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04/04/2012

POURQUOI LE THE

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Le Samovar

En Russie

Il n'est pas difficile de comprendre le succès du thé en Russie. Dans ce pays au climat rude, il réchauffe et fortifie. Depuis la fin du XVIIIè siècle la société toute entière le bois quotidiennement chez soi, au travail, au restaurant, ou tiré au samovar portatif des marchands ambulants.

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Malgré la rareté du samovar, il me semble utile d'en rappeler l'usage traditionnel, ne serait ce que pour aider le lecteur à en realiser une version simplifiée.

Remplir le samovar d'eau et allumer le feu dans le foyer central. Cela fait placer la cheminée amovible. Chauffer l'intérieur de la théière  à l'aide de la vapeur s'echappant des ouvertures du samovar, y introduire les feuilles de thé et poser le couvercle afin de les chauffer pendant quelques secondes. Verser l'eau bouillante sur les feuilles et attendre qu'elles tombent au fond de la théière. 

En Iran le thé est servi partout bazars mosquées, lieux de travail, et à toute heure. Au petit déjeuner il est accompagné de pain miel et fromage. Que mange t'on avec le thé en Iran ou Afghanistan "des noix, du miel, du pain et du riz"

En Iran, il déguste du thé rouge fruité et subtil riche en couleur souvent aromatisé à la bergamote.....Quel thé ? thé Ceylan, ou un nilgiri

L'Inde 125px-Flag_of_India.svg.png

"Pour faire une bonne tasse de thé, prenez de l'eau fraîche. Evitez l'eau qui a bouilli longuement ou l'eau  bouillie refroidie, car votre thé ressemblerait à de l'eau de caniveau.... N'utilisez pas de casserole où vous faites cuire des curries" Tels sont les conseils que donne Manorama Ekanbaram dans son livre Hindu Cookery (Bombay 1963). Pour le reste, rien dans ses recommandations ne diffère de la méthode classique anglaise. Elle précise tout de même qu'il faut faire chauffer le lait et l'ajouter avec le sucre juste avant de servir. Voilà pour la touche indienne.

Madhur Jaffrey, dans "An Invitation to indian Cooking 1973" rappelle que jusqu'au tout début du xxe siècle, le thé était quasi inconnu en Inde. Les indiens, écrit-elle buvaient des shurbut des sirops de fruits allongés d'eau glacée ou du lait chaud, que de nos jours encore on aime bien mousseux. Pour obtenir cette mousse, le serveur transvase le breuvage d'un gobelet à l'aurre en élevant le bras technique analogue à celle du thé à la menthe maghrébin. Un long ruban de lait bouillant s'étire entre les mains du vendeur, d'où la blague populaire à Delhi duclient étranger qui commanda avec ses pâtisseries "deux mètres de cette chose blanche". Cette spécialité pourrait bien être à l'origine du chaï, le très populaire thé indien au lait. En Inde en effet, on boit toujours le thé additionné de lait. Certains croient qu'il s'agit d'une habitude anglaise, mais en réalité son origine semble purement indienne. Soucieux d'hygiène alimentaire, les Indiens remarquèrent qu leur tanin de leurs thés rouges étaient beaucoup plus agressif que celui des thés chinois, ils étaient nocif pour l'estomac. Ils firent donc fusionner la nouvelle boisson avec leur bon vieux lait chaud, qui neutralisait l'action du tanin; quelques épices sur tout cela et le thé à l'indienne était né. Avec ou sans épices, le Chaï est le compagnon favori des pâtisseries salées ou sucrées qui ponctuent la journée indienne. Madhure Jaffrey évoque la phrase "Quon bhai chai hojai?" "et"maintenant frère si on prenait le thé". En moyenne, un indien fait quatre chaï breaks (pauses thé) par jour, celui de 16h étant accompagné d'un goûter.

"l'Asie" (Birmanie, Viêt-nam, Thaïlande)

L'Asie du Sud-Est a vu naître le théier. L'origine de cet arbre se situe en effet dans la partie orientale de l'Himalaya, là où la Chine, l'inde et la Birmanie se rejoignent. Pourtant, les cultures du thé de cette région du monde n'ont rien d'homogène, à l'image de la mosaïque de pays, de péninsules et d'archipels qui la constituent. Par endroits le thé est une tradition si ancienne que les récoltes se font, comme en Chine méridionale, sur les  hautes branches d'arbres pluricentenaires. Ailleurs le thé  est un apport de l'époque coloniale et en porte clairement les marques. Aborder des pays si divers n'est pas facile ; mieux vaut procéder de l'un à l'autre.100_2035.jpg

Birmanie

Le thé se mange autant qu'il se boit. Le mets national appelé lahpet est une salade de feuilles de thé fermentées dans des fûts de bambou.

Viêt nam

Au Viêt nam aussi le thé a une longue histoire. Quelque peu délaissée pendant quelques décennies, sa culture connaît une renaissance, tant pour la consommation domestique que pour le marché extérieur. On apprécie les thés rouges d'Annam et les crus des régions montagneuses du Nord ou les thés verts .

Servi tout au long de la journée, il accompagne les repas.

Thaïlande

Si des théiers sont cultivés en Thaïlande, le thé indigène n'est pas spécialement réputé. Une bonne partie du thé consommé au royaume de Siam est importée, soit de Chine principalement. une nette préférence pour les thés oolongs de Wuyi. Les Thaïlandais adorent le thé glacé le cha yen


"La Chine"

Riche d'une traditionplurimillénaire et pourtant toujours jeune, la culture chinoise du thé échappe aux définitions. Sa connaissance est encore une affaire d'explorateur : rares sont ceux qui peuvent prétendre la connaître en son entier. Elle évolue en permanence  : producteurs, maîtres de thé et artisans créer de nouvelles formes, de nouveaux crus, de nouvelles plantations ; le marché de thé de Guangzhou280px-Guangzhou(Conton)_montage_1280x1600.jpg le plus grand de Chine et par conséquent du monde comporte plus de sept mille boutique et ne cesse de s'étendre.

Les thés chinois intimident par leur nombre, leur diversité et leur longue histoire. Et pourtant, il suffit de s'asseoir dans une maison de thé cantonaise pour goûter la simplicité, la chaleur de cette tradition. Loin d'être une cérémonie rigide et formaliste, le rituel du thé, appelé gongfu cha, est un moment de grâce et de détente. Le monde du thé chinois se montre tour à tour hermétique et accueillant.350px-Chinese_tea_ceremony.jpg

Cet art du thé s'accompagne depuis les origines, d'un art de manger.Yum cha, littéralement "boire du thé" désigne en cantonais un style de cuisine conçu pour le thé à base de petits plats cuits à la vapeur ou frits, de soupes de riz et de patisseries sucrées ou salées.

Même quand il n'est pas question de repas on sert toujours quelque chose à grignoter avec le thé, il active la digestion.

Le thé chinois diffère du thé occidental, russe ou indien par quelques principes simples : il est bu sans lait ni sucre..

Les thés rouges sont ceux que nous appelons en Occident "thés noirs".Ils sont oxydés, parfois fumés, ce sont les plus forts en caféine.

Quelques thés rouges :

KEEMUN, YUNNAN, LAPSANG SOUCHONG, PU ERH

 



                                                   

17:21 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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