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30/11/2011

YUNNAN - UN VOYAGE D'UN JOUR.....


 les MOSO DU LAC LUGU (fin)

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Ils arrivent en camions chargés de gens rieurs, portant des branches de bambou qui claquent au vent. D'autres vont à pied, tennis et jeans de rigueur, chargés de provisions pour la journée. Les petits chevaux parés piétinent sur le chemin et se cabrent près des moteurs des voitures. Dans un vallon, au  lointain, s'élèvent les panaches de fumigation d'un petit autel, lieu de culte et d'offrandes réservé aux cavaliers et aux ancêtres.

Ce flot joyeux et affairé coule vers la montagne sacrée et stoppe brusquement, derrière un virage de la route au pied d'une aride montée.

Tout là haut où commencent la roche et les cailloux, demeure de la divinité, le point blanc du petit sanctuaire, au toit rouge à pans en virgules, se détache, auréolé de fumées et d'une forêt de drapeaux de prières multicolores.

C'est dans cet endroit magique, lieu de dévotion des Moso, que se concrétisent tous les mystères et tous les enchantements de la déesse blanche. En un long ruban ondoyant , femmes, hommes et enfants gravissent le sentier ; ils portent des offrandes de branches de cyprès, de genevriers et des rameaux de bambou aux feuilles pointues et légères.

Au pied des escaliers qui accèdent au sanctuaire, près d'un énorme empilement de mani, pierres sacrées, un groupe de lamas en robe de safran sur l'herbe verte récitent des soutras ; d'autres soufflent dans des coquillages et dans d'interminables trompes tibétaines, dont l'écho, j'en suis sûre, descend jusqu'à Yongning. Partout autour de l'offertoire des fumerolles qui obstuent l'horizon, des papiers prières qui volent au vent des sommetstrek1.jpg

Au niveau inférieur, les préparatifs sont d'un autre ordre. Les danseurs se regroupent; les familles attisent les feux ; on sert la tsampa, le thé au beurre salé de yack, dans de petits bols d'argent et de bois blond. De grands paniers patinés par la suie et le temps, on sort la bière sulim et de grosses galettes de céréales. La fête entretient l'identité, la mémoire du passé et la joie des retrouvailles familiales éparpillées d'un hameau à l'autre.

Dansesn des jeunes femmes moso, au pied du sanctuaire et la montagne du Lion là où vit Gamu, leur déesse blanche....

"Une légende chinoise raconte comment le lac Lugu 泸沽湖 (Lúgū Hú), situé entre la frontière des provinces du Yunnan et du Sichuan, s'est formé.

La légende raconte que la déesse Gemu était un soir en compagnie de son amant. Ne voyant pas le temps passer, le couple s'endormit. Au petit matin, le soleil réveilla les deux amoureux. Surpris l'homme s'enfuit très vite car leur liaison était interdite le jour. Il ne put s'empêcher de se retourner en chemin pour regarder sa belle et fut immédiatemment transformé en montagne.

La déesse se mit alors à pleurer toutes les larmes de son corps et c'est ainsi que se forma le lac Lugu. L'histoire raconte qu'avant de se transformer elle-même en montagne, elle jeta quelques perles qu'elle avait dans ses cheveux dans le lac. Chacune des perles se transforma en petite île. La déesse devint ensuite une montagne et la gardienne du lac."

LIJIANG, CAPITALE ARISTOCRATIQUE DES NAXI

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Sur la place Carrée, ancienne place du Marché, où les pavés ont des brillances d'or et de rouge, auprès des doubles ponts voùtés de marbre blanc, deux jeunes filles en longue robe blanche vendent des bougies fixées sur des fleurs de lotus en papier. Le délicat profil de leur visage s'éclaire à la lueur vacillante des flammes. Ces fragiles et éphémères messages d'espoir, une fois allumés, sont abandonnés au courant de la rivière Xinghua ; ils tanguent un moment, à la recherche du mouvement de l'eau, puis, prenant de la vitesse, disparaissent dans l'obscurité.

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C'est l'heure où il faut s'attarder dans les minuscules échoppes vendant des thés venus de toutes la province de Chine, de différentes saveurs et de couleurs variées.

Les murs sont tapissés d'un camaïeu de boîtes en carton colorées et de gros pots de verre transparents chapeautés de papier vert.

Le marchand vous attend assis derrière une table basse, tel un bouddha au fond de sa pagode. Il vous propose alors toutes les délices de son paradis : des thés blancs aux bourgeons recouverts d'un fin duvet blanc, des thés Yunnan à l'arôme de miel, des thés roulés à la main et au goût de chocolatn des thés verts un peu âcres, des thés rouges fermentés, des  bleu-verts aux grandes vertus médicinales, des thés du Sichuan les plus recherchés.

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Après un choix hésitant et hasardeux vous donnant l'impression d'être admise à vous asseoir devant lui, sur une petite chaise.

La cérémonie rituelle du thé peut commencer. Avec des gestes précisn il manipule rapidemment de minuscules bols et téières digne d'une maison de poupée. Il officie et sacrifie aux rites ancestraux du thé. Il vous explique l'importance de posséder une bonne eau des montagnes du Dragon de Jade. C'est alors que sous son regard inquiet, il vous faut déguster avec attention  le précieux breuvagen en connaisseur, en philosophe, en sage.

15:15 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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