Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/03/2009

BANDE DESSINEE SUR LE THE

asterix2.jpgasterix1.jpg

18:50 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bande dessinée, photos | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/03/2009

OEUVRES DE VICTOR HUGO

Victor HUGO (1802-1885) 
Recueil : L'année terrible

1er janvier

Enfant, on vous dira plus tard que le grand-père
Vous adorait ; qu'il fit de son mieux sur la terre,
Qu'il eut fort peu de joie et beaucoup d'envieux,
Qu'au temps où vous étiez petits il était vieux,
Qu'il n'avait pas de mots bourrus ni d'airs moroses,
Et qu'il vous a quittés dans la saison des roses ;
Qu'il est mort, que c'était un bonhomme clément ;
Que, dans l'hiver fameux du grand bombardement,
Il traversait Paris tragique et plein d'épées,
Pour vous porter des tas de jouets, des poupées,
Et des pantins faisant mille gestes bouffons ;
Et vous serez pensifs sous les arbres profonds.

1er janvier 1871

A André Chénier

Recueil : Les contemplations

Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi. Tout jeune encor, tâchant de lire
Dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
J'habitais un parc sombre où jasaient des oiseaux,
Où des pleurs souriaient dans l'oeil bleu des pervenches ;
Un jour que je songeais seul au milieu des branches,
Un bouvreuil qui faisait le feuilleton du bois
M'a dit: -Il faut marcher à terre quelquefois.
-La nature est un peu moqueuse autour des hommes ;
-O poète, tes chants, ou ce qu'ainsi tu nommes,
-Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais.
-Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets.
-L'azur luit, quand parfois la gaîté le déchire ;
L'Olympe reste grand en éclatant de rire ;
-Ne crois pas que l'esprit du poëte descend
-Lorsque entre deux grands vers un mot passe en dansant.
-Ce n'est pas un pleureur que le vent en démence ;
-Le flot profond n'est pas un chanteur de romance ;
-Et la nature, au fond des siècles et des nuits,
-Accouplant Rabelais à Dante plein d'ennuis,
-Et l'Ugolin sinistre au Grandgousier difforme,
-Près de l'immense deuil montre le rire énorme.-

Recueil : Les contemplations

A celle qui est restée en France

I

Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange
Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d'ange,
Ouvre tes mains, et prends ce livre : il est à toi.

Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi,
Ce livre qui contient le spectre de ma vie,
Mes angoisses, mon aube, hélas ! de pleurs suivie,
L'ombre et son ouragan, la rose et son pistil,
Ce livre azuré, triste, orageux, d'où sort-il ?
D'où sort le blême éclair qui déchire la brume ?
Depuis quatre ans, j'habite un tourbillon d'écume ;
Ce livre en a jailli. Dieu dictait, j'écrivais ;
Car je suis paille au vent. Va ! dit l'esprit. Je vais.
Et, quand j'eus terminé ces pages, quand ce livre
Se mit à palpiter, à respirer, à vivre,
Une église des champs, que le lierre verdit,
Dont la tour sonne l'heure à mon néant, m'a dit :
Ton cantique est fini ; donne-le-moi, poëte.
- Je le réclame, a dit la forêt inquiète ;
Et le doux pré fleuri m'a dit : - Donne-le-moi.
La mer, en le voyant frémir, m'a dit : - Pourquoi
Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile !
- C'est à moi qu'appartient cet hymne, a dit l'étoile.
- Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents.
Et les oiseaux m'ont dit : - Vas-tu pas aux vivants
Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles ?
Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes ! -
Mais le vent n'aura point mon livre, ô cieux profonds !
Ni la sauvage mer, livrée aux noirs typhons,
Ouvrant et refermant ses flots, âpres embûches ;
Ni la verte forêt qu'emplit un bruit de ruches ;
Ni l'église où le temps fait tourner son compas ;
Le pré ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas,
L'oiseau ne l'aura pas, qu'il soit aigle ou colombe,
Les nids ne l'auront pas ; je le donne à la tombe.

II

Autrefois, quand septembre en larmes revenait,
Je partais, je quittais tout ce qui me connaît,
Je m'évadais ; Paris s'effaçait ; rien, personne !
J'allais, je n'étais plus qu'une ombre qui frissonne,
Je fuyais, seul, sans voir, sans penser, sans parler,
Sachant bien que j'irais où je devais aller ;
Hélas ! je n'aurais pu même dire : Je souffre !
Et, comme subissant l'attraction d'un gouffre,
Que le chemin fût beau, pluvieux, froid, mauvais,
J'ignorais, je marchais devant moi, j'arrivais.
Ô souvenirs ! ô forme horrible des collines !
Et, pendant que la mère et la soeur, orphelines,
Pleuraient dans la maison, je cherchais le lieu noir
Avec l'avidité morne du désespoir ;
Puis j'allais au champ triste à côté de l'église ;
Tête nue, à pas lents, les cheveux dans la bise,
L'oeil aux cieux, j'approchais ; l'accablement soutient ;
Les arbres murmuraient : C'est le père qui vient !
Les ronces écartaient leurs branches desséchées ;
Je marchais à travers les humbles croix penchées,
Disant je ne sais quels doux et funèbres mots ;
Et je m'agenouillais au milieu des rameaux
Sur la pierre qu'on voit blanche dans la verdure.
Pourquoi donc dormais-tu d'une façon si dure
Que tu n'entendais pas lorsque je t'appelais ?

Et les pêcheurs passaient en traînant leurs filets,
Et disaient : Qu'est-ce donc que cet homme qui songe ?
Et le jour, et le soir, et l'ombre qui s'allonge,
Et Vénus, qui pour moi jadis étincela,
Tout avait disparu que j'étais encor là.
J'étais là, suppliant celui qui nous exauce ;
J'adorais, je laissais tomber sur cette fosse,
Hélas ! où j'avais vu s'évanouir mes cieux,
Tout mon coeur goutte à goutte en pleurs silencieux ;
J'effeuillais de la sauge et de la clématite ;
Je me la rappelais quand elle était petite,
Quand elle m'apportait des lys et des jasmins,
Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains,
Gaie, et riant d'avoir de l'encre à ses doigts roses ;
Je respirais les fleurs sur cette cendre écloses,
Je fixais mon regard sur ces froids gazons verts,
Et par moments, ô Dieu, je voyais, à travers
La pierre du tombeau, comme une lueur d'âme !

Oui, jadis, quand cette heure en deuil qui me réclame
Tintait dans le ciel triste et dans mon coeur saignant,
Rien ne me retenait, et j'allais ; maintenant,
Hélas !... - Ô fleuve ! ô bois ! vallons dont je fus l'hôte,
Elle sait, n'est-ce pas ? que ce n'est pas ma faute
Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau,
Je ne suis pas allé prier sur son tombeau !

III

Ainsi, ce noir chemin que je faisais, ce marbre
Que je contemplais, pâle, adossé contre un arbre,
Ce tombeau sur lequel mes pieds pouvaient marcher,
La nuit, que je voyais lentement approcher,
Ces ifs, ce crépuscule avec ce cimetière,
Ces sanglots, qui du moins tombaient sur cette pierre,
Ô mon Dieu, tout cela, c'était donc du bonheur !

Dis, qu'as-tu fait pendant tout ce temps-là ? - Seigneur,
Qu'a-t-elle fait ? - Vois-tu la vie en vos demeures ?
A quelle horloge d'ombre as-tu compté les heures ?
As-tu sans bruit parfois poussé l'autre endormi ?
Et t'es-tu, m'attendant, réveillée à demi ?
T'es-tu, pâle, accoudée à l'obscure fenêtre
De l'infini, cherchant dans l'ombre à reconnaître
Un passant, à travers le noir cercueil mal joint,
Attentive, écoutant si tu n'entendais point
Quelqu'un marcher vers toi dans l'éternité sombre ?
Et t'es-tu recouchée ainsi qu'un mât qui sombre,
En disant : Qu'est-ce donc ? mon père ne vient pas !
Avez-vous tous les deux parlé de moi tout bas ?

Que de fois j'ai choisi, tout mouillés de rosée,
Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée !
Que de fois j'ai cueilli de l'aubépine en fleur !
Que de fois j'ai, là-bas, cherché la tour d'Harfleur,
Murmurant : C'est demain que je pars ! et, stupide,
Je calculais le vent et la voile rapide,
Puis ma main s'ouvrait triste, et je disais : Tout fuit !
Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit !
Oh ! que de fois, sentant qu'elle devait m'attendre,
J'ai pris ce que j'avais dans le coeur de plus tendre
Pour en charger quelqu'un qui passerait par là !

Lazare ouvrit les yeux quand Jésus l'appela ;
Quand je lui parle, hélas ! pourquoi les ferme-t-elle ?
Où serait donc le mal quand de l'ombre mortelle
L'amour violerait deux fois le noir secret,
Et quand, ce qu'un dieu fit, un père le ferait ?

IV

Que ce livre, du moins, obscur message, arrive,
Murmure, à ce silence, et, flot, à cette rive !
Qu'il y tombe, sanglot, soupir, larme d'amour !
Qu'il entre en ce sépulcre où sont entrés un jour
Le baiser, la jeunesse, et l'aube, et la rosée,
Et le rire adoré de la fraîche épousée,
Et la joie, et mon coeur, qui n'est pas ressorti !
Qu'il soit le cri d'espoir qui n'a jamais menti,
Le chant du deuil, la voix du pâle adieu qui pleure,
Le rêve dont on sent l'aile qui nous effleure !
Qu'elle dise : Quelqu'un est là ; j'entends du bruit !
Qu'il soit comme le pas de mon âme en sa nuit !

Ce livre, légion tournoyante et sans nombre
D'oiseaux blancs dans l'aurore et d'oiseaux noirs dans l'ombre,
Ce vol de souvenirs fuyant à l'horizon,
Cet essaim que je lâche au seuil de ma prison,
Je vous le confie, air, souffles, nuée, espace !
Que ce fauve océan qui me parle à voix basse,
Lui soit clément, l'épargne et le laisse passer !
Et que le vent ait soin de n'en rien disperser,
Et jusqu'au froid caveau fidèlement apporte
Ce don mystérieux de l'absent à la morte !

Ô Dieu ! puisqu'en effet, dans ces sombres feuillets,
Dans ces strophes qu'au fond de vos cieux je cueillais,
Dans ces chants murmurés comme un épithalame
Pendant que vous tourniez les pages de mon âme,
Puisque j'ai, dans ce livre, enregistré mes jours,
Mes maux, mes deuils, mes cris dans les problèmes sourds,
Mes amours, mes travaux, ma vie heure par heure ;
Puisque vous ne voulez pas encor que je meure,
Et qu'il faut bien pourtant que j'aille lui parler ;
Puisque je sens le vent de l'infini souffler
Sur ce livre qu'emplit l'orage et le mystère ;
Puisque j'ai versé là toutes vos ombres, terre,
Humanité, douleur, dont je suis le passant ;
Puisque de mon esprit, de mon coeur, de mon sang,
J'ai fait l'âcre parfum de ces versets funèbres,
Va-t'en, livre, à l'azur, à travers les ténèbres !
Fuis vers la brume où tout à pas lents est conduit !
Oui, qu'il vole à la fosse, à la tombe, à la nuit,
Comme une feuille d'arbre ou comme une âme d'homme !
Qu'il roule au gouffre où va tout ce que la voix nomme !
Qu'il tombe au plus profond du sépulcre hagard,
A côté d'elle, ô mort ! et que là, le regard,
Près de l'ange qui dort, lumineux et sublime,
Le voie épanoui, sombre fleur de l'abîme !

V

Ô doux commencements d'azur qui me trompiez,
Ô bonheurs ! je vous ai durement expiés !
J'ai le droit aujourd'hui d'être, quand la nuit tombe,
Un de ceux qui se font écouter de la tombe,
Et qui font, en parlant aux morts blêmes et seuls,
Remuer lentement les plis noirs des linceuls,
Et dont la parole, âpre ou tendre, émeut les pierres,
Les grains dans les sillons, les ombres dans les bières,
La vague et la nuée, et devient une voix
De la nature, ainsi que la rumeur des bois.
Car voilà, n'est-ce pas, tombeaux ? bien des années,
Que je marche au milieu des croix infortunées,
Échevelé parmi les ifs et les cyprès,
L'âme au bord de la nuit, et m'approchant tout près,
Et que je vais, courbé sur le cercueil austère,
Questionnant le plomb, les clous, le ver de terre
Qui pour moi sort des yeux de la tête de mort,
Le squelette qui rit, le squelette qui mord,
Les mains aux doigts noueux, les crânes, les poussières,
Et les os des genoux qui savent des prières !

Hélas ! j'ai fouillé tout. J'ai voulu voir le fond.
Pourquoi le mal en nous avec le bien se fond,
J'ai voulu le savoir. J'ai dit : Que faut-il croire ?
J'ai creusé la lumière, et l'aurore, et la gloire,
L'enfant joyeux, la vierge et sa chaste frayeur,
Et l'amour, et la vie, et l'âme, - fossoyeur.

Qu'ai-je appris ? J'ai, pensif , tout saisi sans rien prendre ;
J'ai vu beaucoup de nuit et fait beaucoup de cendre.
Qui sommes-nous ? que veut dire ce mot : Toujours ?
J'ai tout enseveli, songes, espoirs, amours,
Dans la fosse que j'ai creusée en ma poitrine.
Qui donc a la science ? où donc est la doctrine ?
Oh ! que ne suis-je encor le rêveur d'autrefois,
Qui s'égarait dans l'herbe, et les prés, et les bois,
Qui marchait souriant, le soir, quand le ciel brille,
Tenant la main petite et blanche de sa fille,
Et qui, joyeux, laissant luire le firmament,
Laissant l'enfant parler, se sentait lentement
Emplir de cet azur et de cette innocence !

Entre Dieu qui flamboie et l'ange qui l'encense,
J'ai vécu, j'ai lutté, sans crainte, sans remord.
Puis ma porte soudain s'ouvrit devant la mort,
Cette visite brusque et terrible de l'ombre.
Tu passes en laissant le vide et le décombre,
Ô spectre ! tu saisis mon ange et tu frappas.
Un tombeau fut dès lors le but de tous mes pas.

VI

Je ne puis plus reprendre aujourd'hui dans la plaine
Mon sentier d'autrefois qui descend vers la Seine ;
Je ne puis plus aller où j'allais ; je ne puis,
Pareil à la laveuse assise au bord du puits,
Que m'accouder au mur de l'éternel abîme ;
Paris m'est éclipsé par l'énorme Solime ;
La haute Notre-Dame à présent, qui me luit,
C'est l'ombre ayant deux tours, le silence et la nuit,
Et laissant des clartés trouer ses fatals voiles ;
Et je vois sur mon front un panthéon d'étoiles ;
Si j'appelle Rouen, Villequier, Caudebec,
Toute l'ombre me crie : Horeb, Cédron, Balbeck !
Et, si je pars, m'arrête à la première lieue,
Et me dit: Tourne-toi vers l'immensité bleue !
Et me dit : Les chemins où tu marchais sont clos.
Penche-toi sur les nuits, sur les vents, sur les flots !
A quoi penses-tu donc ? que fais-tu, solitaire ?
Crois-tu donc sous tes pieds avoir encor la terre ?
Où vas-tu de la sorte et machinalement ?
Ô songeur ! penche-toi sur l'être et l'élément !
Écoute la rumeur des âmes dans les ondes !
Contemple, s'il te faut de la cendre, les mondes ;
Cherche au moins la poussière immense, si tu veux
Mêler de la poussière à tes sombres cheveux,
Et regarde, en dehors de ton propre martyre,
Le grand néant, si c'est le néant qui t'attire !
Sois tout à ces soleils où tu remonteras !
Laisse là ton vil coin de terre. Tends les bras,
Ô proscrit de l'azur, vers les astres patries !
Revois-y refleurir tes aurores flétries ;
Deviens le grand oeil fixe ouvert sur le grand tout.
Penche-toi sur l'énigme où l'être se dissout,
Sur tout ce qui naît, vit, marche, s'éteint, succombe,
Sur tout le genre humain et sur toute la tombe !

Mais mon coeur toujours saigne et du même côté.
C'est en vain que les cieux, les nuits, l'éternité,
Veulent distraire une âme et calmer un atome.
Tout l'éblouissement des lumières du dôme
M'ôte-t-il une larme ? Ah ! l'étendue a beau
Me parler, me montrer l'universel tombeau,
Les soirs sereins, les bois rêveurs, la lune amie ;
J'écoute, et je reviens à la douce endormie.

VII

Des fleurs ! oh ! si j'avais des fleurs ! si Je pouvais
Aller semer des lys sur ces deux froids chevets !
Si je pouvais couvrir de fleurs mon ange pâle !
Les fleurs sont l'or, l'azur, l'émeraude, l'opale !
Le cercueil au milieu des fleurs veut se coucher ;
Les fleurs aiment la mort, et Dieu les fait toucher
Par leur racine aux os, par leur parfum aux âmes !
Puisque je ne le puis, aux lieux que nous aimâmes,
Puisque Dieu ne veut pas nous laisser revenir,
Puisqu'il nous fait lâcher ce qu'on croyait tenir,
Puisque le froid destin, dans ma geôle profonde,
Sur la première porte en scelle une seconde,
Et, sur le père triste et sur l'enfant qui dort,
Ferme l'exil après avoir fermé la mort,
Puisqu'il est impossible à présent que je jette
Même un brin de bruyère à sa fosse muette,
C'est bien le moins qu'elle ait mon âme, n'est-ce pas ?
Ô vent noir dont j'entends sur mon plafond le pas !
Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle !
Mers, nuits ! et je l'ai mise en ce livre pour elle !

Prends ce livre ; et dis-toi : Ceci vient du vivant
Que nous avons laissé derrière nous, rêvant.
Prends. Et, quoique de loin, reconnais ma voix, âme !
Oh ! ta cendre est le lit de mon reste de flamme ;
Ta tombe est mon espoir, ma charité, ma foi ;
Ton linceul toujours flotte entre la vie et moi.
Prends ce livre, et fais-en sortir un divin psaume !
Qu'entre tes vagues mains il devienne fantôme !
Qu'il blanchisse, pareil à l'aube qui pâlit,
A mesure que l'oeil de mon ange le lit,
Et qu'il s'évanouisse, et flotte, et disparaisse,
Ainsi qu'un âtre obscur qu'un souffle errant caresse,
Ainsi qu'une lueur qu'on voit passer le soir,
Ainsi qu'un tourbillon de feu de l'encensoir,
Et que, sous ton regard éblouissant et sombre,
Chaque page s'en aille en étoiles dans l'ombre !

VIII

Oh ! quoi que nous fassions et quoi que nous disions,
Soit que notre âme plane au vent des visions,
Soit qu'elle se cramponne à l'argile natale,
Toujours nous arrivons à ta grotte fatale,
Gethsémani ! qu'éclaire une vague lueur !
Ô rocher de l'étrange et funèbre sueur !
Cave où l'esprit combat le destin ! ouverture
Sur les profonds effrois de la sombre nature !
Antre d'où le lion sort rêveur, en voyant
Quelqu'un de plus sinistre et de plus effrayant,
La douleur, entrer, pâle, amère, échevelée !
Ô chute ! asile ! ô seuil de la trouble vallée
D'où nous apercevons nos ans fuyants et courts,
Nos propres pas marqués dans la fange des jours,
L'échelle où le mal pèse et monte, spectre louche,
L'âpre frémissement de la palme farouche,
Les degrés noirs tirant en bas les blancs degrés,
Et les frissons aux fronts des anges effarés !

Toujours nous arrivons à cette solitude,
Et, là, nous nous taisons, sentant la plénitude !

Paix à l'ombre ! Dormez ! dormez ! dormez ! dormez !
Êtres, groupes confus lentement transformés !
Dormez, les champs ! dormez, les fleurs ! dormez, les tombes !
Toits, murs, seuils des maisons, pierres des catacombes,
Feuilles au fond des bois, plumes au fond des nids,
Dormez ! dormez, brins d'herbe, et dormez, infinis !
Calmez-vous, forêt, chêne, érable, frêne, yeuse !
Silence sur la grande horreur religieuse,
Sur l'océan qui lutte et qui ronge son mors,
Et sur l'apaisement insondable des morts !
Paix à l'obscurité muette et redoutée,
Paix au doute effrayant, à l'immense ombre athée,
A toi, nature, cercle et centre, âme et milieu,
Fourmillement de tout, solitude de Dieu !
Ô générations aux brumeuses haleines,
Reposez-vous ! pas noirs qui marchez dans les plaines !
Dormez, vous qui saignez ; dormez, vous qui pleurez !
Douleurs, douleurs, douleurs, fermez vos yeux sacrés !
Tout est religion et rien n'est imposture.
Que sur toute existence et toute créature,
Vivant du souffle humain ou du souffle animal,
Debout au seuil du bien, croulante au bord du mal,
Tendre ou farouche, immonde ou splendide, humble ou grande,
La vaste paix des cieux de toutes parts descende !
Que les enfers dormants rêvent les paradis !
Assoupissez-vous, flots, mers, vents, âmes, tandis
Qu'assis sur la montagne en présence de l'Être,
Précipice où l'on voit pêle-mêle apparaître
Les créations, l'astre et l'homme, les essieux
De ces chars de soleil que nous nommons les cieux,
Les globes, fruits vermeils des divines ramées,
Les comètes d'argent dans un champ noir semées,
Larmes blanches du drap mortuaire des nuits,
Les chaos, les hivers, ces lugubres ennuis,
Pâle, ivre d'ignorance, ébloui de ténèbres,
Voyant dans l'infini s'écrire des algèbres,
Le contemplateur, triste et meurtri, mais serein,
Mesure le problème aux murailles d'airain,
Cherche à distinguer l'aube à travers les prodiges,
Se penche, frémissant, au puits des grands vertiges,
Suit de l'oeil des blancheurs qui passent, alcyons,
Et regarde, pensif, s'étoiler de rayons,
De clartés, de lueurs, vaguement enflammées,
Le gouffre monstrueux plein d'énormes fumées.

 

 

18:39 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : victor hugo, poésies, poèmes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/03/2009

LE COMMERCE DE LA PORCELAINE

LE FASTE DES THEIERES

Née pour satisfaire le désir de luxe de la noblesse chinoise, la porcelaine est devenue le matériel priviligié pour les services à thé.

Riches de talent et d'expérience, les Chinois ont amené la céramique émaillée à des niveaux d'extrême raffinement. La demande de vaisselle précieuse, de la part de l'aristocratie, avait poussé les artisans à expérimenter de nouvelles pâtes et de nouvelles méthodes de fabrication. Aux progrès techniques s'ajoutaient des avancées esthétiques, fruits d'une recherche constante de formes et de décorations élégantes. Le thé stimulait le progrès. C'était une occasion de plaisirs conviviaux et il permettait aux familles nobles de faire étalage de leurs théières coûteuses et exclusives.

UN ARTICLE DE LUXE

Certains se faisaient faire un service à thé en jade. Cette pierre semi-précieuse à un rôle important dans l'histoire de l'art chinois. Autrefois, on l'utilisait pour produire des petits objets manufacturés, des amulettes, des boucles et des ornements divers. Il fallait cependant un gros bloc de cette pierre semi-précieuse et toute l'habileté d'un sculpteur graveur pour fabriquer une théière. Peu de personnes pouvaient se le permettre. La céramique Céladon a été un bon succédané. Revêtue d'un émail contenant des oxydes métalliques, elle imitait le vert lumineux du jade, ans pour autant avoir la qualité plastique des matières sculptées.

LA PORCELAINE

Les chinois étaient à la recherhe d'un matériel peu coûteux, facilement malléable, qui aurait permis de créer des formes élaborées mais qui ne devait pas perdre en définition au cours de la cuisson. Un mélange de quartz, d'argile, de feldspath et de kaolin a résolu leurs problèmes, il s'agit de la pâte de porcelaine. Au début du deuxième millénaire après J-C, la Chine produisait de la vaisselle d'une qualité que l'Europe n'aurait égalée qu'au XVIIIe siècle.

C'est Marco Polo (1254-1324) qui témoigna des progrès de l'artisanat oriental en revenant de son célèbre voyage chargé d'objets manufacturés en céramique.

COMMERCE ET RELIGION

Les merveilles de la porcelaine chinoise sont connues en Occident depuis le XVIe siècle et le XVIIe siècle, période à laquelle les marchands européens ont commencé à faire l'aller-retour entre le vieux continent et l'Asie orientale. Les Japonais les ont précédés pour absorber la culture céramique du gand Empire Continental.

 

LA PATRIE DE LA THEIERE

La culture du thé est inséparable de l'histoire de ses récipients nées en Chine, les théières sont encore aujourd'hui le symbole par excellence du thé.

Les légendes sur le thé font remonter sa naissance à la nuit des temps. Mythes à part, le premier à avoir lancer la tradition millénaire de la boisson doit s'ête servi d'un récipient quelconque. L'analyse de très anciennes terres cuites chinoises a permis d'établir qu'on utilisait des vanses ordinaires employés pour contenir des aliments ou des liquides. On y versait l'eau bouillante avec des feuilles de thé et, lorsque l'infusion était prête, on la servait dans des bois ordinaires.

Des objets Exclusifs

Des monastères, où il était initialement utilisé comme herbe curative, le thé s'est répandu au patriciat Chinois, la seule classe sociale qui pouvait se permettre de l'acheter. Les nobles de l'époque aimaient vivre dans le luxe et montrer leur précieuse vaisselle. Il s'agissait d'objets manufacturés qui, contrairement aux objets grossiers et pratiques utilisés par le peuple, étaient très soignés dans la forme et ornés de dessins ou de figures en relief. Les aristocrates ne se contentaient donc pas de boire du thé dans de simples bols ni de le préparer dans des vases ordinaires. Ils voulaient que les céramistes modèlent des récipients spéciaux, réservés à ce type de boisson.

Une belle invention

Ce besoin aristocratique de distinction est à l'origine des services à thé. Crée à l'époque de la dynastie impériale Tang (618-907 après J-C), la porcelaine a donné une impulsion à cet art. Sa pâte permet d'obtenir des effets plastiques impossibles à égaler avec de la céramique ordinaire. De plus, elle a une candeur et une luminosité qui n'a pas d'égal. Elle donne de la lumière aux décorations et elle confère une apparence raffinée à des objets d'usage quotidien. Les théières fabriquées dans le pays du Soleil Levant à partir du XVIIe sièce sont d'une délicatesse et d'un raffinement extrêmes, contrairement à la vaisselle à usage ordinaire.

 LES THEIERES EN EUROPE

LE RECIPIENT POUR L INFUSION EST ARRIVE EN OCCIDENT AVEC LE THE .L' extraordinaire beauté de la vaisselle chinoise a pousse les artisans européens à fabriquer des porcelaine à leur compte.

Les européens connaissent les merveilles de la poecelaine chinoise depuis le XVIIe siècle, lorsque la Compagnie hollandaise des Indes orientales a commencé à transporter de la vaisselle dans ses bateaux qui faisaient la navette entre l'Asie et le vieux continent. La relative légèreté des caisses qui contenaient les feuilles travaillées donnait des problèmes de stabilité aux embarcations. Il fallait donc les alourdir et la porcelaine a joué ce rôle à merveille.

LE RETARD EUROPEEN

L'infusion et la théière sont arrivées en Occident à la même période. Elles ont été achetées par les mêmes personnes, c'est-à-dire les classes aisées. Le succès de vente de ces produits manufacturés a impresionné les fabricants de vaisselle européens qui, pour la plupart, produisaient des objets d'usage commun, aux formes simples et pauvres d'ornements. Les articles de luxe (les plats d'apparat par exemple) existaient déjà depuis des siècles. Mais ils étaient fait en céramique, un matériel de qualité inférieure à la porcelaine.

DECOUVERTE EN ALLEMAGNE

Un retard de sept siècles séparait les céramistes européens de leurs collègues orientaux. il afallu une infinité de tentatives pour découvrir ce que les Chinois connaissaient depuis la fin du premier millénaire : la formule de la pâte de porcelaine. La découverte a eu lieu en Allemagne au début du XVIIIe siecle naissait de la rencontre entre les goûts raffinés de l'aristocratie et l'excellence des artisans qui modelaient et décoraient les objets.

LES TEMPS CHANGENT

La partie européenne de la théière est sans aucun doute l'Angleterre. Il ne pouvait en être autrement, étant donné l'extraordinaire augmentation des consommations de thé enregistrée dans ce pays. Des fabricants comme Josiah Wedgwood (1730-1795), l'inventeur du Jasperware, ont utilisé des processus de fabrication novateurs pour créer des formes, des tons et des ornements à la grâce singulière. Citons également les services en argent, fastueux mais peu pratiques, qui ont toutefois trouvé des acheteurs disposés à payer un prix très élevé.

L ART DE LA THEIERE

EN PARTANT DES LIEUX SACRES ET EN ARRIVANT DANS LES DEMEURES DE L ARISTOCRATIE LES SERVICES A THE SE SONT TRANSFORMES D OBJETS A USAGE RITUEL EN OBJETS MANUFACTURES PRECIEUX ET ELEGANTS

La bouilloire, la théière e les tasses forment depuis des siècles le trio indispensable pour savourer le thé comme il se doit. Grâce à leur résistance, à leur légèreté et à leur conductibilité thermique, les terres cuites ont été privilégiées par les fabricants de services à thé. Depuis que l'artisanat de la céramique existe, les artisants ont toujours voulu se dépasser en favorisant la recherche afin de s'améliorer e td'innover.

L EVENEMENT DE LA PORCELAINE

La voie du progrès a été parcourue en même temps que celle de la beauté. En effet, l'histoire de la culture chinoise montre que la céramique n'était pas à la traîne derrière la peinture et la sculpture. Au contraire elle était leur compagnon de route et dans certains cas elle les a précédées. L'évènement de la porcelaine a été crucial, car il a permis de réaliser des formes et des décorations à l'impact esthétique considérable. Pendant des siècles, seule l'aristocratie a pu en bénéficier étant donné qu'il s'agissait d'un produit de luxe.

UN SIGNE DE DISTINCTION

 Arrivée au Japon à la fin du XVe siècle, la porcelaine est restée un produit d'élite. On pourrait même affirmer que les sommets de la pyramide sociale nipponne l'ont utilisée pour marquer leur supériorité par rapport aux classes inférieures. Même le chanoyu, le rituel du thé codifié par Sen Rikyu (1521-1591), semble une formule ésotérique destinée à peu d'élus.

 

 

 

DANS LA CALE DES NAVIRES MARCHANDS VOYAGEAIENT NON SEULEMENT LE THE MAIS EGALEMENT LA VAISSELLE ACHETEE EN CHINE. L'IMPORTATION DE CES OBJETS MANUFACTURES A DONNE UNE IMPULSION A LA MANUFACTURE DE CERAMIQUE ANGLAISE.

Bien que les navires marchands étaitent bondés de caisses, le thé en feuilles sèchées reprédentait un chargement trop léger pour la stabilité des embarcations. Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle on a palié à ce problème en alourdissant les cales avec des objets en céramique achetés en Asie et revendus en Europs. Les importations étaient assez considérables pour maintenir abordable le prix au détail de la vaisselle. Voilà pourquoi les porcelaines chinoises étaient très répandues et appréciées par le Vieux continent.

UN GRAND SUCCES COMMERCIAL

Si l'on considère le nombre d'expéditions intercontinentales et le volume des marchandises transportées, on estime qu'au XVIIIe siècle environ 200 millions de pièces de céramique ont été importées de Chine. Il s'agissait, pour la plupart, de services à thé qui allaient orner les tables des familles anglaises aisées. La beauté de ces objets manufactués donnait envie de les exhiber et de les utiliser pour toutes les occasions possibles. Ceci a contribué à enraciner l'habitude de la consommation d ela boissson exotique et a consolidé le rite du thé de l'après-midi.

PROFITS POUR TOUS

Les artisans asiatiques ont été les premiers à tirer profits des développements du marché britannique de porcelaines chinoises. Des retombées économiques positives ont ensuite touché l'Angleterre. En effetn ce nouveau commerce a alimenté un réseau de vente local et, évènement plus important, il a porté l'industrie de la céramique nationale à créer ses processus de production. La beauté et la qualité des objets manufacturés exotiques ont poussé non seulement à améliorer les fabrications mais également à diversifier les produits locaux.

L'INTUITION DE WEDGWOOD

Confrontés à l'incomparable grâce de la porcelaine chinoise qui, par ailleurs, vantait une histoire millénaire, les fabricants anglais ne se sont pas découragés. Certains d'entre eux, comme Josiah Wedgwook (1730-1795), ont eu la sagesse d'éviter la route difficile de l'imitation et ont tracé leur propre route. Conquis par le goût néo-classique, Wedgwook a repris les formes et les décorations de la céramique ancienne pour réaliser des créations modernes. 

10:41 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thieres, porcelaine, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

CEREMONIE DU THE

LA CEREMONIE DU THE

* AVANT DE COMMENCER, LE MAITRE DE MAISON NETTOIE LES OBJETS DU RITUEL AVEC UN MOUCHOIR ROUGE SPECIFIQUE

LE MOUCHOIR ROUGE QUE L ON APPELLE FUKASA, A UNE SIGNIFICATION PARTICULIERE CAR IL SERT A PURIFIER LES OBJETS EET NON PAS SIMPLEMENT A LES NETTOYER

LES TASSES POUR BOIRE LE THE AU COURS DE LA CEREMONIE JAPONAISE S APPELENT CHAVAN ET SON ARRONDIES. ELLES TIENNENT DANS LA PAUME DE LA MAIN

L'HOTE FAIT SONNER LE GONG SEPT FOIS POUR INDIQUER QUE LA CEREMONIE PRINCIPALE EST SUR LE POINT DE COMMENCER

LORSQUE QUE LE THE EST PRET, L INVITE LE PLUS IMPORTANT COMMENCE A LE BOIRE, PUIS IL LE PASSE AUX AUTRES INVITES

OBJETS NECESSAIRES :

Les instruments principaux utilisés au cours de la cérémonie sont de vrais objets d'art, presque sacrés.

MIZUSASHI : récipient d'eau fraîche pour la bouilloire

CHASEN : fouet en bambou qui sert à mélanger le thé

NATSUME : récipient de thé vert en feuilles

CHASHAKU : cuillère en bambou pour prélever le thé

FUROGAMA : bouilloire en fonte

CHAVAN : tasse pour boire le thé

HISHAKU : louche en bambou pour verser l'eau dans le thé

FUKASA : mouchoir rouge pour nettoyer les objets rituel.

Dans les pays du Soleil Levant, boire du thé a un sens profond, presque religieux. C'est pour cela que le rituel de la cérémonie du thé existe.

On célèbre ce rite pour se retrouver soi-même et retrouver la paix intérieure. Symboliquement, d'après les Japonais il sert à se détacher de la vie pour rechercher une autre dimension. Toute la cérémonie peut sembler trop formelle et complexe, mais pur les Japonnais la formalité et le cérémonial sont fondamentaux dans les rapports interpersonnels. Différentes écoles enseignent ce rituel, mais presque toutes ont en commun les mêmes rites. Le rituel dure environ quatre heures. Cependant, on pratique souvent l'Usucha, qui demande au maximum une heure. Au cours de la première partie de la cérémonie, un repas léger composé de sept plats est servi.

LE RITUEL

Les invités, qui doivent être au maximum cinq, se réunissent dans la salle d'attente, où leur hôte les rejoint pour les conduire jusqu'à la salle de thé. En entrant dans la pièce, chaque invité s'agenouille et fait une révérence respectueuse. Dès que tous les invités ont terminé, ils prennent place. L'invité le plus important est le premier à s'installer près de l'hôte. Après avoir échangé des civilités, un repas léger, qui se termine par des gâteaux, est servi. Sur invitation de leur hôte, les invités se retirent et attendent sur un banc à l'extérieur.

PREPARATION

Avant de commencer, le maître de maison, qui s'est retiré dans une pièce réservée à la préparation du thé, sèche la boîte à thé et la louche ave un linge particulier que l'on appelle fukasa. Il lave le fouet dans le bol de thé qui contient de l'eau chaude prise dans la bouilloire avec une louche. Ensuite, il vide le bol, en versant de l'eau dans le récipient vide et il le sèche avec un chakin, un morceau de toile de lin. Il prend dans la boîte à thé trois cuillères pleines par invité. Il prémève une louche d'eau chaude de la bouilloire et il verse environ un tiers dans le bol puis il remet le reste dans la bouilloire et il verse environ un tiers dans le bol puis il remet le reste dans la bouilloire. Pour finir, il mélange le thé avec un fouet jusqu'à ce qu'il s'épaississe et devienne comme une purée de petits pois aussi bien au niveau de la consistance que de la couleur. Ce thé ainsi préparé s'appelle Koicha.

L'hôte dépose ensuite le bol à sa place, près du foyer ou du brasero et l'invité le plus important s'approche à genoux pour le prendre. Il fait la révérence devant les autres invités et met le bol sur la paume de sa main gauche en tenant un côté avec la main droite. Après avoir bu une gorgée, il nettoie l'endroit où il a posé ses lèvres avec le kaishi et passe le bol au second invité, qui boit et sèche la tasse la même manière. Le bol passe ensuite au troisième invité puis au quatrième et au cinquième afin que chacun puisse goûter le thé. Lorsque le dernier invité a fini, il donne le bol au premier, qui le rend à l'hôte.

fin.....

 

 

10:20 Écrit par NATY dans CEREMONIE DU THE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ceremonie du thé, le the | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook