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01/03/2009

LE COMMERCE DE LA PORCELAINE

LE FASTE DES THEIERES

Née pour satisfaire le désir de luxe de la noblesse chinoise, la porcelaine est devenue le matériel priviligié pour les services à thé.

Riches de talent et d'expérience, les Chinois ont amené la céramique émaillée à des niveaux d'extrême raffinement. La demande de vaisselle précieuse, de la part de l'aristocratie, avait poussé les artisans à expérimenter de nouvelles pâtes et de nouvelles méthodes de fabrication. Aux progrès techniques s'ajoutaient des avancées esthétiques, fruits d'une recherche constante de formes et de décorations élégantes. Le thé stimulait le progrès. C'était une occasion de plaisirs conviviaux et il permettait aux familles nobles de faire étalage de leurs théières coûteuses et exclusives.

UN ARTICLE DE LUXE

Certains se faisaient faire un service à thé en jade. Cette pierre semi-précieuse à un rôle important dans l'histoire de l'art chinois. Autrefois, on l'utilisait pour produire des petits objets manufacturés, des amulettes, des boucles et des ornements divers. Il fallait cependant un gros bloc de cette pierre semi-précieuse et toute l'habileté d'un sculpteur graveur pour fabriquer une théière. Peu de personnes pouvaient se le permettre. La céramique Céladon a été un bon succédané. Revêtue d'un émail contenant des oxydes métalliques, elle imitait le vert lumineux du jade, ans pour autant avoir la qualité plastique des matières sculptées.

LA PORCELAINE

Les chinois étaient à la recherhe d'un matériel peu coûteux, facilement malléable, qui aurait permis de créer des formes élaborées mais qui ne devait pas perdre en définition au cours de la cuisson. Un mélange de quartz, d'argile, de feldspath et de kaolin a résolu leurs problèmes, il s'agit de la pâte de porcelaine. Au début du deuxième millénaire après J-C, la Chine produisait de la vaisselle d'une qualité que l'Europe n'aurait égalée qu'au XVIIIe siècle.

C'est Marco Polo (1254-1324) qui témoigna des progrès de l'artisanat oriental en revenant de son célèbre voyage chargé d'objets manufacturés en céramique.

COMMERCE ET RELIGION

Les merveilles de la porcelaine chinoise sont connues en Occident depuis le XVIe siècle et le XVIIe siècle, période à laquelle les marchands européens ont commencé à faire l'aller-retour entre le vieux continent et l'Asie orientale. Les Japonais les ont précédés pour absorber la culture céramique du gand Empire Continental.

 

LA PATRIE DE LA THEIERE

La culture du thé est inséparable de l'histoire de ses récipients nées en Chine, les théières sont encore aujourd'hui le symbole par excellence du thé.

Les légendes sur le thé font remonter sa naissance à la nuit des temps. Mythes à part, le premier à avoir lancer la tradition millénaire de la boisson doit s'ête servi d'un récipient quelconque. L'analyse de très anciennes terres cuites chinoises a permis d'établir qu'on utilisait des vanses ordinaires employés pour contenir des aliments ou des liquides. On y versait l'eau bouillante avec des feuilles de thé et, lorsque l'infusion était prête, on la servait dans des bois ordinaires.

Des objets Exclusifs

Des monastères, où il était initialement utilisé comme herbe curative, le thé s'est répandu au patriciat Chinois, la seule classe sociale qui pouvait se permettre de l'acheter. Les nobles de l'époque aimaient vivre dans le luxe et montrer leur précieuse vaisselle. Il s'agissait d'objets manufacturés qui, contrairement aux objets grossiers et pratiques utilisés par le peuple, étaient très soignés dans la forme et ornés de dessins ou de figures en relief. Les aristocrates ne se contentaient donc pas de boire du thé dans de simples bols ni de le préparer dans des vases ordinaires. Ils voulaient que les céramistes modèlent des récipients spéciaux, réservés à ce type de boisson.

Une belle invention

Ce besoin aristocratique de distinction est à l'origine des services à thé. Crée à l'époque de la dynastie impériale Tang (618-907 après J-C), la porcelaine a donné une impulsion à cet art. Sa pâte permet d'obtenir des effets plastiques impossibles à égaler avec de la céramique ordinaire. De plus, elle a une candeur et une luminosité qui n'a pas d'égal. Elle donne de la lumière aux décorations et elle confère une apparence raffinée à des objets d'usage quotidien. Les théières fabriquées dans le pays du Soleil Levant à partir du XVIIe sièce sont d'une délicatesse et d'un raffinement extrêmes, contrairement à la vaisselle à usage ordinaire.

 LES THEIERES EN EUROPE

LE RECIPIENT POUR L INFUSION EST ARRIVE EN OCCIDENT AVEC LE THE .L' extraordinaire beauté de la vaisselle chinoise a pousse les artisans européens à fabriquer des porcelaine à leur compte.

Les européens connaissent les merveilles de la poecelaine chinoise depuis le XVIIe siècle, lorsque la Compagnie hollandaise des Indes orientales a commencé à transporter de la vaisselle dans ses bateaux qui faisaient la navette entre l'Asie et le vieux continent. La relative légèreté des caisses qui contenaient les feuilles travaillées donnait des problèmes de stabilité aux embarcations. Il fallait donc les alourdir et la porcelaine a joué ce rôle à merveille.

LE RETARD EUROPEEN

L'infusion et la théière sont arrivées en Occident à la même période. Elles ont été achetées par les mêmes personnes, c'est-à-dire les classes aisées. Le succès de vente de ces produits manufacturés a impresionné les fabricants de vaisselle européens qui, pour la plupart, produisaient des objets d'usage commun, aux formes simples et pauvres d'ornements. Les articles de luxe (les plats d'apparat par exemple) existaient déjà depuis des siècles. Mais ils étaient fait en céramique, un matériel de qualité inférieure à la porcelaine.

DECOUVERTE EN ALLEMAGNE

Un retard de sept siècles séparait les céramistes européens de leurs collègues orientaux. il afallu une infinité de tentatives pour découvrir ce que les Chinois connaissaient depuis la fin du premier millénaire : la formule de la pâte de porcelaine. La découverte a eu lieu en Allemagne au début du XVIIIe siecle naissait de la rencontre entre les goûts raffinés de l'aristocratie et l'excellence des artisans qui modelaient et décoraient les objets.

LES TEMPS CHANGENT

La partie européenne de la théière est sans aucun doute l'Angleterre. Il ne pouvait en être autrement, étant donné l'extraordinaire augmentation des consommations de thé enregistrée dans ce pays. Des fabricants comme Josiah Wedgwood (1730-1795), l'inventeur du Jasperware, ont utilisé des processus de fabrication novateurs pour créer des formes, des tons et des ornements à la grâce singulière. Citons également les services en argent, fastueux mais peu pratiques, qui ont toutefois trouvé des acheteurs disposés à payer un prix très élevé.

L ART DE LA THEIERE

EN PARTANT DES LIEUX SACRES ET EN ARRIVANT DANS LES DEMEURES DE L ARISTOCRATIE LES SERVICES A THE SE SONT TRANSFORMES D OBJETS A USAGE RITUEL EN OBJETS MANUFACTURES PRECIEUX ET ELEGANTS

La bouilloire, la théière e les tasses forment depuis des siècles le trio indispensable pour savourer le thé comme il se doit. Grâce à leur résistance, à leur légèreté et à leur conductibilité thermique, les terres cuites ont été privilégiées par les fabricants de services à thé. Depuis que l'artisanat de la céramique existe, les artisants ont toujours voulu se dépasser en favorisant la recherche afin de s'améliorer e td'innover.

L EVENEMENT DE LA PORCELAINE

La voie du progrès a été parcourue en même temps que celle de la beauté. En effet, l'histoire de la culture chinoise montre que la céramique n'était pas à la traîne derrière la peinture et la sculpture. Au contraire elle était leur compagnon de route et dans certains cas elle les a précédées. L'évènement de la porcelaine a été crucial, car il a permis de réaliser des formes et des décorations à l'impact esthétique considérable. Pendant des siècles, seule l'aristocratie a pu en bénéficier étant donné qu'il s'agissait d'un produit de luxe.

UN SIGNE DE DISTINCTION

 Arrivée au Japon à la fin du XVe siècle, la porcelaine est restée un produit d'élite. On pourrait même affirmer que les sommets de la pyramide sociale nipponne l'ont utilisée pour marquer leur supériorité par rapport aux classes inférieures. Même le chanoyu, le rituel du thé codifié par Sen Rikyu (1521-1591), semble une formule ésotérique destinée à peu d'élus.

 

 

 

DANS LA CALE DES NAVIRES MARCHANDS VOYAGEAIENT NON SEULEMENT LE THE MAIS EGALEMENT LA VAISSELLE ACHETEE EN CHINE. L'IMPORTATION DE CES OBJETS MANUFACTURES A DONNE UNE IMPULSION A LA MANUFACTURE DE CERAMIQUE ANGLAISE.

Bien que les navires marchands étaitent bondés de caisses, le thé en feuilles sèchées reprédentait un chargement trop léger pour la stabilité des embarcations. Dès la deuxième moitié du XVIIe siècle on a palié à ce problème en alourdissant les cales avec des objets en céramique achetés en Asie et revendus en Europs. Les importations étaient assez considérables pour maintenir abordable le prix au détail de la vaisselle. Voilà pourquoi les porcelaines chinoises étaient très répandues et appréciées par le Vieux continent.

UN GRAND SUCCES COMMERCIAL

Si l'on considère le nombre d'expéditions intercontinentales et le volume des marchandises transportées, on estime qu'au XVIIIe siècle environ 200 millions de pièces de céramique ont été importées de Chine. Il s'agissait, pour la plupart, de services à thé qui allaient orner les tables des familles anglaises aisées. La beauté de ces objets manufactués donnait envie de les exhiber et de les utiliser pour toutes les occasions possibles. Ceci a contribué à enraciner l'habitude de la consommation d ela boissson exotique et a consolidé le rite du thé de l'après-midi.

PROFITS POUR TOUS

Les artisans asiatiques ont été les premiers à tirer profits des développements du marché britannique de porcelaines chinoises. Des retombées économiques positives ont ensuite touché l'Angleterre. En effetn ce nouveau commerce a alimenté un réseau de vente local et, évènement plus important, il a porté l'industrie de la céramique nationale à créer ses processus de production. La beauté et la qualité des objets manufacturés exotiques ont poussé non seulement à améliorer les fabrications mais également à diversifier les produits locaux.

L'INTUITION DE WEDGWOOD

Confrontés à l'incomparable grâce de la porcelaine chinoise qui, par ailleurs, vantait une histoire millénaire, les fabricants anglais ne se sont pas découragés. Certains d'entre eux, comme Josiah Wedgwook (1730-1795), ont eu la sagesse d'éviter la route difficile de l'imitation et ont tracé leur propre route. Conquis par le goût néo-classique, Wedgwook a repris les formes et les décorations de la céramique ancienne pour réaliser des créations modernes. 

10:41 Écrit par NATY | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thieres, porcelaine, histoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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