta de réagir en interdisant l'importation de la drogue, et l'Angleterre riposta par les deux guerres de l'opium. La Chine défaite du ouvrir ses frontières et ses ports aux étrangers. L'opium quant à lui intoxiqua des millions de personnes jusqu'aux Anglais eux-mêmes qui finirent par en interdire le commerce. Parallèlement, les tentatives d'acclimatation du thé en Inde se virent enfin couronnées de succès, et la production et l'exportation indiennes de thé pouvaient désormais remplacer celle de la Chine. Au 19ème siècle le thé fut également acclimaté à Ceylan, aujourd'hui appelé Sri Lanka où il remplaça la culture du café gravement touchée par un parasite.

Les plantations de thé anglaises firent le succès de grandes compagnies qui détiennent encore aujourd'hui le monopole du commerce en Occident telles que LIpton et Twinning. (qui ne sont pas meilleurs marchés ni qualité)... Mais la culture du thé était réalisée dans des conditions effroyables, proche de l'esclavage et un taux de mortalité élevé sévissait durement parmi les travailleurs indiens et sri lankais......

 


AU JAPON

Au Japon, le thé fut apporté par des moines bouddhistes dès le 7ème siècle. Sa culture ne fut réellement développée qu'à partir du 12 ème siècle, époque à laquelle le moine Ensaï  revint de Chine avec la méthode de préparation du thé en poudre fouetté, pratiqué à la cour des Song. Des graines de théiers furent plantées à travers tout le royaume donnant ainsi naissance à de nombreux jardins de thé janponnais encore bien connus aujourd'hui? Ensaï écrivit lui aussi son propre  traité du thé,prélude à un art de vivre japonnais qui allait prendre toute son importance aux époques suivantes. A l'origine confiné au sein des monastères, où le précieux breuvage était apprécié pour maintenir l'éveil durant la méditation , le thé  se répandit à travers toutes les couches de la société. Les samourais prenaient plaisir à organiser des concours de thé où chacun tentait de briller par son érudition et sa richesse.

Le 16ème siècle marque l'âge d'or du thé au Japon, grâce à Sen No Rikyu, maître du thé au service du seigneur Hydeyoshi, contre lequel il oposa son désaccord face à sa pratique du thé , par trop ostentatoire.Hydeyoshi, renvoya Sen No Rikyu, lui demandant selon la tradition japonaise de se donner la mort pour trahison. Heureusement, Sen No Rikyu avait eu le temps de laisser derrière lui "les sept secrets de la voie du thé" qui inspira largement la "voie du thé". A travers une pratique rigoureuse et codifiée, la voie du thé est une religion de l'esthétisme qui recherche le beau, la pureté et l'harmonie dans une conception globale de l'homme et de la nature. Son enseignement donna naissance à trois écoles de thé qui existent encore aujourd'hui, l'une d'entre elles ayant à sa tête un descendant direct de Sen No Rikyu.

DE L  ASIE A L EUROPE

 

Le thé originaire de Chine, plus précisément de la région du Yunnan à la frontière du Laos et du Vietnam. Il a sans doute été consommé très tôt par les populations locales qui mâchaient les feuilles fraîches et les utilisaient bouillies à des fins médicinales.

C'est à partir de la dynastie Tang que le thé devient à la mode parmi le cercle des érudits et à la cour impériale. Des maisons de thé voient le jour, les lettrès s'y réunissent et y puisent leur inspiration. Peu à peu, la consommation du thé se répand dans toutes les  classes de la société jusqu'aux frontières de la Chine : Mongols, Tartares et Tibétains troquaient leurs chevaux, peaux de yack et autres marchandises pour s'approvisionner en thé. Le thé était  compacté sous forme de briques ou galettes pour faciliter son transport. Cette boisson permettait d'équilibrer leur régime uniquement composé de viande et de lait. C'est d'ailleurs toujours le cas aujourd'hui au Tibet et en Mongolie où le thé bouillli est complété par du beurre de yack et du sel.

Lu Yu, surnommé le 'dieu du thé' fut le premier à écrire sur la plante, dans son fameux Cha lu, ou Classique du thé qui ressemble des descriptions de la plante et des recommandations sur son mode de préparation et de consommation. Il établit également une classification du thé et inventa la 'lune de thé' sorte de galette de thé compressée.

Ensuite la consommation du thé devient de plus en plus raffinée notamment sous la dynastie des Song où la céramique se développe et donne naissance à de véritables chefs d'oeuvre. Le mode de préparation change, le thé est désormais réduit en fine poudre que l'on bat à l'aide d'un fouet dans de l'eau frémissante. Cette technique de préparation est encore utilisée aujourd'hui lors de la cérémonie Japonaises du Chanoyu.

Ce n'est qu'à partir des Ming que la préparation du thé se pratique sous forme d'infusion à partir du thé en feuilles, donnant naissance à de nouveaux accessoires comme les théières et les bouilloires. Le thé jouait alors un rôle vital dans l'économie chinoise, une taxe importante lui était d'ailleurs allouée. Cet impôt fut aboli sous la dynastie suivante des Qing, le thé étant désormais considéré comme un produit de premières nécessité comme le riz, le sel ou le bois de chauffage.

 

16:36 Écrit par NATY dans L'HISTOIRE DU THE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thé, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/04/2009

L'HISTOIRE DU THE

Aujourd'hui, le thé est la première boisson mondiale après l'eau, il s'en consomme environ 15 000 tasses à la seconde.

Tout commence en 2737 avant notre ère, en Chine.

Selon la légende, alors que l'empereur Shen Nung faisait bouillir de l'eau à l'abri d'un arbre pour se désaltérer, une légère brise agita les branches et détacha quelques feuilles. Elles se mêlèrent à l'eau et lui donnèrent une couleur et un parfum délicat. L'empereur y goûta, s'en délecta et en repris. L'arbre était un théier sauvage : le thé était né.

En Inde, une autre légende, cette fois, raconte que le prince Dharma, troisième fils du roi Kosjuwo, fut touché par la grâce et décida de quitter son pays pour aller prêcher en Chine les préceptes de Bouddha. Pour se rendre plus digne d'une telle mission, il fit vœu de ne pas dormir pendant les neuf années de son périple. Vers la fin de la troisième année pourtant, il fut pris de somnolence et allait succomber au sommeil lorsque, cueillant par hasard quelques feuilles d'un théier sauvage, il les mordit machinalement. Les vertus tonifiantes du thé firent aussitôt leur effet : Dharma se ragaillardit et puisa dans ces feuilles la force de rester éveillé pour les six dernières années de son apostolat.

Au Japon, l'histoire serait un peu différente : au bout des trois années, Bodhi-Dharma, épuisé, finit par s'endormir pendant ses dévotions. A son réveil, furieux de sa faiblesse et accablé par sa faute, il se coupa les paupières et les jeta à terre. Quelques années plus tard, repassant au même endroit, il constata qu'elles avaient donné naissance à un arbuste qu'il n'avait jamais vu auparavant. Il en goûta les feuilles et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Il en parla autour de lui et on prit l'habitude de cultiver le thé aux endroits où il était passé.

Quelle que soit la légende, il semble que les arbustes soient originaires de Chine, probablement de la région située aux confins de la Birmanie, du Nord-Viêt-Nam et du Yunnan, et que l'habitude de consommer cette boisson se soit d'abord développée parmi les chinois.

Dès le Xe siècle, le thé constitue pour la Chine un produit d'exportation de première importance : d'abord vers les pays asiatiques puis, à partir du XVIIe siècle, vers l'Europe.

En 1606, les premières caisses de thé arrivent à Amsterdam, en Hollande : c'est la première cargaison de thé connue et enregistrée dans un port occidental. La Compagnie des Indes Orientales, compagnie hollandaise, entretient à cette époque des relations régulières avec l'Extrême-Orient et conservera, malgré la fondation en 1615 de l'East India Company, son concurrent britannique, le monopole sur le négoce du thé jusqu'à la fin des années 1660. En 1657, Thomas Garraway, tenancier d'un « coffee-house » à Londres, introduit le thé dans sa boutique et fait paraître dans le journal de l'époque cette publicité : « Cette excellente boisson, approuvée par tous les médecins chinois, que les Chinois appellent « Tcha » d'autres nations « Tay » alias « Tee » est en vente à la Sultaness Mead près du Royal Exchange à Londres. »

Si sa propagation rencontre au début une forte opposition - on disait que son usage faisait perdre aux hommes leur stature et leur amabilité, aux femmes leur beauté - le thé devient cependant très vite l'objet d'un commerce important. Réservé d'abord aux princes, il est ensuite très apprécié de tous les beaux-esprits qui fréquentent les « coffee-houses » bientôt baptisés « maisons de thé ».

Cromwell, peu avant de mourir, impose sur le thé une taxe substantielle, et le produit fait rapidement l'objet d'une contrebande active. Au XVIIIe siècle, son prix redevient plus abordable et le thé est sacré boisson nationale.

En France l'introduction du thé soulève de nombreuses controverses, dès 1650, dans les milieux médicaux. Il acquiert pourtant un degré de popularité très haut. Dans une de ses lettres, Madame de Sévigné mentionne que Madame de la Sablière est la première à mettre du thé dans son lait. Racine est un fidèle adepte du thé, de même que le Cardinal Mazarin qui en prend pour soigner sa goutte.

Les émigrants anglais et hollandais emportent avec eux le thé vers le nouveau monde, où il va jouer un rôle déterminant dans l'histoire des Etats-Unis. Ce produit est soumis à de lourdes taxes et, en 1773, les colons de Boston décident d'en boycotter les importations. Le 16 décembre, ils jettent à la mer la cargaison d'un bateau ancré dans le port : c'est la « Boston tea party » qui entraîne des représailles de la part des autorités anglaises contre les habitants du Massachusetts, déclenchant ainsi les mécanismes qui mèneront à la Guerre d'Indépendance.

Le thé est aussi à l'origine de luttes beaucoup plus pacifiques : celles des « Tea clippers », voiliers légers utilisés pour le transport du thé. Au XIXe siècle, l'accroissement énorme de la consommation avive la concurrence entre les armateurs : de véritables courses de vitesses ont lieu sur les grandes routes maritimes de l'Orient.

Les Chinois, alors seuls producteurs, imposent leurs règles : prix prohibitifs, accès limité au port de Canton, refus d'échanger le thé contre les textiles anglais. Pour contrer cette pression commerciale, les Anglais décident d'introduire de façon illicite l'opium en Chine, afin de créer une dépendance - et donc une monnaie d'échange - chez leur partenaire commercial. C'est le début de la Guerre de l'opium qui s'achèvera par l'annexion de Hong Kong par les Anglais en 1842.

Au XIXe siècle, la Chine ne suffit plus à satisfaire une consommation occidentale toujours croissante et les Anglais commencent vers 1830 à développer la culture du thé dans d'autres pays. Des plantations sont créées en Inde en 1834 et le thé est introduit à Ceylan en 1857. Les plantations cingalaises n'ont au départ qu'une valeur expérimentale, mais, en 1869, après la destruction totale des plantations de café ravagées par un parasite, le thé devient la principale richesse de l'île.

Le thé est également implanté dans d'autres pays d'Asie qui deviennent d'importants producteurs, dans des pays d'Afrique Noire anglophone ; et, plus récemment, sur l'île de la Réunion et en Argentine.

09:34 Écrit par NATY dans L'HISTOIRE DU THE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook