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01/06/2010

LES JARDINIERS PAYSAGISTES AUX JARDINS SUSPENDUS

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AUX JARDINS SUSPENDUS DU HAVRE DES JARDINIERS ET PAYSAGISTES

 

Le jardinier paysagiste met en scène un décor végétal et minéral, grâce à une série de tâches techniquement complexes.

Il doit maîtriser les formes, les couleurs, les floraisons. Il donne profondeur et caractère aux grandes et petites surface.

4 binômes de jeunes de moins de 22 ans du lycée horticole d'Evreux, du lycée d'Offranville, du lycée de Fauville en caux et du lycée de Mont Saint Aignan réalisent en 8 heures un jardin de 16 m2 comprenant du minéral :

- dallage, pavage, muret

- du végétal : arbre tige, plantes vivaces, gazon placage et petit bassin

 

Les lauréats participeront aux finales nationales à Paris en Février 2011 et les finales internationales à Londres en Octobre 2011.

 

voir l'album sur le côté du blog

 

 

 

08:08 Écrit par nathalie marie aux délices de naty dans ARTICLES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/05/2010

LE THE

 

Le thé, encore faut-il revenir aux fondamentaux. L'objectif est d'obtenir le meilleur thé (on dit liqueur) possible, c'est-à dire de laisser pleinement les feuilles s'exprimer, si l'on peut dire. Mais aussi de ne pas se compliquer la vie inutilement. Il faut donc faire des choix, parce que vous le savez, il est impossible d'avoir le beurre, l'argent du beurre et le reste. .

Les sachets du commerce ce qui est bien

pratique et quelque fois moins chère je dis bien quelque fois!!!

Ce qui est moins bien

Les thés en sachet tutoient rarement des sommets gustatifs. Même les marques prestigieuses proposent du thé en sachet (Dammann, mariage frères...) et les autres dans les sachets est ce qu'il y a des feuilles??? Comme on ne distingue pas bien ce qu'il y a dedans, il est tentant d'y glisser du thé de moindre qualité que dans une boîte de vrac.

Solution déchirez un sachet de votre marque favorite. (vous utiliserez le thé dans une passoire, ce n'est pas perdu!) et observez il y a souvent de la poussière en fait en faisant sécher le thé sur des claies de la poussière tombe et ils les récupèrent pour les mettre dans les sachets du commerce. Y a t-il comme des petits morceaux de brindilles? certainement, ce thé là n'est pas terrible.Par ailleurs, mettez le sachet vide dans de l'eau et observez. L'eau vire au jaune? Cela signifie que le sachet est artificiellement coloré afin de renforcer cet aspect jaune/noir du thé infusé, laissant imaginer une boisson fortement colorée (associée dans l'esprit des consommateurs à "+fort "et "+ protecteur" car + riche en polyphénols) Bof!!

Ca manque de goût. Alors là il faut distinguer la qualité et la quantité. Si le thé est fade, ce n'est pas la faute du sachet qui l'entoure. Et s'il est en quantité insuffisante, ça peut pas marcher non plus.

 il faut compter 2 grs à 2,50grs de thé par tasse. 

La boule à  thé on arrive à doser correctement le thé par contre éviter les petites boules les feuilles ne se développeront pas. Par contre une boule de 6,5 diam est très bien pour déguster un bon thé.

Théière à passoire intégré en fonte

Elles sont faites pour et ça se voit. Leur mission : garder le thé bien au chaud. Par  contre ne jamais faire un thé noir puis un thé vert car malheureusement la théière en fonte garde les saveurs du thé noir l'idéale est d'avoir une théière pour chaque thé ou alors passé à la thé en porcelaine. Il y a aussi les passoires à tasse de plus on distingue tout de suite la qualité du thé dans la tasse....

Les machines à thé ou café

Ce qui est bien alors là vraiment, on ne voit pas

Elles sont chères, bruyantes, électriques (bonjour les jours de panne) Quant au résultat, peut-on encore appeler un thé ce liquide jaunâtre qui tombe dans un gobelet en semblant s'excuser de ne pas pouvoir faire mieux? Les capsules tout sauf écologiques, l'eau du bac végète souvent depuis le matin, voire pire.Puis se taper le nettoyage ou le détartrage de la machine.

Mon avis : très chère les recharges les dosettes sont hors de prix et de plus généralement les dosettes renferme 1,75g de thé au lieu de 2 ou 2,5grs et généralement dans les dosettes ils ajoutent 5% d'arômes pour le goût de vos dosettes!!


 

17:20 Écrit par nathalie marie aux délices de naty dans ARTICLES, LA SANTE PAR LE THE, LE THE EN CUISINE, LES VERTUS DU THE VERT | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/05/2010

ATELIER DE LECTURE LE 30 AVRIL 2010

Le 30 avril 2010 un groupe de 13 personnes de l'atelier de lecture de l'association de l'AVF de Notre Dame de Gravenchon se sont réunies pour l'atelier de lecture chez Naty de 14h à 16h.

Le thème de leur réunion était sur Henning Mankell "les chaussures italiennes"


 

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Biographie Henning Mankell

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Henning Mankell est un auteur suédois né le 3 février 1948 à Härjedalen, au centre de la Suède. Très vite abandonné par sa mère, il est élevé par son père, juge d'instance. Il est le gendre d'Ingmar Bergman dont il a épousé en secondes noces la fille Eva. Il partage sa vie entre la Suède et le Mozambique où il a monté une troupe de théâtre, le « Teatro Avenida ».

Il est connu internationalement grâce à la série policière des enquêtes de Kurt Wallander. Ce commissaire désabusé est entouré par une équipe de policiers où chacun possède une personnalité soigneusement décrite. Les meurtres sanglants auxquels Wallander est confronté le plongent au fil des romans dans un état de plus en plus dépressif ; l'aspect psychologique est aussi important pour Mankell que l'intrigue elle-même. Toutes ces aventures se déroulent dans la petite ville d'Ystad, enScanie, dans le sud de la Suède, même si Wallander se déplace une fois en Lettonie (Les Chiens de Riga) et enquête sur un meurtre dont les origines remontent en Afrique du Sud (La Lionne blanche); le sol du proche Danemark est souvent foulé.

Son œuvre policière est généralement considérée comme une continuité de la saga de Martin Beck écrite entre 1965 et 1975par le couple Maj Sjöwall et Per Wahlöö.

Il a reçu le Prix Nils Holgersson en 1991.

En 2007, il préside le jury du Prix du Livre européen qui sera remis cette année-là à Guy Verhofstadt pour son livre Les États-Unis d'Europe. (extrait de wikipédia)

Henning Mankell a une autre passion, le théâtre. À dix-sept ans, il écrit déjà des pièces de théâtre et travaille comme assistant à la mise en scène, à vingt ans, il obtient la direction d’une scène en Scanie. En outre, depuis 1996, il dirige à Maputo au Mozambique (où il vit « en alternance » depuis 1985) le Teatro Avenida, seule troupe de théâtre professionnelle du pays, pour laquelle il écrit et met en scène - et où il travaille gratuitement. Ce serait d'ailleurs lors d'un de ses retours en Suède qu'il fut frappé par les changements au pays, les pertes de repères, de solidarité qui caractérisaient le pays natal. Plus présente, la violence l'inquiète et l'auteur s'inspire d'un fait réel pour écrire Le Meurtrier sans visage.

 

 

'LES CHAUSSURES ITALIENNES'

Depuis une dizaine d'années, Fredrick Welin, 66 ans, vit reclus dans sa maison en rondins, sur une île de la Baltique. Il a pour seule compagnie une chatte et une chienne, pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Taraudé par le souvenir d'une erreur tragique qui a brisé sa carrière de chirurgien, Fredrick creuse chaque jour un trou dans la glace et s'oblige à un bain quotidien, histoire de se prouver qu'il est toujours en vie. Apparaît soudain une vieille femme mal en point: Fredrick reconnaît aussitôt Harriet, son amour de jeunesse, qu'il a pourtant abandonnée trente-sept ans plus tôt. Atteinte d'un cancer incurable, elle est venue lui demander de tenir sa promesse... C'est un Henning Mankell inattendu que révèle ce roman intimiste et sobre, un livre fort sur la culpabilité et la rédemption, la solitude et l'amour.

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Extrait du livre ci-dessous


 

Je me sens toujours plus seul quand il fait froid.

Le froid de l'autre côté de la vitre me rappelle celui qui émane de mon propre corps. Je suis assailli des deux côtés. Mais je lutte, contre le froid et contre la solitude. C'est pourquoi je creuse un trou dans la glace chaque matin. Si quelqu'un, posté sur les eaux gelées avec des jumelles, me voyait faire, il me prendrait pour un fou. Il croirait que je prépare ma mort. Un homme nu dans le froid glacial, une hache à la main, en train de creuser un trou?!

Au fond je l'espère peut-être, ce quelqu'un, ombre noire dans l'immensité blanche qui me verra un jour et se demandera s'il ne faut pas intervenir avant qu'il ne soit trop tard. Pour ce qui est de me sauver, en tout cas, c'est inutile. Je n'ai pas de projets de suicide.

Dans un autre temps, juste après la catastrophe, il m'est arrivé, oui, de vouloir en finir. Pourtant, je n'ai jamais tenté de passer à l'acte. La lâcheté a toujours été une fidèle compagne de ma vie. Maintenant comme alors, je pense que le seul enjeu, pour un être vivant, est de ne pas lâcher prise. La vie est une branche fragile suspendue au-dessus d'un abîme. Je m'y cramponne tant que j'en ai la force. Puis je tombe, comme les autres, et je ne sais pas ce qui m'attend. Y a-t-il quelqu'un en bas pour me recevoir? Ou n'est-ce qu'une froide et dure nuit qui se précipite à ma rencontre?

La glace se maintient.

L'hiver est rude, en cette année du début du nouveau millénaire. Quand je me suis réveillé ce matin, dans l'obscurité de décembre, j'ai cru entendre la glace chanter. Je ne sais pas d'où me vient cette idée que la glace chante. Peut-être de mon grand-père, qui est né sur cette île; peut-être est-ce quelque chose qu'il me racontait quand j'étais petit.

Le bruit qui m'a réveillé ne venait pas de la chatte, ni de la chienne. J'ai deux animaux qui dorment plus profondément que moi. Ma chatte est vieille et pleine de courbatures; ma chienne est sourde de l'oreille droite et elle entend mal de l'oreille gauche. Je peux passer à côté d'elle sans qu'elle s'en aperçoive.

Mais ce bruit?

J'ai écouté dans le noir. Vu la provenance du son, ce devait être la glace qui bougeait, malgré tout - bien qu'ici, au fond de la baie, elle ait une épaisseur d'au moins dix centimètres. Un jour de la semaine dernière où j'étais plus inquiet que d'habitude, je suis parti à pied vers l'endroit où la glace rencontre la mer. J'ai vu alors que la glace s'étendait sur plus d'un kilomètre au-delà des derniers îlots. Ici, au fond de la baie, elle ne devrait donc pas être en mesure de bouger. Pourtant, ce matin, elle bougeait bel et bien. Elle se soulevait, s'abaissait, craquait et chantait.

Tout en écoutant le bruit, j'ai pensé que la vie avait défilé très vite. Je suis ici maintenant. Un homme de soixante-six ans, solvable, porteur d'un souvenir qui le taraude en permanence. J'ai grandi dans une pauvreté impossible à imaginer aujourd'hui dans ce pays. Mon père était serveur de restaurant - un serveur humilié et obèse -, ma mère s'évertuait à faire durer l'argent du ménage. Je me suis extirpé de ce puits. Enfant, je passais mes étés à jouer ici même, sur l'île de mes grands-parents, sans la moindre idée de ce temps qui rétrécit sans cesse. A cette époque, mes grands-parents étaient des gens actifs, la vieillesse ne les avait pas encore réduits à une attente immobile. Lui sentait le poisson et elle, il lui manquait toutes les dents. Elle était toujours gentille, pourtant c'était effrayant de voir son sourire s'ouvrir comme un trou noir.

Il y a un instant, j'en étais encore au premier acte. Voilà que l'épilogue a déjà commencé.

La glace chantait dehors dans l'obscurité, et moi je me demandais si je n'allais pas avoir un infarctus. Je me suis levé et j'ai pris ma tension. Tout était en ordre: 15/9, pouls normal, soixante-quatre pulsations-minute. Je n'avais mal nulle part, excepté un élancement à la jambe gauche. C'est habituel chez moi, et ça ne m'inquiète pas. Mais la glace, là-bas dans le noir, me remplissait de malaise. On aurait dit un choeur de voix indistinctes. Je suis descendu à la cuisine, me suis assis à la table et j'ai attendu l'aube. Les murs en rondins craquaient. A cause du froid, ou peut-être parce qu'une souris courait dans l'un de ses passages secrets.

Le thermomètre extérieur indique dix-neuf degrés au-dessous de zéro.

Je vais faire aujourd'hui ce que je fais tous les jours en hiver. J'enfile un peignoir de bain et des bottes coupées, je prends la hache et je descends jusqu'au ponton. Il me faut peu de temps pour creuser mon trou, vu que la glace n'a jamais le temps de bien se reformer à cet endroit. Puis je me mets nu et je m'immerge. Ça fait mal, mais à peine suis-je ressorti de là que le froid se transforme en chaleur intense.

Je descends dans mon trou noir pour sentir que je suis encore en vie. Après le bain, c'est comme si la solitude refluait un peu. Un jour, je mourrai peut-être sous le choc du froid. J'ai pied là où je m'immerge; je ne disparaîtrai donc pas sous la glace, je resterai debout dans le trou d'eau, qui regèlera rapidement autour de moi, et c'est Jansson qui me découvrira. Jansson est le type qui distribue le courrier par ici, sur les îles.

Il ne comprendra jamais, jusqu'à la fin de ses jours, ce qui a bien pu se passer.

Ça m'est égal. J'ai organisé ma maison comme une forteresse imprenable, sur cet îlot dont j'ai hérité. Quand je grimpe en haut du rocher qui est derrière la maison, je vois la mer. Il n'y a rien d'autre, de ce côté, à part quelques îlots, des gros cailloux en réalité, dont le dos noir et luisant hérisse à peine la surface de l'eau ou la couverture de glace. Si je me retourne, sur mon rocher, je vois l'archipel intérieur, qui est nettement plus dense. Mais nulle part je n'aperçois d'autre maison que la mienne.

Bien entendu, ce n'est pas ainsi que j'avais imaginé les choses.

Cet endroit était censé devenir ma maison de campagne. Pas cette espèce d'ultime bastion où je vis reclus. Chaque matin, après m'être trempé dans mon trou - ou, l'été, dans la mer -, je m'interroge. Comment ai-je pu en arriver là?

Je sais ce qui est arrivé. J'ai commis une faute. Et j'ai refusé d'en assumer les conséquences. Si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, qu'aurais-je fait? Aucune idée. Mais une chose est sûre: je ne serais pas forcé de rester ici comme un prisonnier du bout du bout de l'archipel.

J'aurais dû suivre le plan établi.

La décision de devenir médecin m'est venue très tôt: ça s'est fait le jour de mes quinze ans, quand mon père m'a invité au restaurant, à ma très grande surprise. Lui qui était serveur et qui livrait, pour préserver sa dignité, un combat opiniâtre pour ne travailler que le midi, jamais le soir - si on prétendait l'obliger à travailler le soir, il refusait, et je me souviens encore des larmes de ma mère les fois où il revenait à la maison en annonçant qu'il avait démissionné de son travail -, voilà qu'il voulait soudain m'emmener dîner dehors. Ils se sont disputés, ma mère et lui, elle ne voulait pas que j'y aille, et pour finir elle s'est enfermée dans leur chambre. C'était son habitude, quand on la contrariait. A certaines périodes particulièrement difficiles, elle y restait presque tout le temps. Il flottait en permanence dans cette chambre une odeur de lavande et de larmes. Moi, dans ces cas-là, je dormais sur la banquette de la cuisine et mon père, avec de grands soupirs, étalait un matelas par terre.

Dans ma vie professionnelle, j'ai eu affaire à beaucoup de gens en pleurs: des gens qui allaient mourir, d'autres qui devaient accepter le fait qu'un proche était atteint d'une maladie incurable. Mais leurs larmes n'ont jamais exhalé un parfum semblable à celles de ma mère. En route vers le restaurant, mon père m'a expliqué qu'elle était trop sensible. Je me demande encore ce que j'ai répondu à cela. Que pouvais-je dire? Mon premier souvenir d'enfant, c'est ma mère en pleurs, et capable de pleurer pendant des heures, à cause de l'argent qui manquait, de cette pauvreté qui grignotait chaque jour de notre vie. Mon père paraissait ne pas l'entendre. S'il la trouvait de bonne humeur quand il rentrait le soir, tout allait bien; si elle pleurait enfermée dans sa chambre qui sentait la lavande, tout allait bien aussi. Mon père consacrait ses soirées à ranger sa collection de soldats de plomb, puis à les aligner de telle ou telle façon pour reconstituer quelque bataille historique. Juste avant que je ne m'endorme, il lui arrivait de venir s'asseoir sur le bord de mon lit; il me caressait la tête et me disait sur un ton de regret que ma mère était si sensible qu'il était malheureusement impossible de me donner un frère ou une petite soeur.

J'ai grandi en terrain inhabité, entre larmes et soldats de plomb. Et avec un père qui s'obstinait à répéter que le point commun entre un serveur et un chanteur d'opéra, c'est qu'il leur faut de bonnes chaussures pour bien travailler.

Sa volonté l'avait donc emporté sur celle de ma mère et nous étions attablés au restaurant. Quand le serveur s'est approché pour prendre notre commande, mon père lui a posé une foule de questions précises au sujet du rôti de veau sur lequel il a finalement arrêté son choix. Moi, j'ai pris le hareng de la Baltique. Les étés sur l'île m'avaient appris à aimer le poisson. Le serveur s'est éloigné.

Pour la première fois de ma vie, j'ai été autorisé à boire un verre de vin. Ivresse immédiate. Le repas fini, mon père m'a souri, et m'a demandé ce que je voulais faire plus tard.

Je n'en avais aucune idée. Mon père s'était saigné aux quatre veines pour me payer le collège, mais ce bâtiment sinistre, avec ses professeurs miteux et ses couloirs qui sentaient la laine mouillée, n'offrait aucun espace pour réfléchir à un avenir. Là-bas, l'enjeu était de survivre un jour après l'autre, de ne pas se faire surprendre à négliger ses devoirs, de ne pas s'attirer d'observations. Le lendemain était toujours très proche; imaginer un horizon au-delà de la fin du trimestre relevait de l'impossible. Aujourd'hui encore, je n'ai aucun souvenir d'avoir jamais parlé d'avenir avec mes camarades.

- Tu as quinze ans, a insisté mon père. Le moment est venu de choisir un métier. Que penses-tu de la restauration? Tu pourrais gagner de l'argent en faisant la plonge et te payer un voyage en Amérique après ton brevet. C'est une bonne chose de voir du pays, à condition d'avoir de bonnes chaussures.

- Je ne veux pas devenir serveur.

Ça avait fusé malgré moi. Je n'ai pas réussi à interpréter la réaction de mon père: était-il déçu ou soulagé? Il a goûté son vin et caressé du bout du doigt l'arête de son nez. Ensuite il m'a demandé si je n'avais réellement aucun projet.
- Non.
- Tu dois bien avoir une idée. Quelle est ta matière préférée?
- La musique.
- Tu sais chanter, toi? Première nouvelle.
- Je ne sais pas chanter.
- Tu as appris un instrument en cachette?
- Non.
- Alors pourquoi la musique?
- Ramberg, le prof de musique, ne s'occupe pas de moi.
- Que veux-tu dire?
- Il ne s'intéresse qu'à ceux qui savent chanter. Les autres, il ne les voit même pas.
- Tu veux me dire que ta matière préférée, c'est celle où tu n'existes pas?
- La chimie, ce n'est pas mal non plus.

Mon père était perplexe. Un moment, il a paru se perdre dans les souvenirs de sa pauvre scolarité à lui, pour tenter de se rappeler s'il existait à l'époque une matière nommée chimie, et moi, pendant ce temps, je le regardais, comme ensorcelé. Je voyais mon père se transformer sous mes yeux. Auparavant, je n'avais jamais noté le moindre changement chez lui à part sa tenue vestimentaire, ses chaussures, et ses cheveux qui devenaient de plus en plus gris. Là, il se produisait sous mes yeux une chose totalement inattendue. Comme si, dans sa soudaine impuissance, je voyais mon père pour la première fois. Malgré tout le temps qu'il avait passé sur le bord de mon lit, ou à nager avec moi quand nous étions dans l'archipel, il m'avait toujours paru très lointain. Voilà que je le découvrais, désarmé et étonnamment proche. J'ai découvert que j'étais plus fort que l'homme qui me faisait face, de l'autre côté de la nappe blanche du restaurant où un orchestre de chambre jouait une musique que personne n'écoutait, pendant que la fumée de cigarette se mêlait aux parfums capiteux et que le niveau du vin, dans son verre, baissait une nouvelle fois.

Tout à coup, j'ai su ce que j'allais lui dire. J'ai aperçu mon avenir, ou plutôt je l'ai créé à cet instant précis. Mon père m'observait, de son regard gris-bleu. Le moment de faiblesse qu'il avait eu semblait passé. Mais je l'avais vu, et je ne l'oublierais jamais.
- Pourquoi aimes-tu la chimie? a-t-il demandé.
- Parce que je veux être médecin et que, pour ça, il faut connaître les substances chimiques. Je veux être un médecin qui opère.
- Quoi, tu veux tailler dans les gens?

Il avait pris un air dégoûté.
- Oui.
- Mais tu ne peux pas devenir médecin avec un brevet d'études...
- Je veux continuer, passer le bac.
- Pour farfouiller avec tes doigts dans les tripes des gens?
- Je veux être chirurgien.

C'est à cet instant que le plan de ma vie m'est apparu. Jusque-là, je n'avais jamais songé une seule seconde à devenir médecin. Je ne m'évanouissais pas à la vue du sang ou quand on me faisait une piqûre, mais je n'avais absolument pas imaginé de passer ma vie dans les hôpitaux. Quand nous avons repris le chemin de la maison en ce soir d'avril, mon père légèrement gris, moi avec mes quinze ans étourdis par le vin, j'ai compris que je n'avais pas seulement répondu à mon père. Je m'étais fait une promesse à moi-même.

Je serais médecin. Je consacrerais ma vie à tailler dans les corps humains.

extrait de l'express (2009)

 

Merci de votre visite à bientôt pour un autre atelier de lecture......

 

Naty


11:41 Écrit par nathalie marie aux délices de naty dans ACTIVITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lecture, atelier, associations, thé, café | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/12/2009

QUELQUES RECETTES DE BEAUTE MAISON

 

'le bain relaxant au thé vert'

Pour ceux qui ont la chance d'avoir une baignoire et de pouvoir se prélasser dans un bon bain après une journée éreintante, essayez le bain au thé vert.....

- un collant ou un filtre à café

3 c à soupe bien remplies de thé vert bencha

- 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude

- quelques gouttes d'une huile essentielle de votre choix : oranger, lavande etc....

Versez tous les ingrédients dans le collant ou le filtre, fermez bien à l'aide d'un élastique pour éviter que le contenu se répande dans le bain

Faites couler de l'eau pas trop chaude dans la baignoire. Faites y tremper la préparation pendant 5 mn environ, le temps que le thé s'infuse.

Baignez-vous autant de temps que vous le souhaiterez en laissant le sachet dans l'eau

 

Pendant le bain vous pouvez vous préparez un masque relaxant  au thé....

Le masque au thé.

 

1 cà soupe rase de thé matcha

1 c à soupe de jus de citron

1 c à soupe d'argile blanche en poudre

Mélangez bien le thé et le jus de citron. Le thé matcha se présente sou forme de poudre, donc vous allez obtenir rapidement une pâte. Ajoutez un peu d'eau filtrée ou de source si besoin. Versez l'argile blanche, mélangez bien en ajoutant de l'eau pour obtenir une pâte onctueuse et facile à étaler sur la peau.

Appliquez le masque sur le visage en évitant le contour des yeux et de la bouche.

Laissez poser 10 minutes. Nettoyer à l'aide d'un coton imbibé de votre lait de toilette habituel ou d'une eau de rose ou d'hamamélis.

Le bain de pieds au thé

Fréquemment pratiqué en Chine pour soulager les pieds fatigués, après une longue journée ou plusieurs heures de marche, le bain de pieds au thé permet aussi d'annihiler les mauvaises odeurs.

- infusez du thé vert de Chine en bonne quantité dans de l'eau frémissante, puis lorsque la température le permet, plongez vos pieds dans la bassine durant au moins 20 minutes.

- Vous pouvez également rajouter d'autres herbes à cette infusion comme de la menthe ou du basilic. Délassement garanti!!!

Répétés durant plusieurs jours ces bains de pieds auraient aussi la propriété de lutter contre les mycoses.

 

Les compresses au thé

 

Pour les yeux fatigués, cernés ou irrités, cette recette très simple permettra de soulager rapidement.

Infusez votre thé vert dans la théière durant 5 minutes environ

Filtrez et placez l'eau au réfrigérateur pendant au moins 1 heure. La lotion est prête !

Appliquez-là sur du coton que vous placerez sur vos yeux pendant 10 minutes.

 

 


 

11:18 Écrit par nathalie marie aux délices de naty dans ARTICLES | Lien permanent | Commentaires (11) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/12/2009

CHINE AU HAVRE ET CHEZ NATY

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LA CHINE AU DOCK CAFE DU HAVRE

Mme Christine Lagarde, M Ruffenacht....

 

 

 

 

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LA DELEGUATION DE CHINE  chez Naty AU SALON DE THE A VILLEQUIER

J'étais très heureuse de les accueillir dans mon salon de thé....

Thank you very much OF YOUR PASSAGE IN the DELIGHTS OF NATY NICE TO SEE YOU AGAIN

NATY


CHINA EUROPA du 8 décembre au 10 décembre 2009

 

Le quartier des Docks se mue en quartier des affaires, version China

Town. Durant trois jours, le salon et convention d’affaires China Europa

s’installe aux Docks Café. Conçue et organisée par le comité

d’expansion économique de la région havraise, Le Havre Développement,

la manifestation se décline sur les trois fronts que sont l’espace d’exposition

destiné aux entreprises et aux institutions, les rendez-vous d’affaires et le

programme d’ateliers et de conférences. « Nos objectifs restent les

mêmes, souligne Gérard Mercher, directeur général du Havre

Développement : faire rayonner Le Havre à l’échelle mondiale comme

place majeure du commerce international, renforcer les échanges

maritimes existants et offrir une plateforme de développement économique

aux entreprises françaises et plus particulièrement à celles de

l’agglomération havraise (Aircelle, Sidel, Total, etc.), en créant un climat

de confiance avec la Chine. »

 

Visibilité et pérennité

En deux éditions, China Europa a commencé à se faire un nom.

« Il y a déjà quelques années, Le Havre a fait le pari de développer ses

relations avec l’Asie en général, et la Chine en particulier. Le flux de

conteneurs made in China, augmente de 20 % par an », aime à rappeler

Edouard Philippe, adjoint au maire chargé aujourd’hui du développement

portuaire, et qui fut l’un des instigateurs de la manifestation en tant

qu’adjoint en charge du développement économique. « La Ville,

le Port, l’Université poussent tous dans le même sens pour faire

du Havre la porte de l’Asie en France. China Europa en est un bel

exemple. L’événement est en passe de devenir un rendez-vous

incontournable. En témoigne la venue de Christine Lagarde et le soutien

des ministères chinois du Commerce et de l’Environnement.»Ce succès

d’estime doit maintenant se pérenniser, voire évoluer en succès

populaire. « Cette troisième édition va faire un bond en avant du fait

de la nouvelle thématique très fédératrice, mais aussi parce que les

relations entre la Chine et la France sont meilleures », renchérit

Gérard Mercher. L’événement devient également plus visible, grâce

à la refonte de son site Internet. Des 1200 connexions mensuelles

l’année dernière, on est passé aujourd’hui à 16000 par mois. »

Porteur d’avenir au plan économique, China Europa doit désormais

convaincre le grand public. « Les Havrais se sentent encore à l’écart

de la manifestation, déplore Brigitte Dufour, adjoint au maire, chargée

du développement économique. Pourtant l’attrait du Havre pour la

Chine existe depuis longtemps. China Europa offre l’opportunité de

découvrir une culture, une autre façon de voir. Si l’on veut aller de

l’avant ensemble, il faut apprendre à se connaître pour pouvoir tout

se dire, même des choses pas faciles à entendre. C’est la clé d’une

relation profonde, durable et réussie. »

Laurence Soulard  publication dans "océanes DEC/JANV"

 

 

 

15:51 Écrit par nathalie marie aux délices de naty dans ARTICLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : article, chine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook